jeudi 18 janvier 2018

Énergies renouvelables : 10 propositions pour accélérer le développement des projets éoliens

Coup d' Etat de l'Etat : procédures d'exception. Les citoyens.nes ne sont plus égaux devant la loi. Propositions criminelles! Des dirigeants.es de régimes autoritaires n'auraient pas mieux dit.



PROPOSITION 1
Accélérer le contentieux relatif aux parcs éoliens terrestres et à leurs ouvrages connexes en
ayant un contentieux en premier et dernier ressort devant la cour administrative d’appel.
(...) "La suppression d’un niveau de juridiction est une mesure qui est utilisée par l’Etat dans
plusieurs cas pour accélérer le développement des projets d’éolien en mer, les grandes
surfaces commerciales (supermarchés, hypermarchés) et pour les salles de cinéma de plus de 300 places.
"

PROPOSITION 2
Simplifier le contentieux en figeant automatiquement les moyens (de légalité externe ou
interne) au bout de 2 mois.
"Le traitement des requêtes par les tribunaux est retardé par la multiplication des
mémoires remis et des moyens invoqués par les parties en cours d’instruction
"

Brève histoire de l'équipement d'EDF

http://notesaufildeleau.over-blog.com
par François Cordelle
Publié le 14 janvier 2018

Brève histoire de l'équipement d'EDF

EDF a été créé par le Général de Gaulle qui, dès la libération à la fin de la guerre, nationalisa un certain nombre de grands services publics, en particulier l'électricité et le gaz qui furent dotés d'un Statut commun des Entreprises Électrique et Gazière.
EDF était donc un « établissement public à caractère industriel et commercial », placé sous la tutelle du Ministre de l'Industrie, avec un conseil d'administration (composé par tiers d'administrateurs représentant : l'Etat, le monde scientifique et technique, et le personnel) et un directeur général.
Les négociations avec les établissements privés qui occupaient la place ont duré un temps important, mais l'installation de la nouvelle structure a été faite sans délais, car il y avait grande urgence, pour fournir l'électricité à tous les usagers, à construire les centrales et les 
ressources hydrauliques dont la France bénéficiait du fait de l'abondance de ses cours d'eau et l'importance de ses massifs montagneux.
La quasi-totalité de l'équipement actuel a été mis en service entre 1948 et 1988, et quelques chiffres permettront d'apprécier le travail exécuté 1:

mercredi 17 janvier 2018

Et il paraît qu’on a moralisé la vie politique…

Nathalie MP
28 novembre 2017 / 
 
Commentaire : (...) " Se pourrait-il que la « politique autrement » aille jusqu’à chercher à en réduire le périmètre pour écarter la France de sa cavalcade vers la faillite économique et restaurer les capacités d’initiative de ses citoyens ? La colonisation à pales forcée d'éoliennes de nos territoires par la seule volonté de l' Etat en est un bel exemple, non?
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https://leblogdenathaliemp.files.wordpress.com/2017/11/macron-signe-la-loi-sur-la-moralisation-de-la-vie-politique-1509171-e1511778246979.jpg?w=1280&h=416&crop=1

Réjouissons-nous. Les sombres affaires Thévenoud, Cahuzac ou Fillon, c’est du passé ! Cette impression prégnante que la classe politique a tous les droits, surtout celui de se remplir les poches sur le dos du contribuable, c’est terminé ! Les conflits d’intérêt, passe-droits et abus de pouvoir petits et grands, c’est bien fini ! Aujourd’hui, nous vivons enfin dans une République irréprochable, véritable paradis politique où l’on marche sereinement, sans craindre les ampoules douloureuses et les cors aux pieds disgracieux.
Eh oui, on a moralisé la vie politique française ! Ça remonte à quelques mois, au 15 septembre 2017 exactement, mais cette belle et grande nouvelle n’a certainement pas pu vous échapper. Preuve de la « politique autrement » promise par le candidat Macron en campagne, preuve du grand ménage de printemps réalisé dans tous les placards poussiéreux d’une République enfin remise en état de marche, ce fut non seulement l’objet de la première loi du quinquennat mais un véritable événement médiatique : le Président l’a signée lui-même en personne en direct à la télévision !
Tel le héros qui tient ses promesses plus vite que son ombre, il avait dit qu’il le ferait et il l’a fait pratiquement dans les secondes qui ont suivi son élection. Moralisation ? Check ! C’est un signe, qu’on se le dise ! Ce quinquennat sera celui de la transparence et de l’angélisme. 


 
Et peu importe que cette loi résulte au départ d’un accord électoral avec François Bayrou, ce dernier apportant les voix du Modem à la candidature Macron en échange du poste convoité de grand justicier.
Et peu importe que le dit grand justicier ait fini épinglé en train de faire la bête avec une stupide histoire de cadres du Modem « à recaser d’urgence » alors qu’il a toujours mis beaucoup d’application à faire l’ange de la politique et, par la même occasion, à faire la morale à tout le monde.
Pour une loi de moralisation de la vie publique, c’était fâcheux. Mais l’indélicat a été promptement débarqué de son poste afin de pouvoir prouver son évidente innocence sans entraver l’action du gouvernement (formule consacrée). C’est donc élu avec les voix du Modem et débarrassé de l’encombrant Bayrou que Macron a pu nous présenter sa loi fondatrice dans une de ces mises en scène de sa noble grandeur qu’il affectionne (vidéo,  02′ 14″) :

Medvedkine, ou les ouvriers-cinéastes

https://www.revue-ballast.fr
Par Thibauld Weiler 
Commentaire : quand les prolétaires faisaient leur cinéma.



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Les groupes Medvedkine ? L’histoire d’un collectif d’ouvriers-cinéastes qui, pendant près de 7 ans, de 1967 à 1974, réalisa des films de luttes — initialement orientés vers la grève qu’ils menaient dans leur usine Rhodiaceta, à Besançon et à Sochaux. Ces expériences filmiques restent aussi rares que précieuses : elles sapent les bases du mode traditionnel de production (notamment dans l’organisation du travail et la répartition des tâches, au tournage comme au montage) et défont les frontières entre filmeurs et filmés (et, dans ce cas précis, entre artistes cultivés et travailleurs modestes). Retour sur ce cinéma « armé ».



« De quoi je vous parle ? D’une utopie. De quelques dizaines d’ouvriers des usines Rhodiaceta de Besançon et Peugeot de Sochaux d’un côté, d’une poignée de cinéastes, réalisateurs et techniciens de l’autre, qui ont décidé, à cette époque-là, [la fin des années 1960, ndla], qui n’est pas n’importe laquelle, de consacrer du temps, de la réflexion, du travail à faire des films ensemble1. » L’écho de ces mots d’ouvriers fait résonner la rime que les groupes Medvedkine n’ont cessé d’opérer : le mariage entre quête artistique et conquête politique. Pendant sept ans, de 1967 à 1974, des ouvriers formés par leurs comparses cinéastes ont constitué deux collectifs filmiques aux pratiques artistiques et militantes non-conformes aux grandes normes en vigueur. Au cœur de leur projet, une praxis qui recolle les fragments d’un travail divisé pour une autogestion au long cours : du financement à la diffusion, en passant par la réalisation, les groupes Medvedkine ont bâti, en marge d’un cinéma à l’organisation rigide et verticale, les fondations d’une forme horizontale et souple. Cette chaîne de production, pensée et maîtrisée de A à Z, est devenue le creuset d’un nouveau matériau militant, le film, dont les forces et les formes devaient servir l’effort des ouvriers : dans leur lutte, il serait leur allié ; dans leur vie, il serait leur ami — car leur cinéma, loin de sacrifier la beauté sur l’autel du combat se transformerait vite en un laboratoire de recherches formelles censées les éduquer, les enrichir et les élever. Ainsi le film est-il devenu leur « arme2 » — arme féconde s’il en est — capable de projeter sur l’écran troué des représentations toutes faites des images qui, d’un même geste, documentaient, libéraient et exaltaient leur existence.

Deux groupes, en somme, fondés d’abord à Besançon puis à Sochaux au tournant des années 1960 (1967 pour le premier, 1969 pour le second) au cours d’une grève lancée et menée par des ouvriers de la Rhodiaceta, filière textile du groupe Rhône-Poulenc. Une grève remarquable — la première occupation d’usine en France depuis 1936 — et remarquée : dès ses premières heures, les formes qu’elle prend sont filmées par un cinéaste, Chris Marker, vite rejoint par ses pairs, à l’instar de Jean-Luc Godard ou de Joris Ivens. Ensemble, ils prendront part à la naissance du premier groupe en mettant leur savoir au service de ses membres. Ces derniers, en effet, étrangers tout d’abord aux formes de l’image, du montage et du son, deviendront, par leur biais, des opérateurs polyvalents et compétents, capables d’exercer dans un domaine comme dans un autre, et donnant, de fait, un sens pratique au terme « collectif » qui sera la signature de tous leurs films. Cela dit, il serait presque injuste de lire l’histoire de ces groupes à la lumière des seules techniques portées par ces professionnels, de même qu’il serait réducteur de faire de la grève la seule matrice de ce mouvement.

Échanger l’abandon de l’aéroport Notre Dame des Landes contre la prolongation de la centrale nucléaire de Fessenheim

par PH 
lundi 24 février 2014

L’idée a été émise, il y a plus un an, par François Galichet, professeur émérite à l’Université de Strasbourg. En effet, pourquoi construire un nouvel aéroport, alors que la production de pétrole ne peut plus suivre la demande asiatique et que la disponibilité en hydrocarbures pour l’Europe chute.Le projet de construction de cet aéroport indique lui même qu’un baril à 200$ provoquerait une baisse du trafic aérien de 20% L’aéroport Notre Dame des Landes a donc peu d’utilité.

Cinq fautes d'orthographe à ne plus faire !


 
 
 
 
Orthographe - La plupart «aime» ou «aiment» le chocolat ? Ils se sont «parlé» ou «parlés» ? des «après-midi» ou «après-midis» ? La langue française foisonne de subtilités parfois bien étonnantes. Le Figaro répertorie ses pièges. Florilège.
Ah! la langue française, que ne nous fait-elle pas écrire parfois! Des «s» et des «t» au mauvais endroit, des accords étranges et des traits d'union parfois bien étonnants... Difficile en effet de ne pas tomber dans ses pièges et de produire des lignes, sans les truffer de fautes. Mais est-ce à dire qu'il faille composer au hasard? Certes non!
Bien heureusement pourtant pour nous, il existe des règles très claires pour éviter de se faire avaler tout cru par cette terrible bête noire qu'est l'orthographe. Jean-Joseph Julaud nous le rappelle avec brio dans son livre 10 règles de français pour faire 99 % de fautes en moins , (First).

mardi 16 janvier 2018

Le scénario de l' AIE: aë aïe aïe!

http://theshiftproject.org
par Michel Lepetit
11/12/2017

Global Warning a analysé le World Energy Outlook 2017 de l' AIE pour The Shift Projet
La nature spécifique du risque climat tend à faire accorder une importance croissante à ce risque par la plupart des acteurs économiques, tant les entreprises que les pays. Ce contexte favorise la prolifération de méthodologies scénaristiques visant à estimer et anticiper la nécessaire transition économique. L’AIE étant la principale référence en matière de production de scenarios de transition énergétique, The Shift Project estime pertinent de s’intéresser à sa méthodologie.

Lire l'étude en détail
http://theshiftproject.org/sites/default/files/files/2017_12_11_analysis_weo2017_scenarios_iea_french.pdf


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La Norvège un exemple à méditer : les contradictions d’un Etat pétrolier

http://loikleflochprigent.com
 
 

Pour tous ceux qui veulent bien observer la préparation des sociétés à la construction de leur avenir, la Norvège est une étape nécessaire.
Pays du Nord de l’Europe à la population faible, 5 millions d’habitants pour la surface de l’Allemagne, la Norvège a connu la richesse grâce à la découverte dans sa mer de pétrole et de gaz. La France et en particulier le groupe Elf-Aquitaine ont largement contribué au développement des champs pétroliers du pays et à la formation d’experts nationaux. Le centre de la vie économique était Stavanger où les uns et les autres nous avons passé beaucoup de temps en toutes saisons.

Révision de la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE) : participons au débat public

http://www.geopolitique-electricite.com/
Lionel Taccoen
janvier 2018

Commentaire : participons avec détermination ce qui n'empêche pas la courtoisie!

capture d'écran
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Géopolitique de l' Electricité : en bref

http://www.geopolitique-electricite.com/
10/01/2018

La politique climatique allemande dans l'impasse

L'Association allemande Agora Energiewende , pilier de la transition énergétique présente les premiers résultats de l'année 2017. Pour la quatrième année consécutive , les émissions dues à l'énergie stagnent confirmant l'échec de la transition énergétique allemande sur le climat. Agora confirme que le pays ne remplira pas et de loin, ses engagements internationaux.

L’enfumage des énergies renouvelables « pas chères »

 https://www.contrepoints.org
Par Michel Gay

Commentaire : au-delà même de leur soit-disante rentabilité qui n'est toujours pas démontrée, ces aérogénérateurs, toujours plus hauts et encore plus puissants, sont et resteront de véritables machines de guerre. Elles continueront à engendrer des nuisances (bruit, infrasons, etc.) dramatiques pour la santé des riverains.es et à détruire sans vergogne les paysages, la biodiversité, les oiseaux et autres chauve-souris. Ne l'oublions jamais!
ZERO EOLIENNE ET BASTA!
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Euro 2 By: wfabry - CC BY 2.0

Les énergies renouvelables (à l’exception de l’hydraulique) servent de « pompes à fric » pour quelques intérêts particuliers et créent une bulle financière en profitant de promesses politiques inconsidérées.
La France est un des rares pays industriels qui dépend peu du gaz et du charbon pour sa production d’électricité grâce principalement à son parc de 19 centrales nucléaires contenant 58 réacteurs. C’est aussi l’un de ceux où le prix de l’électricité est le plus bas, et l’air le moins pollué.
Faudrait-il se passer de ce remarquable atout au profit d’énergies renouvelables vantées comme « compétitives » dans certains médias ?

Maintenir l »équilibre du réseau d’électricité à un coût
Pour maintenir un réseau électrique en permanence à l’équilibre entre la consommation et la production, il faut disposer en permanence de moyens pilotables pouvant réagir instantanément. C’est tout l’art des techniciens en charge du réseau de veiller à cette stabilité. Mais il y a des limites.
La plupart des énergies renouvelables, notamment les éoliennes et les panneaux photovoltaïques sont fatales et intermittentes. Leurs variations aléatoires ne sont pas contrôlées. Tout va bien tant que leur contribution à la puissance totale fournie est faible (moins de 20%).

lundi 15 janvier 2018

47 millions d’euros récupérés par l’état grâce à l’action de Vent de Colère

·lundi 15 Janvier 2018
 
Communiqué du 12 janvier 2017
L’état contraint de réclamer une partie des subventions illégalement versées aux opérateurs éoliens de novembre 2008 à mars 2014.
 
A la requête de Vent de Colère, le tarif éolien de novembre 2008 avait été annulé par le Conseil d'État le 28 mai 2014. Mais cette décision était restée sans conséquences pendant 2 ans. Le Conseil d'État a donc, le 16 avril 2016, enjoint le ministère de l'environnement de percevoir des intérêts sur les aides d'état à la production d'électricité éolienne reçues illégalement de novembre 2008 à mars 2014.
Les opérateurs éoliens ont dû reverser au trésor public plus de 47 millions d’euros alors qu'ils avaient reçus, sans autorisation de la Commission Européenne, près de 2,5 milliards d'euros de subventions pendant cette même période.

Aveyron : les opposants aux éoliennes et au transformateur géant de Saint-Victor encore et... toujours / 5

http://douze.noblogs.org/

Commentaire : pendant ce temps là, que font les14 350 habitants de la commune de Saint Affrique et de la Cc Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons?
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Bonjour à toutes et à tous,
Voilà les nouvelles par chez nous, autour de l' Amassada.
La semaine passée s'est intensifiée quant à la forte présence policière sur le site de Crassous (sur les avant causses surmontant Saint Affrique), en réponse au blocage des travaux du parc éolien commencé à la mi décembre. Les travaux de défrichage sont pour le moment arrêtés et les travaux plus approfondis de déblaiement devraient entrés en action
prochainement. Nous restons mobilisés sur cette situation critique et continuons les tours de garde pour prévenir le plus rapidement possible d'une reprise des travaux.

Sachant aussi que plusieurs autres personnes, liées à la lutte contre le méga transfo de Saint Victor et contre le parc éolien de Crassous, ont été convoquées par la gendarmerie. Ce qui portent le nombre de personnes convoquées à 14.
Notre défense commune reste la même: nous ne nous rendrons pas à ces convocations illégitimes.

Saint Affrique (Aveyron). Source : http://mapio.net

L’éolien prend son envol en Franche-Comté

par Guillaume Leroy
Publié le 11.01.2018

Commentaire : Après avoir massacrée le sud-est haut-marnais frontalier. Unité de la Résistance!👊
ZERO EOLIENNE ET BASTA!

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Fin 2017, Velocita Energies, filiale française du groupe Envision, a obtenu, avec le soutien du développeur franc-comtois Opale Energies Naturelles, les autorisations pour la réalisation de deux nouveaux parcs éoliens en Franche-Comté. Entretien avec Guillaume Leroy, directeur responsable du développement de Velocita.

Que représente à ce jour l’éolien en Bourgogne Franche-Comté ?
On compte entre 300 et 400 éoliennes sur une quarantaine de sites dans cette nouvelle grande Région de l’est, ce qui correspond à 569 mégawatts installés. Historiquement, la Bourgogne a été la première à être développée en terme éolien grâce à des ressources en vent importantes et de nombreux terrains à disposition. La Franche Comté n’en est qu’à ses balbutiements.

Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875

https://cahiersdhistoire.net
Jehan-Philippe Contesse,
Lycée Montchapet, Dijon
25 août 2012

Commentaire : Rosa Luxemburg* et Karl Liebknecht** sont assassinés le 15 janvier 1919 par les troupes de répression de Noske.

* https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Luxemburg


Rosa Luxemburg Source : http://ciml.250x.com/sections/german_section/images/rosa_karl_pictures.html

** https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Liebknecht


La dernière photo de son vivant. Source : http://ciml.250x.com/sections/german_section/images/rosa_karl_pictures.html

Extraits
 
(...) Mise au point scientifique
L’industrialisation de l’Allemagne fut tardive : ce n’est qu’à partir de 1835 qu’ont lieu notamment la mécanisation dans l’agriculture prussienne et le développement du chemin de fer. Le premier cycle de croissance durable soutenu par l’industrie se produit en 1844-1847, mais c’est surtout après 1870 que l’industrie s’impose en Allemagne. En 1850, il n’y a que 4 % de travailleurs dans l’industrie, et on ne peut pas encore parler de classe ouvrière car les statuts et les origines des ouvriers sont très différents1. Pour autant, c’est dans la Confédération germanique puis dans l’empire allemand (à partir de 1871) que s’organise le premier parti du mouvement ouvrier d’Europe occidentale , pour devenir très vite le parti socialiste le plus puissant du continent. En 1904, au congrès de l’Internationale  à Amsterdam, Jean Jaurès rend hommage au parti allemand comme « l’exemple d’une action suivie, méthodique, d’une organisation graduelle et puissante, qui ne se rebute devant aucun sacrifice, et ne se laisse ébranler par aucun assaut ». Cette social-démocratie allemande compte alors 400 000 adhérents, 78 journaux dont 54 quotidiens, des millions d’électeurs et des liens avec le monde syndical. En 1914, le SPD est fort de 1 085 905 membres. La trajectoire des syndicats allemands impressionne elle-aussi puisque la confédération générale des syndicats créée en 1892 s’est vite imposée comme un partenaire incontournable pour le SPD, montant vite ses effectifs à plusieurs millions d’adhérents, présents dans toutes les branches d’activité. L’idée communiste est présente dès les années 1840 avec l’influence de Karl Marx sur la pensée socialiste allemande. Ainsi, les sociaux- démocrates allemands intègrent le marxisme dans leur corpus idéologique jusqu’en 1959 et le parti communiste allemand (KPD) voit le jour en 1919, impulsé par le mouvement spartakiste. Le premier gouvernement de la république allemande dite de « Weimar » (à partir de 1918) est dirigé par les sociaux-démocrates du SPD, qui mènent alors la répression contre la révolution du KPD. Le fossé creusé dans le sang entre les deux partis de gauche est durable : ils ne sauront pas s’unir face au nazisme. Le long hiver de la répression nazie (1933-1945) aboutit en 1945 à une refondation rapide des forces de gauche, mais qui se heurte vite à la partition du pays : deux mouvements ouvriers suivent alors chacun leur chemin. Aujourd’hui, plus de 20 ans après la réunification de 1990, le SPD est demeuré un grand parti de gouvernement ; le communisme, y compris est-allemand est désormais intégré dans le nouveau Parti de gauche (Die Linke) tandis que le syndicalisme allemand est souvent montré comme un exemple par sa vigueur et sa capacité à impulser des décisions pertinentes dans les entreprises, via la cogestion. Il est un des moteurs du fameux « modèle social allemand ».

dimanche 14 janvier 2018

Et le grand prix du jury du climathon est attribué à…

Par Benoît Rittaud et le jury du Climathon.

Voici la liste des nominés et le choix du jury du climathon.

 

La richesse de ce mois de décembre a posé un cas de conscience au jury, qui a dû faire un choix impossible entre deux réalisations exceptionnelles.

D’un côté, face au train de propagande climatique ayant accompagné le One Climate Summit jupitérien, l’un des membres du jury a d’emblée lancé : « Je ne vois pas comment on peut échapper au triomphe d’Emmanuel Macron. »
D’un autre côté, le président du jury, lui, a eu le plus grand mal à se remettre du choc mystique éprouvé à la lecture du titre fabuleux de cet article de Marielle Court paru dans Le Figaro :



Non, vous n’êtes pas sur une autre planète : vous êtes dans le Climathon.
Vous l’avez compris : ce mois de décembre 2017 a été celui d’un match au sommet entre rationalité et mysticisme, entre froideur calculatrice et évanescence auto contradictoire. Marielle Court y aura vaillamment tenté de capter le fameux « en même temps » macronien, en en approfondissant considérablement la portée : ce n’est pas seulement « froid en même temps que chaud », c’est « froid parce que chaud ».

Cohons (Haute-Marne) : les "jardins remarquables de France", le danger éolien rôde...

jhm.fr

Le jardin de Vergentière géré par la commune de Cohons est labellisé " Jardin remarquable de France" depuis le 12 juin 2014.
 http://commune.cohons.free.fr/jardin_de_cohons/site/manifestation/2014/jhm_2014_07_13_les_jardins_de_cohons_labellises.pdf .

Ce village de 274 habitants, niché au creux d'un vallon, peut s'enorgueillir d'être également le seul en France à posséder 2 jardins remarquables puisque le jardin de Sillière a obtenu également la même distinction.

En trois années,  la fréquentation touristique de ces deux lieux exceptionnels est en constante augmentation (plus de 5 000 visiteurs rien que pour l'année 2017). Cette réussite ne doit rien au hasard, elle est la juste récompense de l'engagement, du travail et de l'obstination de ces  élus.es et bénévoles à mener ce projet titanesque à son terme .

samedi 13 janvier 2018

Un livre révèle “la plus fantastique opération de greenwashing de l’histoire”

Par Mathieu Dejean
06/01/2018


 
Près de la ville de Baotou (Chine), capitale de l'extraction des métaux rares, une femme longe la rive d'un lac de rejets toxiques (Ed Jones/AFP)
 
Dans un essai édifiant, le journaliste Guillaume Pitron dévoile “la face cachée de la transition énergétique et numérique”. Selon lui, le recours aux éoliennes, panneaux solaires et autres véhicules électriques n’a fait que déplacer l’impact de l’activité humaine sur les écosystèmes.

Des ONG écologistes aux économistes les plus divers en passant par les cénacles de la “finance verte”, un consensus semble s’être dégagé – depuis la COP21 notamment –, au moins dans les discours : “Les énergies fossiles ne sont plus la solution, elles sont devenues le problème.” Le ministre de l’ Écologie, Nicolas Hulot, l’a répété le 12 décembre 2017 à l’occasion du One Planet Summit, qui portait sur le financement des politiques climatiques.

On mesure mieux, à l’aune de cet unanimisme écolo-friendly, la controverse que va susciter l’essai iconoclaste du journaliste (au Monde diplomatique notamment) Guillaume Pitron, La Guerre des métaux rares – La Face cachée de la transition énergétique et numérique (éd. Les Liens qui Libèrent). Dans cette enquête de terrain nourrie par six ans de tribulations dans une douzaine de pays, l’auteur jette une lumière crue sur un angle mort de la lutte contre le réchauffement climatique : paradoxalement, la manière dont sont produites les “green-tech” dont dépendent les énergies renouvelables (ainsi que nos smartphones), et dont nous sommes de plus en plus friands, est très peu respectueuse de l’écosystème.

vendredi 12 janvier 2018

Tout ce qu'on ne vous dit pas sur les impôts et la retenue à la source




http://www.economiematin.fr
par Simone Wapler

 Commentaire : (...) Cette inertie des Français se comprend mieux quand on se souvient que six ménages sur 10 échappent à l’impôt sur le revenu et que 10% des contribuables en acquitte 70% du montant." Ah, quand même!

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Dans une quasi indifférence, une ingérence supplémentaire de l’Etat se met en place avec le prélèvement à la source.
Lundi, le journal Les Echos titrait « Impôts : ce que change déjà la retenue à la source ». Le quotidien explique les modalités pratiques de ce changement. En restant terre à terre, les Echos passent selon moi à côté de l’essentiel. Il s’agit d’une regrettable mesure liberticide supplémentaire, d’une ingérence de plus dans nos vies privées. L’Etat transforme de force les employeurs en collecteurs d’impôts. Le prélèvement à la source complique la vie des entreprises, leur fait supporter des coûts administratifs et les transforme en collecteurs d’impôts directs (elles sont déjà collecteurs d’impôts indirects avec la TVA et des « cotisations sociales »).

Merkel et Schultz pro-charbon et anti-climat

http://huet.blog.lemonde.fr

Les négociations entre CDU/CSU et SPD en Allemagne se dirigent vers un nouveau gouvernement de « grande coalition ». Enfin, grande… les deux blocs ont réuni à peine 55% des voix aux dernières élections parlementaires. Parmi les sujets d’accord, celui de renoncer aux objectifs prévus pour 2020 de diminution des émissions de gaz à effet de serre du pays. Pourquoi ? L’une des raisons – ce n’est pas la seule car l’électricité n’est pas le seul secteur économique émetteur de gaz à effet de serre, il y a surtout l’usage massif du pétrole pour les transports et du gaz pour l’industrie et le chauffage des bâtiments – peut se lire sur l’image ci-dessous (cliquer droit pour ouvrir dans un nouvel onglet pour agrandir l’image) :



C’est une copie d’écran d’un site web en construction visant à montrer les émissions de gaz à effet de serre des systèmes électriques en temps presque réel. Très intéressant, surtout pour l’Europe où les données en temps réel sont plus disponibles qu’ailleurs dans le monde. Il présente le potentiel éolien – les flèches dont la direction indiquent le sens du vent et la couleur l’intensité. Et un tableau, pour chaque système électrique, des productions, exportations et importations, et des émissions de CO2 en grammes par kwh.

L’énergie solaire plombée par les terres rares

https://voir.ca/philippe-gauthier
Bien que l’énergie solaire soit généralement perçue comme inépuisable, on ne peut pas en dire autant des dispositifs qui transforment les rayons du soleil en électricité. Qu’ils soient de première, deuxième ou troisième génération, les diverses technologies photovoltaïques (PV) dépendent toutes de métaux rares pour leur fonctionnement. Or, les faibles réserves de ces éléments, de même que leur disponibilité réduite sur les marchés, limiteront sérieusement le déploiement à venir de l’énergie solaire.
Malgré toute la publicité qu’elle reçoit, l’industrie photovoltaïque reste aujourd’hui marginale. Selon les données du GIEC, elle ne produit que 0,1 % de l’énergie primaire produite dans le monde, c’est-à-dire toutes les sources d’énergie confondues. La puissance solaire installée à la fin de 2013 était de 134 GW et a produit environ 163 TWh d’électricité, alors que la demande mondiale en énergie cette année-là représentait 23 127 TWh.


La sphalérite, un sulfure de zinc contenant des traces de métaux rares.

Les besoins des technologies photovoltaïques
Les panneaux photovoltaïques de première génération représentent environ 90 % du marché mondial et ils devraient continuer à le dominer dans un avenir prévisible. Ils fonctionnent essentiellement à base de silicium, un matériau qui est abondant. Les terres rares ne présentent aucun souci dans leur cas. Mais ils utilisent des connecteurs électriques en argent, un métal dont les réserves sont extrêmement basses. L’industrie pourrait être forcée d’adopter des substituts moins efficaces.

L’électricité renouvelable intermittente : le contre-exemple allemand

https://www.lajauneetlarouge.com
Bernard LEROUGE (52)
01/2018



La nécessité de développer les énergies « renouvelables » fait l’unanimité dans les partis politiques et les médias. Les renouvelables intermittentes (éolien, solaire) font rêver. Mais, avant de trop rêver, ouvrons les yeux sur la situation de l’Allemagne, souvent présentée comme un modèle de vertu écologique et qui a suivi en éclaireur la voie que l’on nous prône de toutes parts.


Le lignite, un mauvais charbon aux émissions polluantes, est la source principale
de l’électricité allemande. © JEFS-FOTOGALERIE.DE / FOTOLIA.COM


Chacun sait l’engouement des médias et de beaucoup d’hommes politiques pour la production d’électricité à l’aide de capteurs solaires (dont le prix a, de fait, fortement baissé depuis dix ans) et d’éoliennes. Ces énergies sont par nature intermittentes et leur utilisation à grande échelle pose question dans la mesure où le stockage de l’électricité à grande échelle est loin d’être assuré.

Ne peut-on craindre des black-out dévastateurs, comme le montre Hervé Machenaud (68) dans son livre La France dans le noir. Les méfaits de l’idéologie en politique énergétique (éditions Manitoba. Les belles lettres) ? Or, ces énergies ont été mises en oeuvre à grande échelle par notre voisin allemand dont on vante, à tort ou à raison, les vertus « écologiques ». Il est donc tentant d’analyser ses résultats avant de vouloir l’imiter les yeux fermés. C’est ce que nous allons faire.

En Allemagne, vivre sous la menace du charbon

https://www.usinenouvelle.com/
 De notre correspondante,
Gwenaëlle Deboutte 
Publié le 02/06/2016

Commentaire : Et il se dit que "le nucléaire c'est l'enfer!?"
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La transition énergétique allemande ne met pas fin à l’exploitation du lignite, entraînant la disparition de dizaines de villages, remplacés par des mines à ciel ouvert. Proschim pourrait subir le même sort


 Le village de Proschim risque de s’ajouter aux 136 villages rasés depuis cent ans à cause de l’extension de la mine. © crédit photo

En ce week-end de Pentecôte, ils sont entre 1 500 et 2 000 venus de toute l’Europe avec la ferme intention de perturber la machine Vattenfall. Vêtus de combinaisons blanches, les militants écologistes ont préféré opérer en petits groupes pour maximiser leurs chances de réussite. Objectif : pénétrer la mine à ciel ouvert de Welzow, dans l’Est de l’Allemagne, qui appartient à l’énergéticien suédois. Avec ses 11 000 hectares, c’est l’une des plus grandes d’Europe. La manifestation, commencée dans la bonne humeur, se termine par des affrontements avec les forces de police et l’arrestation de 120 activistes. Mais pour les organisateurs, le plus important est ailleurs. Ils se réjouissent d’avoir pu bloquer 80 % de la production pendant deux jours.

Comme un petit air de changement

https://www.uarga.org/
2 janvier 2018



Électronucléaire français
L’hiver est arrivé et, avec lui, les probables coupures d’électricité (délestages), voire même les possibilités de blackout, ce qui est nouveau et qui, sans être une surprise, va devenir désormais la norme pour peu que l’hiver soit un peu rigoureux et pourtant... paradoxalement l’horizon semble s’éclaircir pour  le moyen terme en ce qui concerne l’électronucléaire français. A plus long terme, 2035/2050, en revanche l’avenir reste bien sombre.

Lire
https://www.uarga.org/downloads/Documentation/comme_un_petit_air_de_changement_lenail_2_janvier_2018.pdf

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USA : guerre secrète de Jerry Brown sur l'énergie propre

http://environmentalprogress.org
Mike Shellenberger
11/01/2018

version originale en langue anglaise : http://environmentalprogress.org/big-news/2018/1/11/jerry-browns-secret-war-on-clean-energy

Commentaire :  Quelle histoire d'hommes! Un vrai polar. Passionnant. Bien qu'elle dénonce  un nouveau cas de collusion entre le business vert ENR intermittentes et celui du gaz. En Europe, il existe aussi : Gazprom, Greenpeace, etc.
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Résumé
Depuis son élection en 2010, le gouverneur de la Californie, Jerry Brown, a acquis une réputation internationale en tant que leader du climat. Il a parlé au Vatican, lors des négociations sur le climat de l'ONU, et a promu la politique de la Californie en Chine. Les journalistes louent régulièrement Brown pour réduire les émissions en augmentant l'énergie propre.

Mais la réputation climatique de Brown est-elle méritée?
Une nouvelle enquête de deux ans menée par Environmental Progress conclut qu'aucun politicien américain n'a tué plus d'énergie propre que le gouverneur Jerry Brown - et d'une manière qui a souvent profité financièrement à sa propre famille.

Nous publions cette histoire le jour où la California Public Utilities Commission de Brown a voté pour tuer Diablo Canyon, la plus grande source d'énergie propre de Californie, et la dernière centrale nucléaire de l'Etat. Ils l'ont fait en dépit d'une enquête criminelle fédérale et d'État concernant la fermeture d'une autre centrale nucléaire, San Onofre, en 2013.
Si les politiques de Brown avaient abouti à des émissions plus faibles et à une énergie moins chère, ce ne serait que l'histoire d'une autre famille politique tordue. Mais ils ne l'ont pas fait: les politiques de Brown ont augmenté les émissions de carbone de la Californie et augmenté les prix de l'électricité.
Entre 2011 et 2016, date de son arrivée au pouvoir, les prix de l'électricité ont augmenté près de quatre fois plus (16,7%) en Californie qu'ils ne l'ont fait à l'échelle nationale (3,7%).
Ce qui rend l'enquête d' EP encore plus significative est le rôle crucial joué par Brown dans la légitimation de l'idéologie  anti-nucléaire, et la création du mouvement antinucléaire - qui a remplacé les centrales nucléaires par des combustibles fossiles (sous le couvert de la promotion des énergies renouvelables). Tout comme l' Allemagne, le Vermont, le Japon, Taiwan et d'autres pays du monde entier.

L'histoire commence dans les années 1960 avec la construction de Diablo Canyon. L'objectif des services publics d'électricité était, à l'époque, de réduire la dépendance au charbon, au pétrole et au gaz naturel, qui étaient et restent chers et sales. Mais la même année que le Sierra Club a approuvé la construction de Diablo Canyon, la famille de Brown a fait fortune dans le pétrole - leur richesse dépendant du maintien de la dépendance de l'Etat vis-à-vis du pétrole étranger importé. En prenant le pouvoir en 1975, Brown et ses alliés ont exercé un pouvoir agressif de manière à faire fructifier directement la fortune de la famille de Brown, en stoppant notamment des projets de centrales nucléaires. Toutes les preuves et les sources que nous citons proviennent de journaux crédibles, de documents historiques, d'archives et de preuves judiciaires, et aucun des faits que nous présentons n'a été, à notre connaissance, contesté par l'une des parties en cause.

Alors que peu de preuves que nous présentons sont nouvelles - et la plupart d'entre elles datent en fait de plusieurs décennies - le PE a présenté un dossier complet que la guerre contre l'énergie nucléaire a une forte composante financière. Nous ne suggérons pas que les motivations financières expliquent à elles seules le mouvement antinucléaire. Mais la participation massive et soutenue du gouverneur Brown et d'autres ayant un intérêt financier direct a tué le principal concurrent du pétrole et du gaz naturel, ne peut plus être ignorée comme un facteur clé de son ascension et de son pouvoir continu.

Guerre secrète de Jerry Brown sur l'énergie propre
Par Michael Shellenberger

jeudi 11 janvier 2018

Les petites villes servent-elles encore à quelque chose ?

http://www.lemonde.fr
Par Francis Pisani

Nous nous inquiétons de l’évolution trop souvent languissante des petites villes. Il y a peut-être de vraies raisons économiques à cela, et elles n’ont rien à voir avec la globalisation.


 image: http://s2.lemde.fr/image/2018/01/11/534x0/5240522_6_45a2_la-ville-de-tacoma-dans-l-etat-de-washington_c3c3005aebc9fc2925455acab9559c17.jpg

Les petites villes servent-elles encore à quelque chose ? Cette terrible question vient d’être posée par Paul Krugman, Prix Nobel et chroniqueur vedette du New York Times. Il suit un raisonnement que nous ne saurions ignorer, ne serait-ce que pour mieux en combattre les implications.

Le texte en question est une sorte de commentaire à un article d’Emily Badger dans le même quotidien, sur l’évolution des petites villes aux Etats-Unis. Prenant, entre autres, l’exemple de San Francisco, elle montre comment le développement économique de la ville, avant l’émergence de la Silicon Valley, s’est appuyé sur la construction de bateaux militaires. Pour y parvenir, San Francisco travaillait en relation avec d’autres villes situées un peu partout dans le reste du pays, et les faisait ainsi bénéficier de sa prospérité.

L’économie du savoir et les relations interurbaines
Mais aujourd’hui, Google et Facebook sont utilisés par la plupart des habitants du pays, sans que ce développement leur profite directement. Apple, qui fabrique des objets, les fait produire ailleurs. Le résultat est donc le même. Et San Francisco, comme New York, a plus besoin de relations avec Shenzen ou Londres qu’avec Tacoma dans l’Etat de Washington ou de Detroit dans le Michigan. Après s’être nourries de relations avec des petites villes de l’intérieur, elles prospèrent d’autant plus qu’elles sont mieux connectées à d’autres villes globales distribuées un peu partout sur la planète, affirme la sociologue Saskia Sassen.
Et tout indique qu’il n’y a pas de retour en arrière pensable, dans la mesure où, comme l’explique un membre du conseil de Chicago sur les affaires globales, « l’économie qui a soutenu les relations antérieures a disparu, et ne montre aucun signe de retour ».

Sébastien Lecornu : « Des contrats de transition écologique pour faire du sur-mesure »

Par Arnaud Garrigues Olivier Descamps

Commentaire : l'industrialisation de nos territoires ruraux est en marche forcée. Les exploitants agricoles, ex paysans, sont les premiers de cordée : éoliennes, méthanisation, solaire, etc. Demain, leur métier ne sera plus de nourrir la France ou si peu, mais industriels! M. Lecornu pire que Mme Royal!
Notre combat ne fait que commencer.

"Pardonne tes ennemis mais n'oublie jamais leur nom"
John F.Kennedy (1917-1963)
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secrétaire d'état à la transition écologique.  Patricia marais 
 
Ce jeudi 11 janvier, le premier contrat de transition écologique va être signé à Arras. A travers ce nouveau dispositif, c'est une nouvelle forme de relation que l'Etat va expérimenter avec les collectivités. Sébastien Lecornu, secrétaire d’ Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, en dresse les grandes lignes : impliquer les acteurs locaux afin d’élaborer un projet commun, puis de s’engager sur des objectifs. Il revient également sur les autres rendez-vous à venir, concernant les compétences eau et la loi Notre, l'éolien, la biomasse et le photovoltaïque.

Chiffres-clés
BIO EXPRESS
2014-2015 : Maire de Vernon (Eure).
2015-2017 : Président du conseil départemental de l'Eure.
Juin 2017 : Secrétaire d’ Etat auprès du ministre d’ Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Au cours de l’année, près d’une quinzaine de sites devraient expérimenter les contrats de transition écologique (CTE). Cette nouvelle démarche sera testée aussi bien en milieu urbain que rural, en montagne comme sur le littoral ou en outre-mer. Les conclusions de ces premières expériences permettront ensuite d’ajuster leur cadre afin de l’étendre à une plus grande échelle. Dans cette interview exclusive accordée à « La Gazette », Sébastien Lecornu, secrétaire d’ Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire nous dévoile le cadre de ces contrats et le nom des premiers territoires signataires.

Pouvez-vous nous expliquer la doctrine retenue pour les contrats de transition écologique ?

C’est une démarche nouvelle qui repose sur un contrat. Elle est donc fondée sur un échange de droits et de devoirs entre l’Etat et les territoires. On se met d’accord sur un certain nombre d’actions, avec des objectifs à atteindre et des résultats quantifiables : tant de mètres carrés rénovés, des tonnes de gaz carbonique (CO2) évitées… Cette manière d’agir doit permettre de démontrer que les mutations nécessaires peuvent devenir source d’opportunités, d’emplois et d’activités durables pour un territoire.
Une chose est sûre : la logique des villes n’est pas celle de la montagne, du littoral ou de l’outre-mer. Nous devons donc sortir du raisonnement du « prêt-à-porter » et proposer du « sur-mesure ». Concrètement, cela implique d’abandonner la pratique des appels à projets. S’ils ont été très utiles, il faut maintenant aller plus loin. Il s’agit désormais d’écouter les projets des territoires et de faire de la co-construction. Ces contrats seront tous uniques, avec un fil conducteur que l’on retrouvera partout : la transition énergétique, ainsi que la protection de la biodiversité.

Angela Merkel et Martin Schulz enterrent les objectifs climatiques

 https://www.tdg.ch
 Christophe Bourdoiseau
10/01/2018

Allemagne La protection de l’environnement est la première victime des négociations pour la formation d’une nouvelle «grande coalition».



La destruction, mardi, de cette ancienne église d’ Immerath, en Westphalie du Nord, symbolise à merveille ce qui se passe en Allemagne: elle va céder la place à la mine de lignite voisine qui va s’agrandir.
Image: Keystone


Les négociations entre Angela Merkel et Martin Schulz pour la formation d’une «grosse Koalition» à Berlin étaient censées se tenir cette semaine à huis clos. C’est raté! Les pourparlers à peine engagés, la presse a déjà eu copie de certains textes rédigés par le Parti chrétien-démocrate (CDU) et le Parti social-démocrate (SPD), notamment sur la politique énergétique.
Les deux grandes formations politiques allemandes se seraient notamment mises d’accord pour reconnaître que les objectifs de réduire les émissions de CO2 de 40% par rapport à 1990 étaient irréalisables pour 2020. Cette «grande coalition» – si elle voit le jour – s’est accordée sur un nouvel objectif: une réduction de 55% en 2030. Pour les experts environnementaux, c’est un énorme aveu d’échec. «Angela Merkel et Martin Schulz avaient promis de maintenir les objectifs pendant la campagne, rappelle Hubert Weiger, président de l’Union pour l’environnement et la protection de la nature en Allemagne (Bund). Ils ont tout simplement cédé à la pression des groupes énergétiques et au lobby du charbon.» «C’est faux de dire que les objectifs ne pourront pas être tenus. Il suffirait de fermer immédiatement toutes les centrales obsolètes», estime Claudia Kemfert, experte en énergie à l’Institut de recherches économiques de Berlin (DIW). «Ce qu’il faudrait, c’est du courage politique», ajoute Tobias Austrup, de Greenpeace.

Ouf ! Les climato-réalistes ne sont pas complotistes

https://www.contrepoints.org
Par Benoît Rittaud


By: frankieleon - CC BY 2.0

Le climato-réalisme n’est pas une pensée complotiste, et une lecture détaillée de la dernière étude en vogue sur les théories du complot le confirme.

Les médias se sont assez largement faits l’écho d’une enquête de l’IFOP commandée par la Fondation Jean Jaurès sur le conspirationnisme dans l’opinion publique française. La partie concernant le climato-réalisme m’apparaît comme très encourageante, à condition de lire l’étude elle-même plutôt que de s’arrêter à ce qui en a été rapporté ici ou là.

Cette enquête ne s’intéresse au climato-réalisme que de manière incidente, l’essentiel de son contenu et des commentaires qui l’ont accompagnée se focalisant plutôt sur la diffusion des théories du complot telles que celles sur les attentats du 11 septembre 2001, sur l’immigration et sur les médias.
En découvrant que le climato-réalisme était associé à une théorie du complot, mon premier réflexe a été de m’énerver. Il devrait être évident pour tout le monde que ne pas adhérer à une opinion scientifique dominante n’est pas la même chose que de supposer l’existence d’un complot !
Il y a quand même une différence facile à voir entre le climato-réalisme et le fait de nier la réalité des missions Apollo, par exemple, qui ne peut se faire qu’en supposant une conspiration de la NASA.

La mafia et les éoliennes

Le Cri du Contribuable
26/08/2010

Entretien avec Roberto Scarpinato* sur la mafia et l'éolien du 17août 2010
https://youtu.be/WbukGIfFG5s

source : http://comediedulivre.fr

* Roberto Scarpinato né en 1952 à Caltanissetta, en Sicile. Magistrat italien spécialisé dans la lutte anti-mafia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Roberto_Scarpinato

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Un village allemand et son église rasés pour retourner à l'ère du charbon

https://www.rts.ch
ats/gax
10/01/2018

Commentaire : Merci qui? Les 28 000 éoliennes et leur intermittence. L'Allemagne a fait le choix stratégique du charbon contre le climat et le nucléaire sous la pression des verts écolos. Acte criminel!

Le peuple de France doit dire non à ce futur!

ZERO EOLIENNE et BASTA! 
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L'église et l'ensemble du village allemand d' Erkelenz-Immerath, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ont été rasés. [Federico Gambarini - Keystone/DPA] 

L'église d' Erkelenz-Immerath, dans l'ouest de l'Allemagne, a été rasée en début de semaine pour laisser place à l'extension d'une gigantesque mine de charbon à ciel ouvert, ont rapporté mercredi plusieurs médias allemands.
La destruction de l'église est la dernière étape du déménagement de milliers de personnes pour laisser place à la mine.

Et puis toujours la même histoire...

10/01/2018

Après. Ceci n'est pas un photomontage
Avant. Ceci est un photomontage. Un photographe allemand, Herman Dirr, propose une impressionnante galerie de photos « avant et après » l’arrivée des éoliennes. En fait, il a photographié les paysages avec leurs éoliennes, puis a retouché ces photos afin d’effacer les éoliennes du paysage. À voir ici

"Il raconte cette histoire, son histoire, celle du loup dans la bergerie... (Charlélie Couture)
Cette chanson trotte dans ma tête aujourd'hui. Parce que les problèmes à venir grâce aux éoliennes, n'en finissent pas d'envahir ma boîte courriel avec leur lot d'évidences.
Je viens à peine de publier le post précédent, qu'un compagnon de lutte attire mon attention sur la méthode appliquée au questionnaire de la  consultation publique sur le plan directeur régional des parcs éoliens dans le Jura bernois.  La pertinence de son propos m'amène à poser cette question à l' ARJB en charge de la consultation:

mercredi 10 janvier 2018

Le pitoyable retour de Framatome

https://www.contrepoints.org
Par Jean-Baptiste Boone.
Un article de l’Iref-Europe

Commentaire : il était une fois...
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Le retour de Framatome, ainsi renommée par EDF, vient souligner l’immense gâchis opéré depuis l’immixtion de l’Etat dans cette entreprise.

https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/10/2599816595_41757331ce_z.jpg
By: Gilles FRANCOIS - CC BY 2.0


Framatome (Franco-Américaine de Constructions Atomiques) a été créée en 1958 par deux entreprises françaises, Schneider et Merlin Gerin et par l’Américaine Westinghouse Electric qui possédait une licence pour l’exploitation des réacteurs à eau pressurée.

Public ou privé, le développement nucléaire oscille entre deux voies mais la deuxième l’emporte.

L’énergie du vent : il ne faut pas se tromper

par Loïk Le Floch-Prigent
Publié le 05.01.2018



Lors de chacun de mes déplacements-conférences, après plus d’une heure passée à expliquer comment notre industrie va se sauver du marasme dans laquelle l’ont plongée quelques dirigeants incompétents et des politiciens irresponsables, la première question qui m’est posée porte sur les éoliennes ! Les sondages ont beau dire que les Français adorent leurs éoliennes, moi je constate l’inverse, et ma réponse à la question qui tient compte des localités dans lesquelles j’interviens déclenche beaucoup d’applaudissements auxquels je ne m’attendais pas toujours.
Pour un breton de la mer, le fait de rechercher son énergie dans les éléments dont nous sommes pourvus, vents, courants, marées, houle, vagues, est porteur d’avenir, et nous avons porté haut la notoriété de nos écoles de voile avec des exploits sans cesse renouvelés. Ceci ne vaut pas cependant déni de réalité et ne conduit pas à une religion du vent.

Un peu d’histoire
Alors que dans les années 70 avec le choc pétrolier nous avions examiné toutes les alternatives pour notre politique énergétique, c’est le solaire qui avait été jugé le plus prometteur, et c’est donc un « Commissariat à l’ Energie Solaire » qui avait été créé ainsi qu’une Agence pour les Économies d’ Energie !
Pendant le même temps, confrontés au même problème, les pays du nord de l’Europe, en particulier Danemark et Suède, avaient opté pour une étude intensive de l’énergie du vent. Notre géographie expliquait pleinement cette différence, de même que pour l’Allemagne du Nord, plus exposée au vent qu’au soleil. Assis sur notre développement nucléaire conduisant à une électricité bon marché et excédentaire, nous avions décidé de favoriser le chauffage électrique en association avec un isolement renforcé des habitations.

L’hydraulique française, également très investie, permettait de compléter notre consommation avec pour la pointe quelques centrales charbon et fioul tandis que nous n’avions aucun enthousiasme pour le gaz contrairement aux Italiens par exemple.

Laure Ortiz : « La sécurité a absorbé toutes les libertés »

 
 Commentaire : passionnante explication de textes.
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En septembre dernier, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb défendait devant la Commission des lois le tout dernier projet de loi antiterroriste, le qualifiant d’une « sortie de l’État de droit ». Un lapsus on ne peut plus révélateur. Cette loi a ensuite été adoptée à une large majorité, sans débats à l’hémicycle ni au Sénat. Si l’état d’urgence est officiellement terminé, l’essentiel de ses dispositions a été transposé dans le droit commun. Ainsi se pérennise ce qui devait être temporaire, ainsi se normalise l’exception. C’est dans une petite salle de Sciences Po Toulouse que nous rencontrons Laure Ortiz, professeure de droit public, pour discuter de cette dérive.


 

On entend souvent que « les terroristes nous ciblent car notre pays est une démocratie », et que, face à cela, « nous ne changerons pas nos valeurs ni nos modes de vie ». Pourtant, dans la foulée de chaque attentat, les politiques prennent immédiatement des mesures qui restreignent les droits démocratiques : les terroristes ont-ils déjà gagné ?
C’est une question qu’on entend très souvent, qu’une démocratie se nie elle-même si elle restreint les libertés publiques et qu’en ce sens, en effet, plus on corrode l’État de droit et plus, d’une certaine façon, les terroristes islamistes ont gagné. Sans reprendre la formule, très radicale, consistant à dire « ils ont déjà gagné », chaque fois que les libertés régressent, les ennemis de la démocratie marquent un point : c’est clair.

Faisons un saut en arrière : l’état d’urgence a été créé dans un contexte très précis — en 1955, pendant la guerre d’Algérie — afin de permettre aux autorités françaises de mener une guerre sans avoir recours à l’état de siège. Un premier pas vers un brouillage de la frontière entre temps de guerre et de paix. N’était-ce pas l’occasion de permettre l’activation de dispositifs d’exception (propres à la guerre) dans d’autres contextes ?
C’est certain. En 1955, de Gaulle ne recourt pas à l’état de siège tout simplement parce qu’il n’a pas confiance en l’armée. La particularité de l’état de siège, c’est un transfert de pouvoir des autorités civiles vers les autorités militaires. Là, on invente un nouveau dispositif d’exception — l’état d’urgence — ne dessaisissant pas les autorités civiles, mais procédant à un transfert des compétences qui appartiennent à l’autorité judiciaire vers des autorités administratives (c’est-à-dire le gouvernement, à travers le ministre de l’Intérieur ou les préfets). C’est donc un nouveau régime d’exception « pour des circonstances exceptionnelles », qui vise des situations de péril liées à des « troubles graves à l’ordre public », plus larges que la guerre. De plus, le concept de guerre était problématique à propos de l’Algérie. On a préféré parler des « événements » algériens, la guerre renvoyant au conflit entre deux entités juridiques, deux États, ou à la « guerre civile », c’est-à-dire un clivage insurrectionnel de la société. Le concept de guerre s’est depuis considérablement élargi (« guerre économique », « guerre contre le terrorisme »). La notion de « guerre contre le terrorisme » contamine le régime de l’état d’urgence, via sa pérennisation, sans que l’on arrive toujours à saisir si on est dans la métaphore ou dans la justification d’actes de guerre, comme les exécutions extrajudiciaires ou l’espionnage généralisé. C’est à cela que renvoie pour moi le brouillage dont vous parlez. Donc la condition de déclenchement de l’état d’urgence est l’existence d’un péril imminent, plus large et plus flou que « la guerre » telle qu’elle est visée à l’article 35 de la Constitution.

Le merit order est-il à réformer dans le mix électrique actuel ?

https://ideesrecuessurlenergie.wordpress.com
Publié le 8 janvier 2018

En réalité, nous butons sur la difficulté introduite par l’obligation prioritaire d’écouler de l’éolien et du PV alors que ces deux productions ne rentre pas dans le mérit order.

Avant cette obligation, RTE empilait d’abord le fil de l’eau hydraulique parce qu’en coup complet de production c’était le plus bas et qu’il représentait de l’ordre de 5 GW sans variation rapide de puissance. Venaient ensuite le nucléaire, puis le charbon et le gaz.
Maintenant, nous empilons le fil d’eau hydraulique, le fil du vent aléatoire qui n’est pas compétitif avec le gaz (et ceci hors stockage) et le PV encore moins compétitif que l’éolien. 

Oise : 30 millions d’amis part en guerre contre les chasseurs vigilants

http://www.leparisien.fr
 09/01/2018

Commentaire : pour rappel : Les accidents de chasse ont fait plus de 350 morts depuis 2000 
 
Tremblons randonneurs, joggeurs, amoureux de la nature et autres! Les référents auront-ils aussi le permis 00 comme James Bond 007? 😡
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L’arrivée dans l’Oise des chasseurs vigilants n’est pas passée inaperçue. La fondation 30 millions d’amis, qui lutte pour le droit animal, dénonce « une milice armée ». Et « s’insurge que de telles prérogatives de sécurité et de pédagogie soient confiées à des personnes armées non assermentées ». Afin d’éviter que le dispositif chasseurs vigilants « ne s’étende à d’autres départements et permettre, le cas échéant, qu’il soit interdit dans l’Oise, la fondation a décidé de saisir la juridiction compétente ». Un courrier a également été envoyé au préfet de l’Oise. Instauré par une convention signée par la préfecture, la gendarmerie et la fédération départementale des chasseurs, le dispositif prévoit que 200 chasseurs deviennent des référents, avec pour mission « d’observer, d’alerter et sensibiliser les usagers de la forêt ».

 

mardi 9 janvier 2018

Aveyron : les opposants aux éoliennes et au transo géant de Saint-Victor encore et... toujours / 4

http://douze.noblogs.org/

Commentaire : désobéir pour l'avenir ! Partout en France.

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Rude journée! Deux pelleteuses et une broyeuse ont travaillé toute la journée sur le site de la première éolienne. Entre 80 et 100 gendarmes verrouillaient le site, une partie en battle-dress quadrillant les bois. Un arrêté de la mairie interdit tout stationnement
sur les routes qui entourent le chantier.


Le TGI de Rodez a pris une décision interdisant la pénétration d'un vaste périmètre ( même pour les propriétaires des terrains qui se sont vus refuser l'accès et à qui l'on a dit qu'il devaient s'adresser au TGI). La violation de ce périmètre devient en soi un délit. Les journalistes de France 3 ont été contrôlés, la gendarmerie tentant même d'essayer de leur soutirer leur sources... Mieux qu'à Flavin plusieurs barrages de contrôles routiers répétitifs jalonnent les routes de Saint Affrique à Nogayrolle et pour ceux qui vivent et travaillent dans les fermes environnantes jusqu'à 8 contrôles dans la même journée ont été relevés. Malgré cela, une douzaine de personnes ont réussi à parvenir au cœur du chantier et à déployer une banderole durant deux minutes avant de se replier.

Les nouvelles productions électriques intermittentes ne bénéficieront plus de la garantie d’écoulement de leur production, c’est-à-dire de la priorité d’accès au réseau

https://ideesrecuessurlenergie.wordpress.com/

  Quelques éléments concernant la priorité d’accès au réseau :

* La suppression de la priorité d’accès au réseau passe de facto par le passage de la rémunération selon un « tarif garanti » à la rémunération dite de « complément de rémunération ». Ce dernier mode comprend deux avancées importantes :

1) Il oblige le producteur à aller directement sur le marché de l’électricité (ou payer un intermédiaire pour le faire à sa place) prestation pour laquelle il touche d’ailleurs une rémunération (comprise entre 0,5 et 1 €/MWh semble-t-il)
2) Le complément de rémunération est calculé comme la différence entre le prix de vente obtenu par le producteur (généralement après un AO, ce qui introduit une pression à la baisse bienvenue) et un « prix de référence » de marché calculé en moyenne sur une certaine période (a priori le mois).

Meteo*swift prévoit la production électrique des éoliennes

Laurent Marcaillou


https://www.lesechos.fr/medias/2018/01/09/2143483_meteoswift-prevoit-la-production-electrique-des-eoliennes-web-tete-0301122193705.jpg
Morgane Berthod, présidente cofondatrice meteo*swift, classée entrepreneurs français 35 ans prometteurs « MIT Technology Review » 2017.
image: Morgane Berthod, présidente et cofondatrice de meteo*swift, était classée parmi les dix entrepreneurs français de moins de 35 ans les plus prometteurs par la « MIT Technology Review » en 2017. - DR

Hébergée dans l'incubateur de Météo France à Toulouse, la start-up utilise les prévisions météorologiques et l'intelligence artificielle pour prévoir la production électrique des éoliennes, un jour avant la vente au gestionnaire de réseau.

Énergies renouvelables : la promesse d’un « changement d’échelle »

https://www.connaissancedesenergies.org

Commentaire : Pourquoi tous ces fans des ENR intermittentes, souvent anti-nucléaires convaincus.es, ne vont pas jusqu'au bout de leur logique : partant du principe que la sécurité des français.es est primordiale à leurs yeux et qu'il faut les protéger d'une possible catastrophe nucléaire (type Tchernobyl), pourquoi n'exigent-ils pas l'arrêt pur et simple du nucléaire et ce, quelque soit le prix à payer en terme de confort pour les usagers, de sécurité du réseau, etc.? Oui, pourquoi?
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Centrale photovoltaïque de Massangis en Bourgogne (©EDF-Marc Didier)
Le ministre en charge de l’énergie Nicolas Hulot a rappelé le 8 janvier les mesures gouvernementales visant à accélérer le développement en France des filières renouvelables productrices d’électricité.

Rappels sur la production électrique française
Alors que la révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est attendue pour fin 2018, Nicolas Hulot a indiqué hier, lors d’une visite de parc éolien dans la Sarthe, « préparer un accélérateur de la transition écologique, et notamment de la transition d’énergétique » pour faire « changer d’échelle » le développement des énergies renouvelables.
Entre début octobre 2016 et fin septembre 2017, ces dernières ont produit 86,3 TWh en France, couvrant près de 17,9% de la consommation électrique nationale selon les dernières données du gestionnaire de réseau RTE(1). Dans le détail, c’est l’hydroélectricité qui constitue encore de loin la principale filière renouvelable productrice d’électricité en France (48,6 TWh, soit près de 56% de la production renouvelable sur la période considérée)(2).

Louise Michel, la haut-marnaise meurt le 09 janvier 1905. Souvenons-nous!



 

le 9 janvier 1905, une étoile rouge s'éteignait au firmament de la liberté. Louise nous quittait.
Une étoile rouge s'éteignait au firmament de la liberté. Louise nous quittait.Louise Michel, la vierge rouge, la bonne Louise, la petite institutrice qui avait eu l'audace de changer le monde, qui avait rêvé d'un monde plus juste. Louise la bonté, Louise la révolte. Louise l'anarchiste !

Louise en 1871

Louise sur un carnet de police de 1894 où elle fait partie des individus à surveiller !


 
9 janvier 1905 - Louise Michel meurt à Marseille

29 mai 1830 : naissance de Louise Michel à Vroncourt (Haute-Marne) de Marianne Michel et vraisemblablement de Laurent Demahis.
1851 : Louise Michel passe trois mois à Lagny au pensionnat de Mme Duval où elle se prépare au métier d'institutrice. Elle rencontre Victor Hugo. Elle poursuit ensuite les mêmes études à Chaumont.
1852-53 : Après avoir refusé de prêter serment à l'Empire, Louise Michel ouvre une école libre à Audeloncourt (Haute-Marne). Elle la ferme pour devenir  "sous-maîtresse" à Paris. Mais elle revient en Haute-Marne au bout de quelques mois parce que sa mère est malade.
Novembre 1854 : Elle demande l'autorisation de réouvrir son école d' Audeloncourt, mais y renonce, faute d'élèves.

Extrait de l’interview de Jean-Marc Jancovici « Anticiper l’effondrement énergétique ?

http://fr.friends-against-wind.org
14/12/2017

"Le nucléaire évite plus de risques qu’il n’en crée "
« Je vous assure que moi, pour mes gosses, j’ai plus peur des accidents de voiture que du nucléaire, et plus peur de la cigarette aussi. »

Pointer au chômage plutôt qu’au travail : les combines des multinationales pour couler définitivement leurs usines

https://www.bastamag.net
Alexis Moreau

 

Lorsqu’elles décident de fermer un site, les multinationales ne lésinent pas sur les moyens. Quitte, dans les cas extrêmes, à saboter les machines. La « loi Florange » de 2014 leur impose la recherche d’un repreneur, mais sans obligation de résultat. Comme les directions n’ont souvent aucune envie de voir s’implanter un concurrent – ou, pire, de laisser les clés aux salariés qui auront créé leur société coopérative – elles usent de tous les stratagèmes disponibles pour empêcher une reprise. Combien de sites industriels rentables ferment ainsi chaque année ?

A Docelles, un village niché au creux des Vosges, la nouvelle a semé la consternation cet automne. La direction du groupe forestier finlandais UPM aurait envoyé une équipe pour saboter son ancienne papeterie, à l’arrêt depuis 2014 et dont les équipements devaient être vendus aux enchères quelques jours plus tard. Objectif : empêcher des concurrents de racheter les pièces pour les remettre en service ailleurs. Les saboteurs n’ont pas hésité à percer des machines neuves, dont certaines valent jusqu’à 700 000 euros pièce.

« La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, et des journalistes de tout le pays sont venus faire des reportages, raconte le maire, Christian Tarantola [1]. Tout le monde est écœuré. Des habitants sont venus me trouver pour tenter de comprendre. » Ancien représentant CFE-CGC, Nicolas Prévot a travaillé 17 ans dans l’usine : « En l’apprenant cela dans la presse, j’ai eu, comme les autres, un sentiment d’immense gâchis. Dans toute cette affaire, nous n’avons jamais eu notre mot à dire. UPM nous a menti depuis l’annonce de la fermeture, en prétendant qu’ils avaient l’intention de vendre. »