samedi 21 octobre 2017

Tourisme en Sud-Vienne : entre espoir et menaces

http://www.jeanmichelclement.com
20 octobre 2017

Commentaire :  que de similitudes entre le Sud Vienne et le Sud Haute Marne jusqu'au comportement dit roi nègre de la majorité des élus (es), complices des missionnaires éoliens dans leur industrialisation à grands coups de pales forcés de ces territoires.
LA RÉSISTANCE EN MARCHE 

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Jeudi 12 octobre, la presse quotidienne régionale, en partenariat avec le Conseil départemental, a récompensé les acteurs touristiques qui se sont faits remarquer en 2017.

Rien d’étonnant que d’y retrouver les porteurs de projet soutenus par ce même Conseil départemental, l’autopromotion est aussi une forme de publicité bien connue : Vieux Cormenier à Champniers ou Roc aux Sorciers à Angles-sur-l’Anglin par exemple. Mais, autre fait remarquable, la quasi-totalité des lauréats ont initié leurs projets dans la circonscription ! Jugez en plutôt : un gîte au moulin de Chaume à Champagné-St-Hilaire, un festival de musique à Civray « Le Fil du Son », la réhabilitation de l’Abbaye de la Réau à St-Martin-l’Ars, une maison d’hôte à Chauvigny.

Si on y ajoute un projet de découverte en canoë des paysages de la Vienne, on se dit que le tourisme dans le Sud du département est un vrai moteur économique.

Ceux qui ont délivré ces récompenses en ont conscience et je m’en félicite. Reste maintenant à en convaincre tous ceux qui n’ont pas encore posé leur regard, avec suffisamment d’attention, sur les richesses de notre patrimoine. Qu’il soit architectural ou paysager.

Deux menaces en effet pèsent sur l’avenir touristique de ces territoires.
Tout d’abord, les mutations de l’agriculture orientée vers les seules céréales, qui ont pour corollaire l’agrandissement des exploitations agricoles et la désertification des campagnes ; sans parler du bouleversement du paysage avec l’arrachage des haies ou des lignées de chênes, souvent centenaires. Le reportage de France 3 sur le sujet l’a bien montré l’autre soir : la réaction du monde agricole qui a suivi localement doit être saluée comme sa volonté de s’ériger contre ces pratiques de concentration de terres, et traduit son attachement à ces territoires.

Le développement anarchique de l’éolien constitue l’autre menace. On ne compte plus les projets, mais on ne compte plus, non plus, les associations qui s’élèvent contre cette invasion.

Les communes ont commencé à réagir au travers le SCot Sud-Vienne (Schéma de cohérence territoriale) et la récente délibération de la Communauté de communes de Vienne et Gartempe.

Mais la pression est forte sur les élus parfois non exempts de double langage.

Qu’ils écoutent leur population, en particulier l’avis des nouveaux habitants qui assurent à peine le renouvellement d’un peuplement dont 29% est âgé de plus de 65 ans. Qui viendra vivre dans le périmètre du SCot, si le paysage qu’on nous réserve est défiguré ?

Quel porteur de projet touristique osera encore transformer sa maison de famille en gîte rural ou réhabiliter un immeuble historique, si sa seule perspective visuelle est constituée de pales mécaniques qui tournent le jour et illuminent la nuit de points lumineux remplaçant les étoiles !

Oui, il est temps de retrouver la raison, d’écouter ceux qui entreprennent et ceux qui les ont récompensés pour que durent encore longtemps les Tops du Tourisme en Vienne.

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