dimanche 25 février 2018

Compétence judiciaire pour ordonner la démolition d’une éolienne

par Rémi Grand
le 23 février 2018

Le juge judiciaire peut ordonner la démolition d’une éolienne dont le permis de construire a été annulé par la juridiction administrative, quand bien même cette démolition fera obstacle à la poursuite de l’activité de cette installation classée pour la protection de l’environnement.

Civ. 3e, 14 févr. 2018, FS-P+B, n° 17-14.703
 



L’article L. 480-13 du code de l’urbanisme, dans sa rédaction issue de la loi portant engagement national pour le logement (ENL) du 13 juillet 2006 (et avant sa réécriture par la loi Macron, v. ci-dessous), prévoit que, dans l’hypothèse où une construction a été édifiée conformément à un permis de construire, le propriétaire ne pourra être condamné par le juge judiciaire à la démolir que si le permis de construire a été préalablement annulé pour excès de pouvoir par le juge administratif. Par ailleurs, le propriétaire ne pourra être condamné au paiement de dommages-intérêts que si le permis de construire a été annulé ou son illégalité constatée par le juge administratif. Par dérogation à la prescription de cinq ans de l’article 2224 du code civil, l’action en responsabilité civile de l’article L. 480-13 doit être engagée au plus tard deux ans après l’achèvement des travaux (cette date s’appréciant in concreto comme celle où la construction « est en état d’être affectée à l’usage auquel elle est destinée », v. not. Civ. 3e, 6 janv. 1999, n° 96-18.197, Constr.-Urb. 1999, n° 229).

Contrairement au Tribunal des conflits (T. confl., 16 mars 1994, Muller, n° 2911, Lebon ; D. 1994. 238 ), la Cour de cassation a jugé que l’action en démolition de l’article L. 480-13 du code de l’urbanisme ne trouvait à s’appliquer qu’aux constructions soumises à la délivrance préalable d’un permis de construire, de sorte que le juge judiciaire était compétent pour ordonner la démolition d’une construction soumise au régime de la déclaration, sans que le juge administratif ait eu préalablement à se prononcer sur la légalité de cette autorisation (Civ. 3e, 2 oct. 1996, n° 92-13.724, D. 1996. 236 ; AJDI 1997. 39 ; ibid. 40, obs. H. Fabre-Luce ).

La démolition d’une installation classée pour la protection de l’environnement
Dans l’espèce ayant donné lieu à l’arrêt commenté, le préfet du Morbihan avait, par arrêté du 8 avril 2005, délivré à une société un permis de construire quatre éoliennes et un poste de livraison sur le territoire de la commune de Guern (sur la compétence de l’État pour la délivrance d’un tel permis de construire, v. C. urb., art. L. 422-2).

Quelle limite en Europe pour l’intermittence dans le mix électrique sans hydro en masse ? 19 % en Irlande

https://ideesrecuessurlenergie.wordpress.com
Publié le 7 mai 2017

http://www.academie-sciences.fr/fr/Rapports-ouvrages-avis-et-recommandations-de-l-Academie/avis-sur-la-transition-energetique.html

Rectifions cette posture un peu trop politiquement correcte…
Je cite :
« la part totale des ENRis ne peut pas aller très au-delà de 30-40% sans conduire à des coûts exorbitants»

Une telle formulation laisse penser que, jusqu’à ce pourcentage il n’y a pas de problème pour le bilan du parc nucléaire d’EDF ?
Or il y en a dès aujourd’hui. Voir l’étude CREDEN (Percebois). La perte de valeur de notre parc décarboné ne peut qu’augmenter au fur et à mesure que se développe le parc des ENRis. Macron entend doubler les ENRis d’ici 2023 et le parc français devrait passer à 15% du mix en 2025, soit le parc allemand d’aujourd’hui… Ce dernier gâche en fait un immense potentiel social mais masque un dumping habile sur la productivité des agriculteurs allemands (subsides liés au PV, à la méthanisation et à l’éolien tous très subventionnés) par des exports et jouissant d’une priorité de consommation indue (La France paysanne s’en ressent d’ailleurs tout en restant passive à Bruxelles sur ce point).
En 2014, les champions européens étaient, dans cet ordre, et en % de la production BRUTE d’électricité, le Danemark avec 42,6 %, le Portugal avec 24,1 %, l’Espagne avec 21,6 % et l’Irlande avec 19,5% L’Allemagne ne faisait que 14,8%.

samedi 24 février 2018

Agriculture et énergies renouvelables

http://www.ademe.fr

Commentaire : Comment ces amoureux de la terre peuvent-ils la bétonner, la polluer et la transformer en terre industrielle à vie? Comment ceux que la nation appelait autrefois "paysans" sont-ils devenus aujourd'hui des "exploitants" ou des "entrepreneurs" agricoles? Pour au bout trouver... la ruine!

capture d'écran

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Contributions et opportunités pour les exploitations agricoles
Description du tableau
Organisme : I Care & Consult, BLEZAT CONSULTING, CERFrance, CEREOPA
Description : septembre 2017 - 21 p. - 205 p.
Type de contenu : Etude, Rapport

En 2015, le monde agricole a contribué directement et indirectement à la production de 20% des EnR nationales. En définitive, les exploitations agricoles participent autant à la production d' EnR qu'elles ne consomment d'énergie (4.5 Mtep).
A ce jour, cette contribution est essentiellement liée à la production de biomasse pour les biocarburants et au développement de l'éolien sur des terres agricoles. A l'horizon 2030, la contribution des exploitations agricoles serait multipliée par 2, pour atteindre, en 2050, 15.8 Mtep, grâce au développement de la méthanisation, du photovoltaïque et de l'éolien notamment.
Selon la méthode développée dans l'étude, en 2015 la contribution du secteur agricole à la production d' EnR représente un chiffre d'affaire d'1,4 milliard d'euros soit l'équivalent de 2% du chiffres d'affaires de l'agriculture.
Le développement des EnR, la transition écologique permet aux agriculteurs de diversifier et de renforcer leur revenu, pour des montants pouvant aller de quelques milliers d'euros de réduction de leur facture énergétique à plus de 15 000 ¤ de revenus complémentaires. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec le revenu agricole moyen en 2015 évalué à 25 400 ¤ pour l'ensemble des filières.
L'étude a identifié plus d'une cinquantaine de modèles d'affaire possible offrant aux agriculteurs des opportunités selon leur filière, leur contexte pédo-climatique, leur volonté d'implication dans la gouvernance des projets, d'investissements financiers, de temps de travail, de risques et d'acceptabilité sociale.

Les EnR constituent une nouvelle filière pour le monde agricole en plein développement. Elles représentent une opportunité économique en tant qu'activité en développement qu'il faut nécessairement organiser et accompagner. Compte tenu des perspectives, l'ADEME recommande le renforcement d'une animation locale axée sur la fourniture de conseils techniques, administratifs et financiers, ainsi que celle d'un accompagnement au montage de projets. Les objectifs sont d'accélérer la diffusion des EnR et de permettre à l'agriculture d'être un véritable acteur de la transition énergétique.

Mouts de l'émission "nus et culottés" (France5) adore la Haute-Marne

jhm.fr



capture décran@jhm.fr


capture d'écran@jhm.fr
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Toujours moins !

 
C’était au début des années 1980, vous savez, cette époque dorée où les intellectuels « de gôche » découvraient tout à coup les charmes du reaganisme et cherchaient à laver leurs péchés staliniens de jeunesse en réalisant des films comme « vive la crise ! » et en demandant dans les colonnes de Libération un fusil pour aller combattre les affreux soviétiques en Afghanistan. C’était le temps où les dirigeants socialistes avaient compris que changer de vie est bien plus intéressant de changer la vie, et s’initiaient à la pédagogie de la résignation. C’était enfin le temps ou le privilège a changé de camp : finies les 200 familles et le Grand Kapital : les vrais privilégiés, ce sont ceux qui ont un travail stable, les travailleurs sous statut, les fonctionnaires…
Dans cette ambiance, un livre avait fait fureur en 1982. Il s’agit du « Toujours plus ! » de François de Closets. Dans ce livre, le journaliste fustigeait l’avidité de ces salauds de travailleurs qui exigent « toujours plus » de ces pauvres patrons – et au passage des « classes moyennes » - accablés d’impôts. Ces parasites qui ont l’outrecuidance de se regrouper dans des syndicats – quelle horreur, ma chère – pour imposer leurs privilèges à ces patrons démunis. Un livre que Mitterrand, qui s’apprêtait à prendre le « tournant de la rigueur », avait qualifié de « ouvrage salutaire ». C’est dire.
Trente-cinq ans plus tard, nous sommes dans le monde que « vive la crise ! » nous promettait, celui dans lequel l’auteur du « Toujours plus ! » plaçait ses espoirs. Un monde où les « corporations » syndicales honnies ne sont plus de s’opposer à cette nouvelle nuit du 4 août qui verra l’abolition des privilèges des fonctionnaires, des gaziers-électriciens, des cheminots, toutes ces aristocraties qui tiennent notre beau pays sous leur coupe. Pour ceux du capital, on attendra encore un peu. Mais peut-on parler véritablement de privilèges lorsqu’il s’agit de ces bienfaiteurs de l’humanité qui mettent généreusement à la disposition des autres leur capital, leur travail et leur créativité pour une rémunération si modeste ?
Trente-cinq ans après la publication de « Toujours plus ! » nous sommes passés dans la logique du « Toujours moins ! ». Moins de rémunérations, moins de protections, moins de sécurité, moins d’investissements, moins de projets collectifs, moins de courtoisie et de sociabilité. Il n’y a qu’à la  Bourse qui, mais c’est certainement une coïncidence, qu’on crève tous les plafonds. 

Inspiré d’une méthode traditionnelle, ce désherbant « à eau chaude » veut détrôner le glyphosate

https://lareleveetlapeste.fr/
par Maureen Gilmant
23 février 2018 /

Commentaire :  En même temps que les "missionnaires" éoliens, déboulent dans nos campagnes les vendeurs  d'eau chaude. Là encore, il s'agit de rendre le monde plus écologique et de sauver la planète. Ce discours va plaire à certains élus, es n'en doutons pas. Pourtant à 40 000€  la machine, prix moyen, cela fait cher le...bain.😇 En attendant, la venue des représentants du "fil à couper le beurre".
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Avec l’entreprise Oeliatec, une méthode « à l’ancienne » coupe l’herbe sous le pied des fabricants d’herbicides.


Le désherbant à l’eau bouillante
L’OMS ainsi que le centre international de la recherche sur le cancer (CIRC) ayant catégorisé le glyphosate comme « cancérogène probable », ce désherbant chimique est devenu l’ennemi n°1 de toute personne soucieuse de l’environnement ainsi que de la santé de chacun.

Une entreprise bretonne lance ainsi une machine désherbante « à eau chaude », capable de remplacer le pesticide le plus utilisé au monde et produit phare de Monsanto.

Mohamed Boudia, de l’Algérie à la Palestine


Nils Andersson 
« (…) dans la guerre révolutionnaire que menait le peuple algérien contre le colonialisme, le théâtre avait une place, une place qu’il se devait, qu’il se doit d’occuper encore. Bien sûr, depuis longtemps, depuis Goebbels, depuis les émissions londoniennes de la résistance française à travers les nombreux films américains à la gloire de l’armée, et bien avant encore, on sait quel rôle joue dans le domaine de la propagande et de l’endoctrinement des masses, le spectacle sous toutes ses apparences (radio, cinéma, théâtre, etc.) » (Mohamed Boudia « Le théâtre est une arme », El Moudjahid, n°97, 13 octobre 1962. Republié dans : Mohamed Boudia, Œuvres. Écrits politiques, théâtre, poésie et nouvelles, Premiers Matins de novembre éditions, Toulouse, 2017).

Les éditions Premiers Matins de Novembre ont récemment publié un recueil de textes politiques, dramaturgiques et de poésie de Mohamed Boudia (1932-1973). Ce travail vient combler un manque évident concernant ce dramaturge, penseur et militant politique qui a participé non seulement à la lutte de libération algérienne, mais également au combat du peuple palestinien.



Outre l’intérêt purement historique des textes de cette figure révolutionnaire de la seconde moitié du XXe siècle, ce recueil permet de poser à nouveaux frais la question du rapport de « la culture » aux processus de libération nationale et à l’après-indépendance. Comme l’écrivent parfaitement les éditeurs en introduction de ce volume, « [e]n arrivant à faire dialoguer une théorie de la culture populaire avec une théorie politique radicale dans le temps de l’action révolutionnaire, Boudia a esquissé une sorte de troisième voie féconde permettant de dépasser les binarismes coloniaux, et l’impasse du passage du temps anticolonial au postcolonial ».
Cet ouvrage permet au lecteur français de (re)découvrir des pièces de Boudia comme La Naissance ou L’Olivier, ainsi que des nouvelles et des poèmes du révolutionnaire algérien, et de mettre en lumière la pensée de Boudia sur le rôle que devait jouer le théâtre dans l’Algérie indépendante.
La question de l’« ancien répertoire », notamment, est une enjeu essentiel à toute politique culturelle des processus révolutionnaires. Ainsi, après la Révolution russe, la politique culturelle du nouveau pouvoir bolchevik, loin de vouloir rompre avec l’ancien répertoire, encourageait la trahison des « classiques » russes (Émile Copfermann cite notamment l’exemple du Revizor de Gogol revu par Meyerhold[1]).
D’une manière similaire, mais pas identique, la question du répertoire théâtral traditionnel, et européen, s’est posée au théâtre de l’Algérie postindépendance. Comme le dit Boudia dans un entretien avec Jeune Afrique, datant de 1965, et reproduit dans ce recueil, alors qu’il venait d’être nommé à la tête du Théâtre National Algérien (TNA), la question du répertoire était une question épineuse et hautement politique en Algérie après l’indépendance :
Nous nous sommes trouvés, comme la plupart des pays du monde arabe, dans une situation difficile : en l’absence d’un répertoire national, nous pouvions soit attendre dans l’inaction la naissance de ce répertoire, soit emprunter au théâtre universel l’exclusive de notre production[2].

La transition des épithètes

http://lemontchampot.blogspot.fr
23/02/2018

Le Ministère de la Transition écologique et solidaire vient de publier le suivi de la "Stratégie Nationale Bas Carbone" (SNBC)

Ce qui permet d'avoir enfin un retour sur les effets de l'effort collectif considérable visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES), exprimées en équivalent CO2 (CO2eq).

Les moyens mobilisés :
Il en ressort, en premier lieu, que la plus grosse partie du financement de cette politique provient de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), c'est à dire d'une taxe sur la facture d'électricité, payée par tous*, sans distinction de taux, contrairement à l'impôt qui est proportionnel aux revenus.
(*à l'exception des tarifs spéciaux accordés aux plus précaires)


 Source Suivi des recommandations "transversales" (sic) de la "stratégie bas carbone"

Cette répartition de la principale charge financière de cette stratégie relève d'une curieuse acception de l’épithète "solidaire" accolée au nom du Ministère.  
Avec 5,68 milliards d'€, c'est le secteur qui supporte la plus forte hausse en 2017.

La cible :
En second lieu, cette cible "prioritaire", qu'est donc la production d'électricité, ne représente, avec une trentaine de MtCOeq par an, selon RTE, que moins des 2/3 du secteur de production d'énergie (dont raffinage) qui ne constitue lui même que 11 % des émissions, selon le rapport du Ministère.

vendredi 23 février 2018

La déliquescence sociale des États-Unis

https://www.pauljorion.com/blog
par Olivier Raguenes
Billet invité. Ouvert aux commentaires. Également publié sur Medium.
  • L’espace médiatique consacré aux États-Unis, dans la presse du monde entier, est monopolisé par les polémiques causées par Donald Trump. Au-delà du caractère dangereux et imprévisible du personnage, son élection est un symptôme parmi d’autres d’une société en déliquescence. L’arbre incandescent Trump dissimule une forêt en flammes : celle de la société états-unienne. Un système social en lambeaux, des écoles délabrées, des ponts et des barrages qui ne tiennent plus qu’à un fil, des centres commerciaux qui ferment par centaines… différents pans de la société états-unienne sont fragilisés, notamment par les coupes budgétaires des administrations publiques.
  • Il ne sera pas question ici d’envisager un effondrement des États-Unis à proprement parler, ni même de prétendre à un quelconque diagnostic de la misère sociale de certaines populations états-uniennes ; mais plutôt d’envisager plusieurs facettes d’un phénomène de décomposition sociale au cœur de la première puissance mondiale. 
    Le “Crowfunding" comme modèle social
  • Le système social états-unien d’abord lancé par Truman puis réduit en cendres par Reagan, est un enjeu du débat politique entre Républicains et Démocrates depuis près d’un siècle. En 2008, le gouvernement fédéral démocrate avait fait de l’”Obamacare” un axe fort de sa politique sociale. Dès lors, les États-uniens devaient bénéficier d’un système de couverture maladie efficace et ouvert à toutes et tous. Malheureusement inaboutie, cette réforme n’a pas réussi à répondre aux coûts de soin croissants des plus graves maladies, à commencer par les cancers. Les frais médicaux sont la première cause de faillite des ménages aux États-Unis nous indique le professeur de droit Daniel A. Austin. Pour faire face à la nécessité de soins quand le budget des malades est insuffisant, nombreux sont contraints de recourir au “crowdfunding” (ou financement participatif) pour payer leurs frais de santé. L’auteur Stephen Marche montre comment cette démarche est devenue un concours de popularité où les malades tentent dramatiquement de susciter l’identification des internautes afin de récolter de l’argent. Pourtant, près de 90% de ces tentatives ne lèvent pas les fonds nécessaires aux soins. Des entreprises comme GoFundMe ou YouCaring font de cette faille abyssale du système de santé un modèle économique en prélevant leur part sur les dons. Dans le même temps, l’administration Trump tente de détricoter les maigres avancées de l’Obamacare en renforçant cette dynamique mortifère. L’accès aux soins de santé devient un enjeu sanitaire majeur pour les classes populaires des États-Unis, et les inégalités sont exacerbées, aux dépens des minorités. D’autres secteurs publics sont dans une situation précaire dans le pays, à commencer par les écoles.
  • La précarité des bâtiments scolaires a été soulevée par ces images partagées sur les réseaux sociaux, où l’on voit des élèves de Baltimore en classe par des températures glaciales, parfois inférieures à 6°C. C’est l’occasion d’une empoignade entre politiques, mais les raisons tiennent bien davantage aux budgets très restreints des infrastructures publiques aux États-Unis, et ce, peu importe la couleur du maire ou du gouverneur. La situation est bien plus grave qu’une panne de chauffage ponctuelle lors d’un événement météorologique extrême. Une commission menée par la structure gérant les écoles publiques de Baltimore a estimé que deux tiers des écoles de l’agglomération étaient dans un état “très précaire”, nécessitant pour plus de cinq milliards de dollars de travaux. Au-delà du cas devenu emblématique de Baltimore, ou encore de Detroit, les écoles publiques de l’ensemble du pays sont pour beaucoup délabrées. Plus de la moitié d’entre elles ont besoin de travaux pour revenir à un “bon état”. La réussite scolaire est pourtant liée à la qualité des infrastructures. Les familles aisées préfèrent inscrire leurs enfants dans le privé, quitte parfois à s’endetter pour le faire. Cette situation précaire ne date pas d’aujourd’hui, déjà en 1995 le gouvernement fédéral estimait nécessaires des investissements majeurs pour rétablir une école publique viable dans le pays. Depuis, face aux coupes des finances publiques, les budgets consacrés aux écoles n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant la crise de 2008. Les citoyens de Baltimore ont pour l’instant lancé une campagne de financement participatif afin de garantir un service décent dans les écoles. Donald Trump a promis un investissement de plus de mille milliards de dollars dans les infrastructures considérées prioritaires, dont les écoles. Mais elles ne sont pas seules à être dans un état déplorable, le système des transports souffre aussi d’un manque de moyens.

Fiasco éolien offshore: l'industrie des énergies renouvelables fait face à des milliards de dollars d'indemnisation pour les réparations anticipées

Jillands-Posten
Version originale 

https://www.thegwpf.com/offshore-wind-fiasco-green-industry-faces-billions-in-compensation-for-early-repairs/

Ørsted risque de devoir réparer les pales de plus de 600 éoliennes offshore.



Le parc éolien d' Ørsted à Anholt a été achevé en 2013. Les pales des turbines sont déjà tellement usées qu'elles doivent être amenées à terre et réparées. Photo: A2Sea 

Ørsted doit réparer jusqu'à 2 000 pales d'éoliennes car le bord d'attaque des pales s'est usé après quelques années en mer. La société dispose d'un total de 646 éoliennes de Siemens Gamesa, qui pourraient être affectées dans une certaine mesure, a confirmé Ørsted. Le propriétaire de l'éolienne ne divulguera pas la facture, mais dit que l'importance financière est «faible». Siemens Gamesa ne veut pas non plus commenter les coûts, mais la filiale danoise de l'entreprise vient de fournir 4,5 milliards de deutsche Krone (750 millions de dollars) ou 16% de son chiffre d'affaires pour garantir ses engagements. [...]

Haute-Marne : Reynel, entends tu mugir ces féroces éoliennes?

www.voixdelahautemarne.fr

"Paysage choisi pour un parc prolongé d’amples vues, Reynel déploie autour de son château des XIIIe, XVe et XVIIIe siècles un royaume de pelouses, d’étangs et de forêts. Moins sauvage aux abords de la demeure, le parc se pare d’essences recherchées, d’allées courbes, de statues et de balustrades invitant à la contemplation des lointains horizons"
 http://de-moi-a-vous.over-blog.fr/article-reynel-chateau-et-jardins-75907878.html


Le château. Photo : Trudi. capture d'écran@http://mapio.net


jardin du château    photo : Trudi. capture d'écran@http://mapio.net


Porte donjon. photo : Aakouznetskiy. capture d'écran@http://mapio.net
Ce village au remarquable patrimoine avait déjà fait parler de lui après l'élection présidentielle de 2017. Monsieur Gilles Desnouveaux, maire PS, n'ayant pas du tout apprécié les résultats du second tour : Mme Le Pen (68.42%) et M.Macron : 31.58% . Il s'était fendu d'un courrier fustigeant les électeurs ayant voté pour le Front National, les qualifiant : (...)" je veux aussi saluer une grande victoire que la France a remportée sur ses ennemis de l’intérieur. Ces ennemis que nous avons vaincus hier, ceux d’il y a 72 ans, ce sont les mêmes."
Ambiance...
Lire
http://journal-citoyen-haute-marne.com/actualites-haute-marne/28-haute-marne-tempete-politique-a-reynel-la-lettre-du-maire-qui-fache-les-citoyens


Haute Saône : Vitrey -sur -Amance prend rendez-vous en mars avec ses "bourreaux" éoliens


L'association vous communique le programme des passages des convois transportant les aérogénérateurs à Vitrey-sur-Amance.

Elle souhaite bonne nuit et bonne chance aux habitants,es de cet ancien charmant village. Elle a une pensée également pour les autres communes limitrophes y compris celles de Haute-Marne,  bientôt frappées à leur tour par le fléau éolien qui se répand comme la peste noire sur ces 2 départements :

Projets autorisés :
-Vannier Amance (52) :  17 machines / début du chantier courant 2018, exploitation courant 2019.
-Les Hauts de la Rigotte (70) : 8 machines.
-La Roche des 4 rivières (70) : 9 machines.
-Percey-le-Grand : 10 machines.
Projets en instruction :
-Les Argilières (70) : 6 machines.
-Beaumont (52) : 6 machines.
-Torcenay (52) : 6 machines.

Au total 70 machines (série en cours) de prévues et couvrant une circonférence de 47 km maximum

Ici, c'est les Enfers!

R.I.P

Lire

Comme au Tréport, les Bretons bientôt « sacrifiés » à l’aluminium et au zinc ?

https://www.breizh-info.com
Michel Gay



Le système de protection contre la corrosion des éoliennes en mer commence à polluer la Mer du Nord et la Mer Baltique avec de l’aluminium. Les « anodes sacrificielles » en aluminium, zinc et indium des supports en acier, dont le but est d’empêcher la corrosion par le sel marin, sont pointées du doigt en Allemagne.

Les 6 500 éoliennes prévues en 2020 vont rejeter 13 000 tonnes de composés métalliques dans la mer, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

La méthode de protection classique utilisée contre la corrosion sur les bateaux pourrait aussi convenir, mais elle est plus coûteuse. Et le coût des éoliennes en mer est déjà suffisamment élevé, voire inabordable comme l’indiquait cet article sur « le naufrage du bon sens », pour ne pas en rajouter…

Comprendre les enjeux de l’équilibre production-consommation

portailcee.edf.fr

Car aujourd'hui, notre sécurité d'approvisionnement est menacée. Bientôt, sera t-il encore possible de fournir de l'électricité à tous et en même temps et d'assurer la mission de service public?

Bonne chance et bonne nuit

https://vimeo.com/257082611?ref=tw-share

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Le nucléaire, Bure et les hérauts humanistes

jhm.fr

 L'expulsion des anti-nucléaire du bois Lejuc près de Bure amène deux réflexions :

1) Cette opération policière faisant suite à une décision de justice http://www.lemondedelenergie.com/dechets-nucleaires-a-bure-la-justice-ordonne-lexpulsion-des-occupants-du-bois-lejuc/2017/04/26/  il faut se féliciter que l'Etat de droit ait été respecté.

Il est injustifiable que les opposants au "fléau" éolien industriel ne jouissent plus de ce droit élémentaire lors de la saisine de la justice pour contester un projet.
Lire :  Éolien : la Fédération Environnement Durable répond à Mr Sébastien Lecornu Secrétaire d’État https://augustinmassin.blogspot.fr/2018/02/eolien-la-federation-environnement.html

*"dans un véritable Etat de droit, l'Etat ne doit pas se contenter de respecter les règles qu'il a lui-même édictées : il doit également veiller à ce que chaque personne physique ou morale soit à égalité devant la loi, qu'il s'agisse de défendre ou faire valoir ses droits, de contester une décision ou une norme juridique (au moyen d'une norme supérieure)." http://www.etatdedroit.fr/Societe/Etat-de-droit-en-France.php

capture d'écran@jhm.fr

2) À l'occasion de cette très médiatique expulsion,  les réseaux sociaux et les médias ont relayé les déclarations de tous ces hérauts "écolos" portant haut et fort le sauvetage de la planète, du Climat et de l'Humanité. Ces "pleureuses" professionnelles avant tout,anti-nucléaire, dénonçant comme à leur habitude :  la méthode (atteinte à la démocratie), la poubelle nucléaire, les dangers de celui-ci pour les sols, pour la population, pour la planète, pour les générations à venir, etc.  Avec une nouveauté toutefois : l'arrivée dans cette "chorale" bien pensante, le parti France Insoumise. Ces représentants, es, lavant plus "vert" que les "verts". La pêche aux voix écolos oblige depuis que le PS a fait R.I.P?
Pour clôturer cette séquence "indignation", l'appel aux militants de terrain pour se geler rassembler devant les préfectures.

Ces hérauts profitaient de l'instant où les micros leur étaient tendus pour vanter également les mérites des énergies renouvelables intermittentes (PV et éolien) et de les proposer comme solution idéale pour remplacer le nucléaire.

jeudi 22 février 2018

ENR: les exploitants agricoles en "premiers de cordée"

ademe.fr

Nous ne remercierons jamais assez nos "amis" es entrepreneurs agricoles pro-éoliens de :
  • bétonner les terres agricoles,
  • mettre en péril notre santé, celle des animaux, la leur, et celle... de leur famille,
  • de ne pas participer à la lutte contre les émissions de CO2,
  • de massacrer nos paysages et leur attractivité.
Et tout ça pour :
(...) "pouvant dans certains cas générer jusqu’à 15000€ annuels de revenus complémentaires."
https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/agriculture-et-energies-renouvelables-levier-essentiel-transition-energetique
Aussi, ils ne nous en voudront pas de les envoyer CHIER et de ne RIEN DONNER à leur "quête" quand :

Politique climatique : erreur française, fraude des mots

http://huet.blog.lemonde.fr

Plus l’Etat français dépense l’argent public pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, et plus elles augmentent. Un proverbe des Shadoks ? Non, le constat tout à fait officiel et détaillé fait par le ministère dirigé par Nicolas Hulot. La France prend en effet très au sérieux son rôle dans l’action mondiale pour atténuer la menace climatique future. Elle a donc mis au point une Stratégie nationale bas carbone. Laquelle détaille année après année et secteur par secteur les objectifs de diminution des émissions jusqu’à parvenir à -75% en 2050 relativement à 1990. Le fameux « facteur 4 », puisque cela correspond à une division par quatre de ces émissions. Une opération nécessaire si la France veut apporter sa quote-part à l’objectif mondial d’une atténuation de la menace climatique afin de la limiter à une élévation de la température moyenne de la planète de 2°C maximum relativement à la fin du 19ème siècle.
Cette Stratégie ne se contente pas de chiffrer les objectifs, elle liste aussi les moyens mis en oeuvre pour y parvenir : subventions, décisions structurantes, intégration des objectifs climatiques dans l’ensemble des politiques publiques… Tout cela fait très sérieux. Surtout lorsque l’examen du premier bilan dressé par le suivi de cette stratégie démontre son erreur manifeste lorsque l’on examine l’adéquation entre objectifs et moyens, le B et A BA d’une bonne stratégie.

Les faces cachées d'une politique climatique

http://lemontchampot.blogspot.fr
Jean Pierre Riou

L'évolution redoutée du climat justifierait tous les efforts pour limiter les effets accélérateurs de l'activité humaine. Et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), exprimée en équivalent CO2 est érigée en priorité absolue.
La confusion entre les objectifs et les moyens supposés y parvenir ont permis au développement des énergies renouvelables de relever désormais d'un engagement distinct.
Et même pour la France, dont le parc de production d'électricité n'émet pas de CO2 !
Ou quasiment pas.

Décryptage.
Le cas de la biomasse, ou : comment casser le thermomètre pour faire tomber la fièvre.
Avec 0,98tonnes de CO2/MWh produit, les énergies telles que biomasse, biogaz ou biodéchets sont considérées les plus émettrices de CO2 par RTE.
Mais leur caractère pilotable leur permettrait du moins de remplacer n'importe quelle énergie fossile, ainsi qu'à Gardanne, en brûlant du bois à la place du charbon.
Pour autant, le bénéfice environnemental ne va pas de soi, ainsi que vient de le rappeler la décision de justice concernant son exploitation, en raison des effets dévastateurs sur les forêts du sud est.

La réduction de CO2 la plus radicale consiste donc à ne plus en comptabiliser les émissions. Impliquant de rendre la démarche visible dans les bilans, par la modification obligée des chiffres de l'année précédente, ainsi que cela apparaît par la comparaison des 2 bilans RTE ci dessous, celui de 2016 et celui de 2017.



(Source Bilans annuels RTE)

mercredi 21 février 2018

Collectif Victimes des Éoliennes : Ghislaine Siguier, Présidente, dénonce

victimes.eolien@gmail.com
Par Ghislaine Siguier,
Présidente du Collectif Victimes des Éoliennes
le 20/02/2018

 
Consultation publique — CSPRT du 13 mars 2018 — Projet de décret relatif aux éoliennes terrestres et portant diverses dispositions de simplification et clarification du droit de l’environnement.

Le nouveau décret facilitant l’implantation d’éoliennes industrielles est de nature à beaucoup inquiéter les riverains et futurs riverains de ces usines électriques plantées dans les champs de nos campagnes.

Il s’agit encore une fois d’un rapport de force du lobby éolien exercé sur nos politiques, et sur nous le peuple, obligés de nous sacrifier pour que vivent ces industriels. Ce lobby n’en a jamais assez, c’est un ogre, dévoreur de subventions et de territoires !

Donc nouvelles facilités pour ne pas gêner les envahisseurs de nos campagnes !

Les enquêtes publiques n’étaient déjà pas un modèle de démocratie par le passé, pour faciliter cette marche en avant forcée des aérogénérateurs dans notre pays.

Combien de maires ou d’élus frisant la prise illégale d’intérêts, ou ayant les deux pieds pris dedans ? Sans que l’État contrôle ces broutilles !

Éolien : la Fédération Environnement Durable répond à Mr Sébastien Lecornu Secrétaire d’État

 contact@environnementdurable.net
 Jean-Louis Butré
Paris le 20 février 2018




Commentaire : Les futurs projets de lois et décrets du gouvernement pour faciliter l'implantation d'aérogénérateurs (terre et mer) feraient que les citoyens, nes français ne seraient plus égaux devant les lois de la République. De fait, l'Etat de droit serait bafoué*. Préparons-nous à saisir le Conseil constitutionnel, lui seul ayant qualité en France, pour juger si les nouvelles lois sont conformes ou pas.

* (...) " En outre, dans un véritable Etat de droit, l'Etat ne doit pas se contenter de respecter les règles qu'il a lui-même édictées : il doit également veiller à ce que chaque personne physique ou morale soit à égalité devant la loi, qu'il s'agisse de défendre ou faire valoir ses droits, de contester une décision ou une norme juridique (au moyen d'une norme supérieure)." http://www.etatdedroit.fr/Societe/Etat-de-droit-en-France.php



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Communiqué de presse

Reçue le 8 février 2018 par M. Sébastien Lecornu, Secrétaire d’État à la transition énergétique écologique et solidaire, en présence de M. Martin Guespereau, son directeur de cabinet, la Fédération de l’Environnement Durable (FED) prend acte de la volonté du ministre d’ouvrir une concertation avec les associations présentes alors qu’elles avaient été exclues depuis des mois des réflexions en cours sur l’éolien.

La FED rappelle que sa contestation résolue à l’égard de l’éolien industriel ne relève pas seulement de considérations visant, le patrimoine et les paysages mais prend en compte les atteintes que porte cette source d’énergie à l’intérêt général de notre pays pour des points de vue économiques, financiers et sociaux.

L’abécédaire de Cornelius Castoriadis

https://www.revue-ballast.fr
Texte inédit pour le site de Ballast

Son biographe1 évoque un « paradoxe » : comment se fait-il qu’un intellectuel « d’une telle ampleur » soit à ce point marginal et « négligé » par l’Université ? Saluons plutôt ce « déficit de reconnaissance » institutionnelle et médiatique : c’est à cette condition que se déploie la pensée critique. Né en 1922, mort en 1997, pilier de l’organisation Socialisme ou Barbarie, trotskyste puis marxiste critique puis critique du marxisme, à la fois économiste 2 et psychanalyste de profession, révolutionnaire revendiqué jusqu’à son dernier souffle, ce Grec devenu français a toute sa vie loué l’autonomie. Celle du corps politique et des individus qui le forment. Celle qu’il faut apprendre et arracher « aux oligarchies bureaucratiques, managériales et financières » pour instaurer — avec le concours de la grande masse des citoyens et non du seul prolétariat ouvrier — une société auto-organisée, frugale, écologique et enfin démocratique.



Autonomie : « C’est le projet d’une société où tous les citoyens ont une égale possibilité de participer à la législation, au gouvernement, à la juridiction et finalement à l’institution de la société. […] C’est en cela qu’on peut l’appeler le projet révolutionnaire, étant entendu que révolution ne signifie pas des massacres, des rivières de sang, l’extermination des Chouans ou la prise du palais d’Hiver. » (Entretien paru dans le n° 10 de la revue Propos, en mars 1993)

De l’exploitation en milieu fermier écolo

Par Yann Kindo
Blog : La faucille et le labo
17 févr. 2018
 
Je voudrais évoquer dans ce billet un point aveugle des discours apologétiques sur les fermes dites « agroécologiques », pour reprendre le terme le plus vague et le plus fourre-tout, et donc le plus à la mode. Dans ces lieux qu’on nous offre souvent en exemple ou plus encore en véritable modèle à suivre, j’ai remarqué à plusieurs reprises qu’une question semblait passer largement à la trappe et rester hors du radar des fans, alors qu’il s’agit pourtant de la question fondamentale de l’économie politique, à savoir celle du travail, de sa rémunération… et de son exploitation. On va donc voir que parfois, dans ce milieu, quand on parle d’une « exploitation agricole », le côté « exploitation » est bien plus développé et performant que le côté « agricole »…

A tout seigneur tout honneur, commençons par aller faire un tour chez le gourou le plus médiatisé, à savoir Pierre Rabhi. Quand avec des copains nous sommes allés visiter la ferme expérimentale de ses disciples de Terrre et Humanisme, on se demandait comment les miracles agronomiques vantés par le site Bastamag pouvaient exister, et on se doutait bien que la question de la main d’œuvre faisait partie de l’équation à résoudre:

http://afis-ardeche.blogspot.fr/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html

Ceux qui ont lu ce compte-rendu de notre visite savent que de miracle agronomique il n’y en avait point, mais que même les piteux résultats obtenus l’étaient sur la base de l’utilisation massive de travail gratuit et de dons divers et variés :
Contribution financière ou en nature des riches parrains de l’association et de personnes solidaires.

Haute-Marne (Poiseul) : découvrir la prairie et apprendre à la protéger de ses prédateurs... humains

jhm.fr

Depuis de nombreuses années, Blandine Vue* consacre une grande partie de sa vie à arpenter les salles de classe de la Haute-Marne et d'ailleurs, pour apprendre aux élèves, aux enseignants et aux parents d'élèves, l'histoire de leur territoire et comment celui-ci si vulnérable devant l'appétit féroce de la modernité et des hommes, a besoin de leur amour et de leur protection.

Ce travail pédagogique fait l'objet de son dernier livre (2012) :
"Histoire des paysages, apprendre à lire l'histoire du milieu proche (village et territoire) - Guide à l'usage des parents, des enseignants, des aménageurs et des curieux "(Relié)


source : https://www.decitre.fr

source : https://www.actes-sud.fr

Aujourd'hui, l'association "Sur les traces" soutenue par la Région Grand-Est, nous invite en sa compagnie à flâner au milieu de la prairie haut-marnaise, une des dernières à la virginité quasi éternelle. Ne boudons pas notre plaisir.

* Docteur ès Lettres, Spécialiste des paysages.
Lauréate de la Fondation Nicolas Hulot
chercheur associé à l' UMR 5594 du CNRS, Université de Bourgogne


Lire

mardi 20 février 2018

Fermer Fessenheim n’est pas prioritaire (Tribune)

par Pierre-René Bauquis
Tribune signée Pierre-René Bauquis et Bertrand Barré
Publié le 19.02.2018


Fessenheim-jpg

Après l’étude de critères rationnels, rien ne justifie la nécessité de fermer, en priorité, la centrale nucléaire de Fessenheim.
La loi de transition énergétique pour une croissance verte, votée en 2015, stipule notamment que la part d’électricité nucléaire  doit être réduite de 75 à 50 %. A moins que la loi ne soit amendée, EDF devra donc, lors de la mise en service industriel de  l’EPR de Flamanville, mettre à l’arrêt définitif au moins 1.650 mégawatts (MW). La loi ne précise pas où procéder à ces arrêts.
Le parc nucléaire français est constitué de 58 tranches réparties en 34 tranches de 900 MW, 20 tranches de 1.300 MW et 4 tranches de 1.500 MW. Pour limiter la perte de production et les émissions de CO2 par les centrales à gaz nécessaires pour compenser l’intermittence des centrales éoliennes et solaires, EDF devra sans doute arrêter un site de deux tranches de 900 MW. Comment choisir ?

Un choix politique


 Les principaux critères à prendre en compte sont le vieillissement, la sécurité et la sûreté (évaluées par l’Autorité de sûreté nucléaire ou ASN), l’économie, les difficultés de refroidissement à l’avenir, l’équilibre du réseau, les questions sociales liées à la fermeture, et les conséquences potentielles d’un accident grave, d’un attentat majeur ou d’un bombardement.
Sur aucun de ces critères, Fessenheim n’est la centrale à fermer en priorité.
Le critère d’ancienneté mis en avant n’est pas pertinent. En effet, l’ASN soumet tous les dix ans les centrales nucléaires à des examens approfondis. A l’issue de ces examens, elle établit une liste d’opérations de jouvence dont la réalisation conditionne l’autorisation de fonctionner une décennie de plus.
La vraie raison du choix de Fessenheim est politique. Elle est liée à son caractère frontalier avec l’Allemagne. Mais il serait paradoxal que l’alimentation de la France en électricité soit déterminée par le lobby antinucléaire allemand.
D’autant plus que l’Allemagne a fait le choix de « sortir du nucléaire », sous la pression des Grünen, à la satisfaction de  ses producteurs de charbon et de lignite, mais sans concertation avec ses partenaires français.

Joseph Epstein, bon pour la légende - livre partie II

http://www.pascalconvert.fr 
Serge Wolikow
2007

Serge Wolikow, est Professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Bourgogne, Directeur de la Maison des Sciences de l'Homme de Dijon, est président du Réseau National des Maisons des Sciences de l'Homme.
Dans son centre de recherche (UMR CNRS 5605) il conduit notamment des recherches sur le mouvement communiste international et la France, les mouvements sociaux des années 1930 à nos jours, la question des archives des mouvements sociaux et des sciences sociales.



Préface

Le temps de l’histoire
L’aventure de Joseph Epstein que Pascal Convert nous raconte en même temps qu’il l’a écrite à son fils est celle d’un combat qui se déroule principalement en France mais dont l’horizon est international. Ce combat internationaliste en France mené par un jeune homme venu de Pologne, chassé par l’antisémitisme mais aussi guidé par l’amour de la France, s’appuie de façon indissoluble sur l’organisation communiste de la décennie qui suit la révolution russe. L’histoire de Joseph Epstein, de son engagement et de ses actions, reconstituée par Pascal Convert résulte d’un travail impressionnant d’investigation et de documentation, croisant notamment ses sources afin d’approcher au plus près nombre d’épisodes qu’il a su articuler pour faire émerger au bout du compte la figure singulière d’un homme qui avait consacré une grande partie de son énergie et de son savoir à dissimuler ce qu’il était en raison même de son combat.

Le titre m’a conduit à envisager cette préface comme l’occasion de fournir l’arrière plan historique de la légende !

Joseph Epstein, bon pour la légende - livre partie I

http://www.pascalconvert.fr
Pascal Convert
2007


Joseph Epstein



Joseph Epstein. Bon pour la légende. Lettre au fils
Editions Atlantica-Séguier, 300 pages, septembre 2007.


" L'homme qui, de loin, est le plus grand de nos officiers de toute la France, le plus grand tacticien de la guerre populaire, est inconnu du grand public. De tous les chefs militaires, il fut le plus audacieux, le plus capable, celui qui donna à la Résistance française son originalité par rapport aux autres pays d'Europe. Joseph Epstein, Le colonel Gilles, commissaire militaire aux opérations de la région parisienne, a dégagé, en effet, les formes nouvelles du combat dans les villes ".
Albert Ouzoulias Commissaire Militaire National des Franc Tireurs Partisans Français, adjoint de Charles Tillon.

"L’aventure de Joseph Epstein que Pascal Convert nous raconte en même temps qu’il l’a écrite à son fils est celle d’un combat qui se déroule principalement en France mais dont l’horizon est international. Ce combat internationaliste en France mené par un jeune homme venu de Pologne, chassé par l’antisémitisme mais aussi guidé par l’amour de la France, s’appuie de façon indissoluble sur l’organisation communiste de la décennie qui suit la révolution russe. L’histoire de Joseph Epstein, de son engagement et de ses actions, reconstituée par Pascal Convert résulte d’un travail impressionnant d’investigation et de documentation, croisant notamment ses sources afin d’approcher au plus près nombre d’épisodes qu’il a su articuler pour faire émerger au bout du compte la figure singulière d’un homme qui avait consacré une grande partie de son énergie et de son savoir à dissimuler ce qu’il était en raison même de son combat".
Serge Wolikow, historien.

Le Conseil Supérieur de la Prévention des Risques Technologiques (CSPRT) organise une consultation publique sur le projet de décret relatif aux éoliennes terrestres

http://lemontchampot.blogspot.fr
Jean Pierre Riou


Commentaire : (...) "Une telle absence de concertation, au nom de la protection de l’environnement, pose question !"

Mon cher professeur,
"où il y a un doute, il n'y a pas de doute. "

M.Hulot et ses acolytes, publics ou privés
  • M.Lecornu, Mme Poirson, élus nationaux, régionaux et locaux,
  • les partis politiques : LREM, EELV, France Insoumise, etc.
  • le Syndicat des Energies renouvelables (SER), 
  • les ONG : Greenpeace, France Nature Environnement, La Fondation pour la nature et l'homme (FNH),etc. 
  • Les médias, la presse, etc.
décident par leurs futurs projets législatifs que les citoyens, nes français ne seraient plus égaux devant la loi de la République. De fait, l'Etat de droit serait bafoué.
Pour rappel : (...) " En outre, dans un véritable Etat de droit, l'Etat ne doit pas se contenter de respecter les règles qu'il a lui-même édictées : il doit également veiller à ce que chaque personne physique ou morale soit à égalité devant la loi, qu'il s'agisse de défendre ou faire valoir ses droits, de contester une décision ou une norme juridique (au moyen d'une norme supérieure)." http://www.etatdedroit.fr/Societe/Etat-de-droit-en-France.php

Aussi, Les Vues appellent toutes les défenseurs des territoires ruraux en lutte contre le fléau éolien et ses "missionnaires", à la plus grande vigilance et à se préparer à l'éventualité de saisir le Conseil constitutionnel, lui seul ayant qualité en France, pour juger ou non de la constitutionnalité de nouvelles lois.
 En avant toute!
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Le Conseil Supérieur de la Prévention des Risques Technologiques (CSPRT)
organise une consultation publique sur le projet de décret relatif aux éoliennes terrestres et portant diverses dispositions de simplification et clarification du droit de l’environnement.
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/csprt-du-13-mars-2018-projetde-decret-relatif-aux-a1784.html

Pourtant :
L’Académie de médecine vient de considérer que les éoliennes perturbaient incontestablement le sommeil dans un rayon de 1500m.
- Or les riverains d'éoliennes sont déjà privés de la protection du
code de la santé publique par l'article 26 de l’arrêté ICPE du 26
août 2011.

- Ils seront désormais privés des dispositions du droit commun pour
exercer tout recours.

- Les dérogations accordées aux éoliennes suppriment également des
contrôles de conformité et permet des entorses aux simples codes de
l’environnement ou de l’urbanisme.


Ces différents codes imposent des contraintes. Mais ont été élaborés pour protéger aussi bien la santé publique, que les paysages et les espaces naturels. Il est anormal que le groupe de travail chargé de proposer des mesures permettant de faciliter l'implantation des éoliennes n'ait même pas permis aux personnes qui sont appelées à être exposées de façon
permanente aux bruits, vibrations, mouvement et flashes lumineux incessants
des éoliennes, d'exprimer leurs inquiétudes ou leurs souffrances. Une telle absence de concertation, au nom de la protection de l’environnement, pose question !
C'est pourquoi je suis opposé aux dérogations proposées dans ce projet
de texte.



Des milliers de cours d’eau sont rayés de la carte de France, et s’ouvrent aux pesticides

Lorène Lavocat (Reporterre)

Commentaire : Reporterre, dénoncé* également l'inutile et polluante bétonisation éolienne et Pv des terres agricoles pour être vraiment des écolos. Sinon, vous resterez juste des... tartuffes! Merci.
* idem pour l'association France Nature Environnement (FNE) qui s'exprime dans l'article.
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En l’absence d’un cadre juridique clair, de nombreux cours d’eau sont déclassés sous l’influence de la FNSEA, qui cherche à contourner la loi sur l’eau. Des centaines de rivières sont ainsi en train d’être purement et simplement rayées de la carte de France.

2e volet de notre enquête sur la cartographie des cours d’eau. Lire le 1e volet : Course contre la montre pour sauver les cours d’eau.

L’eau potable, une denrée bientôt rare. À l’automne dernier, l’UFC Que choisir se faisait le héraut de nos rivières : « Les pesticides sont désormais massivement présents et dépassent la norme définie pour l’eau potable, dans la moitié des cours d’eau et dans le tiers des nappes phréatiques. » Résultat : près de deux millions de Français ont été exposés à une eau polluée. « L’accès à une eau de qualité pour la majorité des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions », conclut l’association.

Une situation « alarmante », qui pourrait encore se dégrader : loin des radars médiatiques, des milliers de cours d’eau sont en train d’être purement et simplement rayées de la carte de France. Sous la pression de la profession agricole, ruisseaux, rus et ruisselets perdent tour à tour leur dénomination de cours d’eau pour devenir fossé, canal ou ravine. Or, sans ce statut protecteur, ces innombrables petits bras aquatiques se retrouvent hors des normes limitant les épandages phytosanitaires, les travaux de calibrage, les constructions et autres barrages hydrauliques.

Une fraude d'un montant de 1,8 milliard de dollars a été découverte en Inde.

http://www.economiematin.fr
Charles Sannat pour Insolentiae




Nirav Modi, le célèbre diamantaire, se serait enfui en laissant derrière lui une ardoise de près de 1,8 milliard de dollars à la Punjab National Bank (PNB), la deuxième banque publique indienne.

Il a utilisé pas moins de 200 sociétés écrans pour recevoir les fonds de la fraude et les blanchir sous forme de terrains, or et autres pierres précieuses.

Un diamantaire très connu !
« L’affaire de la Punjab National Bank, cible d’une fraude de 1,8 milliard de dollars, braque le projecteur sur la corruption au sein du système bancaire public et du secteur diamantaire en Inde.
Il faisait régulièrement la une des magazines de mode, et ses diamants paraient les plus grandes actrices. Mais s’il est aujourd’hui au centre des médias, les raisons sont nettement moins glamour. Nirav Modi, célèbre patron de Gitanjali Gems, enseigne réputée de bijoux en Inde, est accusé d’être l’auteur d’une des plus grandes fraudes bancaires qu’ait jamais connues le pays.

Le célèbre diamantaire se serait enfui en laissant derrière lui une ardoise de près de 1,8 milliard de dollars à la Punjab National Bank (PNB), la deuxième banque publique du pays. Une escroquerie à laquelle State Bank of India (SBI) et l’Union Bank of India seraient également exposées à hauteur de plus de 200 millions de dollars chacune. «Nous n’avons pas d’exposition directe à Nirav Modi, mais à la banque PNB», a détaillé le président de la SBI.

Haute-Marne : quand laver du linge, peut rapporter... des emplois locaux

jhm.fr

Très bonne nouvelle pour la population haut-marnaise! Juste un bémol :  Les Vues regrettent que les 3 communautés de communes du Sud  (le Grand Langres, les Savoir-Faire et la CCAVM) et leur pôle d'équilibre territorial et rural ( PETR) associé, n'ont apparemment pas participé à la compétition ?


capture d'écran
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lundi 19 février 2018

En 2017, le gaz et le charbon sont venus au secours de l’électricité française… mais pas du climat

http://www.novethic.fr
Ludovic Dupin,

En raison d’une faible disponibilité du parc nucléaire et des stocks hydrologiques historiquement bas, le système électrique a dû recourir massivement aux énergies fossiles pour répondre à la demande en 2017. Si le mix hexagonal reste l’un des moins carboné d’Europe, le secteur électrique a quand même vu ses émissions de CO2 s’envoler de 20 %, à 27,9 millions de tonnes de CO2.

La centrale électrique EDF de Cordemais compte deux unités fioul et deux unités charbon.
@EDF


La France a beau avoir acté la mise à l’arrêt de ses quatre centrales à charbon d’ici 2022 et EDF avoir annoncé l’anticipation de la fermeture de ses dernières centrales au fioul, les énergies fossiles n’avaient pas tenu un rôle si important dans le mix électrique français depuis de nombreuses années. C’est le triste constat que dresse le Réseau de Transport électrique (RTE) dans son bilan 2017.

Choix du site d’implantation d’un parc éolien ou principe du pissenlit?

http://assodbb.over-blog.com
Publié le 18 février 2018

Comment sont choisis les sites ?
C’est en cherchant la réponse à cette énigme que j’ai trouvé des pissenlits !
1er indice :
Un parc éolien doit être raccordé au Réseau de Transport d’ Électricité (RTE), c’est incontournable. Car l’électricité est produite pour être achetée et consommée par un client raccordé quelque part sur le réseau.
2ième indice :
RTE facture au producteur éolien le raccordement de son parc au Réseau de Transport d’ Électricité. Or, le montant de la facture GRIMPE en fonction de la difficulté du raccordement comme par exemple, la distance entre le parc éolien et le Réseau de Transport d’ Électricité.
3ième indice :
Il faut absolument un point de raccordement !

Enquête…
Où sont situés les points de raccordements au réseau de RTE ? Pour répondre à cette question c’est assez simple, mais il faut utiliser le bon vocabulaire : « Poste Source ». Il suffit ensuite de connaitre la localisation des postes sources.
C’est assez simple aussi car RTE propose sur internet une carte de son réseau d’électricité sur laquelle on peut repérer les postes sources de sa région. Il suffit de zoomer. Si un poste source se situe près de chez vous, alors vous êtes potentiellement menacé par un parc éolien !
Démonstration : Voici le Réseau de Transport d’ Électricité.
(http://www.rte-france.com/fr/la-carte-du-reseau)

 
En rouge, il s’agit des lignes « Très Haute Tension » dont l’électricité provient de nos centrales nucléaires pour faire simple. En vert, il s’agit des lignes « Haute Tension » intermédiaires qui acheminent l’électricité vers les lieux de consommations régionaux. Et l’on peut ainsi zoomer jusque chez soi !

La transition énergétique ouvre une nouvelle page de l’histoire minière française

http://www.novethic.fr

C’est la face cachée de la transition énergétique, celle qu’on ne veut pas regarder de trop près car elle dérange. Dans nos éoliennes, nos panneaux solaires ou encore dans les batteries de nos voitures électriques, il y a des métaux rares extraits pour la grande majorité en Chine dans des conditions environnementales désastreuses. Se pose donc la question de la réouverture de mines en France, forcément plus propres mais très difficiles à faire accepter par la population. 

En France, une quinzaine de permis d'exploration ont été octroyés pour rechercher des métaux.
@Rio Tinto

Nous n’allons plus regarder nos pieds de la même façon… Car dans nos sous-sols se cache potentiellement un trésor insoupçonné. Si les dernières mines - de charbon en Lorraine et d’or en Languedoc-Roussillon - ont fermé en 2004, un regain extractif a vu le jour à la fin des années 2010. Pour la première fois en trente ans, des permis d’exploration ont de nouveau été octroyés dans l’Hexagone ainsi qu’une douzaine de permis exclusifs de recherches de mines pour trouver des métaux.
En cause, l’envolée du prix des métaux au niveau mondial et une réduction des exportations de certains d’entre eux par la Chine dont nous sommes très fortement dépendants. Cela a poussé Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, à lancer en 2014 une compagnie nationale des mines. Stratégie reprise l’année suivante par le ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron, qui crée un comité "mine responsable" et assure que la France "va rouvrir des mines".

Le paysage dénaturé ou l’embarras des fidèles de l’éolien

 http://www.sppef.fr
par Philippe Peyroche
adhérent de Sites & Monuments, membre de la CDNPS de la Loire
publié le 17 janvier 2018

Commentaire :  Annotations de Michel Bernard (AEST37) sur trois aspects :
  1. la perception de la hauteur de ces usines électriques = plusieurs situations ont montré que des habitants ne s’inquiétaient pas d’un projet situé à 1 km de chez eux car ils pensaient qu’à cette distance, ils ne seraient pas « impactés ». Le positionnement d’un ballon ou mieux encore d’une montgolfière à la hauteur correspondant au bout de pale crée alors une commotion : la matérialisation a un effet... choquant.
    On peut exiger des collectivités territoriales favorables à un projet éolien la mise en place de cet « élément visuel d’information objective » = en milieu rural, personne n’a comme référence une structure de 200 à 240 mètres de haut = avenir de toutes les usines éoliennes grâce à la magie du « repowering ».
  2. la perception momentanée du mouvement : un immeuble de 200 m de hauteur ça gâche, un peu, le paysage mais il est fixe, immobile, inerte. Or, les mouvements des rotors et des pales (bien sûr quand il y a du vent) attirent le regard, captent l’attention. La présence de cette « élégante réalisation d’art contemporain » devient obsédante. Elle détruit la paisibilité de la ruralité.
  3. la perception décalée du mouvement = la persistance sensorielle rétinienne. Le cerveau soumis durablement à la vision des rotations s’imprègne de ces mouvements = une imprégnation cérébrale passive diurne se manifeste nuitamment par une restitution de ces perturbations = insomnies et autres dégâts sanitaires qu’il faudrait documenter.
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Nous livrons ce beau texte à la sagacité de nos lecteurs, en espérant qu’il en suscitera d’autres, sur un sujet où le débat nous semble malheureusement de plus en plus à sens unique.



La critique de l’éolien s’exerce sur différents points. On ne se préoccupera ici que de la question du paysage et de son cortège polémique.

Le point le plus délicat à résoudre aux yeux des acteurs de l’éolien, celui qui embarrasse les promoteurs, est sans conteste celui des atteintes aux sites et la critique qu’en font les esprits sensibles à leur harmonie.

En effet, il est objectivement impossible de contester les dimensions des machines. Même, et surtout, les paysagistes missionnés par les promoteurs renoncent à prétendre dissimuler des constructions sans rapport ni dimensionnel ni matériel avec les sites où on les installe. Ils se réfugient dans la proposition utopique de créer un « nouveau paysage » hybride, mi-industriel, mi-naturel, en fait un paysage, au sens propre, dénaturé.
Les réponses des partisans des machines sont d’ordres divers mais leur présupposé reste constant : même si les paysages souffrent de perturbations qu’ils sont bien obligés de reconnaître, l’éolien doit se « Faire » selon le mot récent d’un journaliste écologiste convaincu du bien-fondé de cette industrie (Reporterre, « L’éolien en France », 18 /12 20).
L’utilitarisme, colorié d’une certaine idéologie écologiste confiante en l’avenir des techniques, l’emporte sur toute autre vision de la société et de ses valeurs esthétiques ou affectives.

& & &

Les Baléares se préparent un avenir sans émissions ?

Par : Arthur Neslen | The Guardian
translated by Mathilde Mortier
Langue : English


Le nouveau plan d’action concerne les îles Baléares, notamment Ibiza. [Shutterstock]

Le gouvernement des îles Baléares a lancé un plan ambitieux pour éliminer progressivement ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, ce qui pourrait l’opposer au gouvernement espagnol. Un article de notre partenaire, The Guardian.

Conformément au plan d’action écologique lancé par le gouvernement des Baléares, les nouvelles voitures diesel seront retirées du marché automobile à Ibiza, Majorque, Minorque et Formentera en 2025, date à laquelle tout l’éclairage public sera remplacé par des lampes LED.
Des panneaux solaires seront installés sur tous les bâtiments dont les toits dépassent les 1000 m2 (parkings, supermarchés et stades). Les centrales à charbon seront supprimées et, d’ici 2035, et les loueurs de voitures ne pourront proposer que des voitures électriques.



Le lac de Côme passe au tout électrique
Le pittoresque lac de Côme en Italie est devenu la première « destination électrique », suite à l’installation d’un réseau de recharge électrique de grande ampleur.


Francina Armengol, la présidente du gouvernement socialiste et écologiste des îles Baléares, a déclaré que leurs limites territoriales en faisaient « un espace idéal pour la promotion de l’électromobilité et pour le développement des énergies renouvelables afin qu’elles deviennent finalement notre seule source d’énergie ».
« Nous sommes parfaitement conscients que de nombreuses mesures prévues par la loi que nous annonçons aujourd’hui demandent des efforts de la part des secteurs public et privé », a-t-elle déclaré. « Il est essentiel qu’il en soit ainsi si nous souhaitons que la loi soit plus qu’une simple déclaration d’intention ».

Eolien : La France est-elle toujours un Etat de droit ?

Collectif ACBFC (Bourgogne-France-Comté)
Michel de Broissia

Commentaire : La France est-elle toujours un Etat de droit ?

(...)" un bon Etat de droit doit donc respecter la lettre (respect du droit) mais aussi l'esprit (respect de valeurs universellement ratifiées). [...] En outre, dans un véritable Etat de droit, l'Etat ne doit pas se contenter de respecter les règles qu'il a lui-même édictées : il doit également veiller à ce que chaque personne physique ou morale soit à égalité devant la loi, qu'il s'agisse de défendre ou faire valoir ses droits, de contester une décision ou une norme juridique (au moyen d'une norme supérieure)."
http://www.etatdedroit.fr/Societe/Etat-de-droit-en-France.php
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Suite aux conclusions du Groupe de Travail Eolien présidé par Sébastien Lecornu et destiné à simplifier l'implantation des parcs éoliens en France, le ministre de l'environnement passe aux actes. Il publie un projet de décret et lance une consultation publique du 16 février au 8 mars 2018 .

Vous trouverez ci-après le lien vers la page internet annonçant cette consultation :
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/csprt-du-13-mars-2018-projetde-decret-relatif-aux-a1784.html

Les mesures concernant l’éolien dans ce projet de décret :

La politique climatique française est mal partie

 Commentaire : (...) "La politique climatique française est mal partie." Mais est-ce que le citoyen et contribuable français s'en soucie vraiment? Posez la question, c'est en partie y répondre, non?


"J'aime bien mes dindons
- J'aime bien mes moutons
- Quand ils font leurs doux glou glou glou
- Quand chacun d'eux fait bê bê bê
"
Extrait de de l'opérette "La mascotte", la chanson "Duo des dindons"
Paroles: Alfred Duru, Henri Chivot. Musique: Edmond Audran 
Écoutez
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La Lettre "Géopolitique de l' Électricité" n°81 de février 2018 est consacrée à la politique climatique française dont les conséquences sur le secteur électrique sont considérables.
Notre pays, qui revendique un rôle international dans la lutte contre le réchauffement climatique, vient de se doter d'un instrument de pilotage nommé "Suivi de la Stratégie Nationale Bas-Carbone", qui nous apprend:

Scop, insertion, tri des déchets et… conditions de travail indignes

François Haslé

Commentaire : Relisons "L' Établi" de Robert Linhart (1978). 2018, synonyme de progrès social?

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L’auteur de cette tribune a travaillé pendant plusieurs mois dans une usine de tri des déchets. Indigné par les conditions de travail, il a décidé de raconter son expérience dans un livre à mi-chemin entre le journal intime et le reportage en immersion.

François Haslé a 31 ans. Il a écrit un livre autoédité, Ordures. De presque journaliste à vraiment ouvrier, relatant son expérience personnelle dans les coulisses d’une entreprise de
tri de déchets.

 
François Haslé

Après une trop longue période de chômage et de RSA, je me suis retrouvé ouvrier dans une usine de tri de déchets industriels et ménagers. Un contrat de quatre mois en insertion (cas désespéré oblige), renouvelable à quatre reprises. J’arrive donc dans une Scop (société coopérative et participative) avec un statut de personne à « aider », ou au moins à « accompagner ».
Me voilà employé dans une entreprise respectée dans la région, fleuron de l’industrie locale, soucieuse de l’environnement et de l’avenir de la planète. Pêle-mêle, on y trie de l’électroménager (congélateurs, machines à laver), les petits appareils en mélange (PAM) type appareils de chauffage ou de ventilation, jouets, outils de bricolage électrique, ou encore les écrans, le bois, le verre, la liste est longue.
Mais au-delà du credo environnemental et social de la boîte, les conditions de travail n’ont rien d’idyllique.

Derrière l’entreprise d’utilité publique et le projet forcément positif, il y a les femmes et les hommes qui y travaillent. Et c’est bien là le revers de la médaille. En effet, les conditions de travail difficiles, le manque de communication sur les règles de sécurité élémentaires, l’absence de formation préalable sont autant de pièges qui ne sont pas évités.

Chacun son histoire. A chaque jour sa peine
Il est évident que le travail à l’usine n’est pas une sinécure. Le vivre dans son corps est une tout autre histoire. Le port de charges lourdes, la répétition infernale des mêmes gestes, le manque de reconnaissance de la part des chefs et j’en passe.
Dès le départ, j’ai occupé un poste qui consistait à ouvrir des micro-ondes pour en retirer le condensateur avant de les envoyer à la ferraille. C’est à grands coups de masse que j’ai opéré pendant des heures et des heures. Sans casque antibruit et sans manchettes (qui permettent respectivement de résister aux décibels et de ne pas se blesser les bras) puisqu’aucune consigne de sécurité ne m’avait été donnée à ce moment-là. J’aurai finalement ma « visite sécurité » plus d’un mois et demi après le début de mon contrat. Comme les autres.
Les anecdotes ne manquent pas : un collègue est à la limite du malaise à force de respirer l’odeur de piles brûlées dans une pièce minuscule et à peine aérée, une collègue me dit travailler avec un doigt cassé, un autre se fait ouvrir la main avec un objet en ferraille.
Certains postes sont débilitants ; l’un d’eux consiste à empiler des unités centrales d’ordinateur sur une palette, faire une sorte de tour, puis l’enrubanner d’un genre de scotch pour faire tenir le tout et le déplacer un peu plus loin.


 

  • Ordures. De presque journaliste à vraiment ouvrier, de François Haslé, autoédité, 2018, 88 p., 8,43 €.