vendredi 30 mars 2018

Débat national PPE (Programmation Pluriannuelle de l'Energie) : étape de Grenoble

L'Association des écologistes pour le nucléaire
Jean-Philippe Beaucher

Commentaire : à la lecture de ce résumé la réunion PPE de Grenoble, il apparaît pour certains et est confirmé pour d'autres, que la Résistance à l'éolien pour sauvegarder la Nature et le Monde rural ne peut et ne pourra dans l'avenir se contenter de lettres, de pétitions, de manifestations, etc. pour stopper ce rouleau compresseur.
À suivre...
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Débat national PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) ce soir à Grenoble.
La banderole dit tout d'un débat centré sur l'électricité, et largement orienté anti-nucléaire. Les déplacements, 33% du mix, et tout carbone, hors sujet. Le bâti, guère mieux.
Rien ou presque sur les fossiles. Comme d' hab. Le CO2 a passé une soirée peinarde. Aucun pétrolier invité. Les Ripoublicains ont décliné aussi. Débat simulé, ponctué d'une intervention vidéo d'un Hulot déconnecté, et achevé par un De Rugy décousu et verbeux, ravi de s'écouter.
Rien appris, sinon que nos politiques font assaut de dogme et d'ignorance. Des billes. Quand on a fréquenté la Janco Academy, et qu'on connaît le sujet à fond (36 ans d'EDF pour ma pomme), on tombe de haut.
La question de la raréfaction des énergies fut très brièvement évoquée par Archimbault en intro. Espoir vite déçu, la question ne revint pas par la suite. Tout roule.
Retenez donc au final et sans surprise que :

Pollution lumineuse : fléau pour les hommes et les écosystèmes… Mais le gouvernement s’en fout

 https://lareleveetlapeste.fr
par Auguste Bergot
29 mars 2018

Commentaire : (...) "C’est pourquoi le Conseil d’État a condamné l’inaction du gouvernement et lui a donné neuf mois pour « prendre les mesures nécessaires à l’application de la loi Grenelle II du 12 juillet 2010. » En un mot, il s’agit de mettre en place des mesures pour réduire à la fois l’impact de la pollution lumineuse sur la faune, la flore et la santé humaine mais aussi de limiter le gaspillage énergétique."
Un extraordinaire oubli dans cet excellent article, concerne la dénonciation de la pollution lumineuse des éoliennes dans nos campagnes. 
De nombreuses communes ont fait le choix d'une extinction des feux dans leur village pendant la nuit pour limiter le gaspillage énergétique. En même temps, ces mêmes élus  favorisent la création de zones industrielles d' aérogénérateurs avec leurs dispositifs de balisage, en fonction 24h/24, 7/7, 365 jours par an (couleur blanche le jour et rouge la nuit). Le paradoxe serait à mourir de rire sauf que les nuits de milliers de nos concitoyens et d'animaux noctambules sont gravement perturbées par cette pollution lumineuse. Actuellement en France  ~7 000 dispositifs sont en activité  ( +11 000 en devenir, souhaités par MM Hulot, Lecornu et leurs comparses) et clignotent 40 fois environ par minute.

 [...]  "fléau pour les hommes et les écosystèmes… Mais le gouvernement s’en fout "

La  vie est sacrée et RIEN ne justifie un tel sacrifice!

ZERO EOLIENNE ET BASTA!
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https://dbb22599-a-62cb3a1a-s-sites.googlegroups.com/site/vosgeshorizondurablefr/eolien-du-reve-a-la-realite/Pollution_lumineuse_eoliennes_balisage_nuit.jpg?attachauth=ANoY7cqWkVahe-SBtv0G96ipu9r1OCba9rFUHoSUUXfr0eijkC8IQmClXkxs_aJF_P9L1Y_sgAyTwnjRLWzYt_qUKKGfM0gCFVbcX9SDZP9Ddlw5LXAkET9Rr4duHwnioeAPQ0d_pySqQtVpAFh4ZLqMVEUcadz0t7wQJvgcPnJXZ8xHGYPxOqwSU1HnHH05s07O__CKbz7RKim5Z81Bj8E3KhG33-Lh8dIXZRJOTpPYevAD6qsnGNeStrSIGoEfMEzXB2iWLNge3BIYmzuOkmo09biamcIC7Lv1s3sPIZbfaSuB2wCTEa-5zQ6AAQJYV35Ufle9uXIc&attredirects=0
captured'écran@http://www.vosgeshorizondurable.fr

Mercredi, le Conseil d’État a condamné le gouvernement français pour l’absence de mesures mises en place pour lutter contre la pollution lumineuse. Un problème environnemental et de santé publique pourtant majeur.

Rares sont les espaces urbains qui ne sont plus continuellement baignés de lumière. A la lumière naturelle du jour succède invariablement l’éclairage artificiel de la nuit. Pour beaucoup de citadins, le ciel étoilé se résume désormais à une timide étoile du Berger qui peine à percer le manteau trouble de ces nuits sans obscurité…

On trouvera sans doute ironique que le pays dont la capitale a été baptisée « Ville Lumière » soit accusé de trop bien porter son nom. Mais, bien que l’éclairage public nocturne continu soit d’abord né pour répondre à un impératif de sécurité, il est paradoxalement devenu aujourd’hui un danger à la fois pour l’homme, l’environnement et les écosystèmes.

« L’introduction de la lumière artificielle représente probablement le changement le plus radical que les êtres humains ont fait à leur environnement. » (Christopher Kyba)

L’eau de la Terre serait… terrestre

http://huet.blog.lemonde.fr
29/08/2018


Lever de Terre vue en 2015 par la sonde Lunar reconnaissance orbiter de la Nasa, avec la Lune au premier plan (source Nasa)

D’où vient l’eau de la Terre ? En majorité d’elle même – de la proto-Terre formée par accrétion de matière – ou d’un bombardement de météorites et de comètes ? C’est ce dernier scénario qui était privilégié par nombre de planétologues. Leur idée ? Lors de la collision entre la proto-Terre et une autre planète de la taille de Mars, environ, il y a 4,51 milliards d’années, la matière initiale a été pulvérisée. Elle est retournée à l’état de poussières, de petits rocs et de gaz. Et les gaz ne seraient pas restés là, s’échappant loin, privant ainsi la Terre reformée, ainsi que la Lune, de ses éléments « volatils ». Dont les molécules d’eau.
Ce scénario s’accompagnait d’un autre, celui du bombardement dit « tardif » par les planétologues.Tardif au regard de la guerre des mondes qui a régné lors de la formation du système solaire. Constitué de météorites et de comètes, il aurait apporté à la Terre ses éléments volatils actuels, dont l’eau de ses océans et de ses roches. Outre l’eau, ce bombardement aurait également apporté une grande masse de molécules organiques (à base de carbone) soupçonnée d’avoir joué un rôle important dans l’émergence de la vie sur notre planète.

Le scénario du Grand Remplacement
Mais ce scénario du «Grand Remplacement» est-il le bon ? Non, pensaient d’autres scientifiques, plutôt minoritaires, comme Bernard Marty (CRPG de Nancy, CNRS). Non qu’ils nient l’existence du bombardement tardif et son apport, mais estiment qu’il n’a contribué qu’en partie à la formation de l’eau et de l’atmosphère terrestre. Ainsi, Bernard Marty a récemment publié (1) une étude utilisant les analyses de la sonde Rosetta montrant qu’une part du xénon de l’atmosphère terrestre proviendrait de comètes… mais en minorité, aux environs de 20%. Qu’en est-il de l’eau ? C’est aussi une minorité – «entre 5% et 30% de toute l’eau de la planète Terre», explique Jean-Alix Barrat, Université de Brest, l’un des membres d’une équipe internationale qui publie ce résultat dans la dernière livraison de Science advances (2). Le point avec lui.

Leny Escudero (1993) : " c'est un monde de merde"


Leny Escudero, né le 5 novembre 1932 à Espinal (Espagne) et mort le 9 octobre 2015 à Giverny (Eure). Chanteur, auteur-compositeur-interprète et acteur.
Voir et entendre
https://youtu.be/oJgyf5njdew

 Pot pourri
-Vivre pour des idées
https://youtu.be/1InsgUpcJxQ

-L'affiche Rouge
 https://youtu.be/n9nrq4o2OQ4

-Mon voisin est mort
https://youtu.be/IH4EjaL1Elw 

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Les effets du champ d’éoliennes offshore de la BPNS (Belgian Part of the North Sea) sur divers groupes zoologiques et habitats marins

éolien_Oléron
16 décembre 2017

 

Un collectif de scientifiques belges a analysé divers effets du champ d’éoliennes offshore de la BPNS (Belgian Part of the North Sea) sur divers groupes zoologiques et habitats marins.

Durant l’implantation des bases d’éoliennes par martelage, les bruits mesurés atteignent et dépassent même 200 dB, c’est-à-dire un bruit supérieur à celui du décollage d’une fusée ARIANE. Pour des bruits de 175 et de 168 dB, il a été constaté que 99 % des morues placées à 75 m de la source sonore subissaient des dommages létaux (éclatement de la vessie natatoire, hémorragies internes, traumatismes de l’oreille interne). Ces effets létaux sont efficaces à l’intérieur d’un cercle de 750 m autour du point d’émission.
L’enfoncement d’un pieu de 5 m de diamètre provoque des bruits de 201 et 209 dB à 750 m provoque un éloignement total des marsouins (Phocoena phocoena) sur une surface de 2800 km². A 20 km de distance, 75 % des contacts avec les marsouins de la zone ont disparu.
Concernant les communautés d’invertébrés benthiques présentes sur le site, une évolution est constatée sans que toutefois le rôle précis des bases d’éoliennes offshore ne puisse être statistiquement validé. Cependant si évolution il y a au niveau des espèces, elle ne peut s’expliquer que par des modifications au niveau de la composition granulométrique des sédiments en arrière des bases fichées dans les sols, donc de la courantologie à ce niveau. Les densités relatives des espèces benthiques et démersales ne montrent que très peu d’évolution sur les surfaces entre éoliennes, excepté pour les Plies (Pleuronectes platessa) dont la biomasse augmente. La seule explication plausible est une augmentation de la nourriture potentielle pour cette espèce résultant de l’arrêt des pêches commerciales sur l’ensemble du site, explication connue pour de nombreuses zones mises en réserve de pêche.

jeudi 29 mars 2018

Grand-Est : conférence régionale éolien - 2017

http://www.grand-est.developpement-durable.gouv.fr
publié le 26 octobre 2017

Commentaire : indispensable!

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Lundi 16 octobre 2017, s’est tenue la deuxième conférence régionale de l’éolien à l’échelle de la région Grand Est. Cet événement, organisé par la DREAL, a permis de réunir près de 140 personnes (professionnels et institutionnels) à Châlons-en-Champagne, qui est au centre de la plus grande zone de développement de l’éolien depuis les Hauts-de-France jusqu’à la Bourgogne Franche-Comté.

Ce colloque a été l’occasion de présenter le bilan de la filière en région 1 bilan filière (format pdf - 1.1 Mo - 26/10/2017) en termes de puissance installée, de production, d’emplois, de formations existantes et de raccordement électrique 2 bilan s3renr grand est (format pdf - 1.3 Mo - 26/10/2017) . Ce bilan a été complété par un bilan de l’autorisation unique en région et un premier point sur l’autorisation environnementale 3 bilan au ae v2 (format pdf - 455.4 ko - 26/10/2017) .
La Direction Générale de l’ Energie et du Climat a présenté les dernières évolutions réglementaires relatives au dispositif de soutien à l’éolien terrestre 4 présentation dgec (format pdf - 1.2 Mo - 26/10/2017) .
Cette conférence fut également l’occasion pour Enedis de communiquer sur les modalités de raccordement en cas de repowering 5 enedis conference du 16 octobre 2017 (format pdf - 138.1 ko - 26/10/2017) .
Pour terminer cette matinée d’échanges, la société NetWind a expliqué comment, à partir de l’étude de gestion de fin de vie des éoliennes de la DREAL Grand Est, elle s’est engagée dans la structuration de la filière Démantèlement Recyclage Reconditionnement Revente 6 filiere d3r (format pdf - 521.7 ko - 26/10/2017)

Programmation pluriannuelle de l' énergie (PPE) : les ateliers d’information et de controverse

https://ppe.debatpublic.fr

Calendrier et carte des intiatives du débat PPE

Voici les ateliers d’information et de controverse que la commission a programmés. D’autres seront organisés en cours de débat en fonction des thèmes et sujets débattus. Ces rendez-vous ne sont pas ouverts au public mais ils seront filmés et mis en ligne sur le site pour que chacun puisse les visionner.

voir et écouter
https://ppe.debatpublic.fr/ateliers-dinformation-controverse

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Évaluation environnementale et participation du public : la promulgation de la loi n° 2018-148 le 2 mars 2018 ratifie et modifie les ordonnances de 2016

http://www.seban-associes.avocat.fr
 Clémence Du Rostu, Avocate sénior et Manon Lemaire
8 mars 2018


Loi n° 2018 -148 du 2 mars 2018

L’ordonnance n° 2016-1058 du 3 août 2016 relative à la modification des règles applicables à l’évaluation environnementale des projets, plans et programmes et l’ordonnance n° 2016-1060 du 3 août 2016 portant réforme des procédures destinées à assurer l’information et la participation du public à l’élaboration de certaines décisions susceptibles d’avoir une incidence sur l’environnement ont été publiées au Journal officiel de la République française le 5 août 2016. Le 29 juin 2017, le Gouvernement a déposé à l’Assemblée nationale, un projet de ratification de ces ordonnances qui a fait l’objet d’un accord en commission mixte paritaire en décembre 2017. Puis l’Assemblée a adopté le texte issu de cet accord le 7 février et enfin le Sénat a définitivement adopté le projet de loi le 15 février dernier. La loi n° 2018-148, promulguée le 2 mars 2018 par le Président de la République, donne pleinement valeur législative au texte. Ce dernier, qui avait initialement vocation à simplement ratifier les ordonnances précitées, contient finalement des apports destinés à faire évoluer ces mêmes textes
I – La simplification de l’évaluation environnementale 
A- Rappel des principaux apports de l’ordonnance n° 2016-1058
 L’ordonnance n° 2016-1058 relative à la modification des règles applicables à l’évaluation environnementale des projets, plans et programmes est venue compléter la réforme de l’autorité environnementale qui avait déjà renforcé l’indépendance des décisions et avis rendus par les autorités environnementales locales sur les plans et programmes (avec l’adoption du décret n° 2016-519 du 28 avril 2016). Elle fait également suite à l’avis rendu par la Commission européenne en mars 2015 qui estimait que la liste des plans et programmes soumis à évaluation environnementale en droit français était incomplète et fermée et donc non conforme au droit de l’Union. Les dispositions de l’ordonnance n° 2016-1058 améliorent ainsi la conformité du droit français de l’évaluation environnementale au droit de l’Union européenne, achèvent la transposition de la directive 2014/52/UE, relative à l’évaluation environnementale des projets, et introduisent des procédures communes ou coordonnées entre plusieurs évaluations.
 Dans ce contexte, un des apports particulièrement importants de l’ordonnance concerne le champ d’application de l’évaluation environnementale, ce dispositif n’ayant pas été modifié par la loi de ratification.
Tout d’abord, on rappellera ainsi que le nouvel article L. 122-1 du Code de l’environnement, dans sa version issue de l’ordonnance précitée, définit désormais la notion de projet comme « la réalisation de travaux de construction, d’installations ou d’ouvrages, ou d’autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage, y compris celles destinées à l’exploitation des ressources du sol ». On retiendra en premier lieu que la notion de « programme de travaux », qui permettait à plusieurs projets qui concourraient à un même programme d’être soumis à une même étude d’impact, est abandonnée.

La Chine lorgne sur l’énergie hydraulique suisse

Par Peter Siegenthaler
publié le 27 mars 2018


Objet convoité à l'étranger? Une entreprise publique chinoise est intéressée par l'acquisition de centrales hydroélectriques suisses.
(Keystone)

La Suisse doit protéger ses infrastructures d’envergure telles que les centrales hydroélectriques contre les prises de contrôle étrangères indésirables. Un avis partagé par les commissions de l’énergie des deux chambres parlementaires. Notre approvisionnement énergétique est-il menacé lorsqu’un investisseur étranger achète une de nos centrales hydroélectriques?
La frénésie d’achat des entreprises publiques chinoises en Europe inquiète les parlementaires. L’an dernier en Suisse, Chemchina a dépensé 43 milliards de dollars pour acquérir le groupe agroalimentaire bâlois Syngenta. Et la State Grid Corporation of China semble intéressée à investir dans les centrales hydroélectriques de la compagnie d’électricité helvétique Alpiq.
Les commissions de l’énergie des deux chambres parlementaires ont approuvé l’initiative parlementaire de la députée socialiste Jacqueline BadranLien externe. Le texte demande l’interdiction de vendre d’importantes infrastructures de l’industrie de l’énergie à des investisseurs étrangers. Il concerne essentiellement l’approvisionnement en électricité et en eau.

Faible impact des renouvelables sur les carburants fossiles en Chine

Philippe Gauthier 
Posted on 26/03/2018

La Chine s’est lancée dans un vaste programme de déploiement d’énergies renouvelables. Mais ces énergies propres remplacent-elles vraiment les énergies fossiles ou ne font-elles que s’y ajouter? Deux chercheurs chinois se sont penchés sur la question et notent que la substitution demeure limitée, bien qu’elle dépasse ce qui a été observé ailleurs dans le monde.
L’étude de Yuanan Hu et Hefa Cheng, publiée en 2017, s’intéresse à la substitution des carburants fossiles par l’électricité produite à partir de sources renouvelables – surtout l’hydroélectricité – entre 1995 et 2014. Elle se penche aussi sur l’effet des importations d’électricité verte d’une région du pays à l’autre. Ces résultats sont intéressants dans la mesure où la Chine représente 17 % de la production mondiale d’électricité renouvelable. De plus, en raison de la production nationale limitée de pétrole et de gaz naturel, la production d’électricité à partir de carburants fossiles repose à 89 % sur le charbon, ce qui contribue à faire de la Chine le plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde.
À l’échelle nationale, les données montrent que la production de 100 MW d’électricité renouvelable élimine en moyenne 23 MW d’électricité produite à partir de carburants fossiles – soit un taux de substitution de 23 % seulement. Ce modeste taux demeure toutefois le double de double de ce qui a été observé ailleurs dans le monde, notamment dans l’étude classique de Richard York en 2012. Les importations d’électricité d’une province à l’autre ont un effet un peu plus marqué : 100 MW d’électricité propre permettent de remplacer 31 MW d’électricité fossile.
Usage électricité Chine

mercredi 28 mars 2018

Haute-Saône : quand les éoliennes perturbent la réception Tv et... tout le reste!

  

Commentaire : comment croire un seul instant, à moins d'être un imbécile fini, que le balayage des pales perturbant le satellite, serait totalement inoffensif pour la santé des riverains et pour tous les êtres vivants? Bienvenu en Enfer!

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Zone industrielle d'éoliennes du Pays jusséen : Vitrey sur Mance, Rosières sur Mance et Saint Marcel et les autres

Communiqué de presse du service qualité de la diffusion des chaines régionales télévisées :
Le balayage des pales des éoliennes VESTAS V126 du Pays jusséen (( 126 m de diamètre )) vont perturber la qualité des images du satellite ASTRA 19.2 E avec un effet de balayage stroboscopique les journées venteuses , ceci , dès la mise en service de la première machine .
Afin de vous éviter cet inconfort certain et de pallier a cette mauvaise qualité d'image , particulièrement sur FR3 ((312 )) Franche-Comté , la société T.H.D.R.S. ((Terminal Haute Définition Réception Satellite )) vous fait savoir par ce communiqué qu'à partir du mardi 3 avril les dossiers d'inscriptions seront disponibles dans les mairies concernées , il vous suffira simplement de remplir cette demande et d'y joindre un justificatif de domicile, les secrétaires de mairies se chargeront de l'acheminement des demandes de décodeur EOLSAT via la société T.H.D.R.S.
Votre décodeur EOLSAT sera ensuite disponible chez votre distributeur le plus proche a partir du lundi 14 mai ,il suffira de présenter le bon de commande EOLSAT de votre mairie. Ce décodeur est GRATUIT , il vous suffira juste de vous acquitter d'une taxe de 2 euros auprès de votre fournisseur pour la mise en service ;
Cette taxe sera reversée au distributeur ASTRA 19.2E . afin de continuer a améliorer la qualité de l'image et surtout de solutionner les effets stroboscopiques pour l'instant incontournables due aux surfaces balayées par les pales V126 des éoliennes VESTAS .
Vous pourrez déduire cette taxe sur la déclaration de vos revenus de 2018

Ce nouveau décodeur concerne uniquement les réceptions par râteaux et satellites
 Pour plus de renseignements ou d'aide à l’installation , veuillez consulter notre article technique sur T.H.D.R.S. qui paraitra Mardi 3 avril prochain

Ce communiqué risque d'évoluer en fonction de sa date de parution

L’énergie : un dilemme entre développement et environnement (Tribune)

par Bertrand Barré
 
D’abord, les fondamentaux
-Une exigence éthique : diminuer les différences de développement entre les régions du globe.
-Une exigence environnementale : réduire les émissions de gaz à effet de serre, surtout de CO2, et donc la consommation de combustibles fossiles.
80 % de la consommation mondiale d’énergie primaire provient de la combustion de pétrole, de charbon et de gaz.
L’énergie est au cœur du dilemme entre développement et environnement : toutes les activités humaines (alimentation, logement, agriculture, industrie, transports, communications, etc.) requièrent de l’énergie.
Sans un minimum d’énergie pas de développement possible, mais si l’on continue à produire et consommer l’énergie comme nous le faisons aujourd’hui, nous mettons gravement en danger le climat qui a favorisé le développement humain depuis le Néolithique.

Feu vert de Berlin pour son tronçon d’un gazoduc russe controversé


L’Allemagne a levé mardi les derniers obstacles à la construction et à l’exploitation dans ses eaux du gazoduc Nord Stream 2, un projet russe soutenu par Berlin mais critiqué au sein de l’Union européenne.
L’agence maritime et hydrographique allemande a approuvé, après une étude sur l’impact environnemental et commercial, la pose de 31 km de pipeline dans les fonds de la mer Baltique appartenant à la zone économique exclusive allemande, a indiqué un communiqué de l’agence.
« Nous sommes satisfaits que tous les permis nécessaires au tronçon allemand (…) aient été établis », a réagi dans un communiqué séparé Jens Lange, haut responsable de la société Nord Stream 2 AG.

Climathon, février 2018 : l’ignorance, c’est la force

par Benoît Rittaud
par le jury du Climathon
Deux exceptionnels assauts de propagande scientifique ont plongé le jury dans les affres de l’indécision pour en départager les auteurs, tout particulièrement méritants ce mois-ci. Le retard avec lequel les résultats sont proclamés est le reflet de cette difficulté de faire un choix. Il y a un vainqueur, mais le match ne méritait pas de vaincu. Jugez-en par vous-même.
Les principaux animateurs du climathon de ce mois-ci figurent parmi les grands de la Science Française que le Monde Entier nous Envie. Ils ont livré une bataille homérique, rivalisant de bravoure pour porter au plus haut l’étendard du n’importe quoi habillé de la science.
À gauche, une équipe composée de membres du LSCE, le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, temple du carbocentrisme français (donc mondial), rassemblant Robert Vautard, Pascale Braconnot, Pascal Yiou et Nicolas Viovy. Ces géants sur les épaules desquelles même Newton n’eût pas osé s’asseoir ont choisi le magazine Les Défis du CEA de février 2018 comme base arrière.

Les recettes du stationnement en ville, un business ultra-rentable pour... des sociétés privées

par Isabelle Jarjaille

Commentaire : (...) "ils expliquent que ce sera plus facile s’ils délèguent tout, ils leur disent : “on va s’occuper de tout !”
 Comme un air de déjà vu, non? Des élus, es qui délèguent à des sociétés privées avec la promesse à l'arrivée d'un "Veau d'or" pour les finances de la ville et au final : le public (contribuable) paye les déficits et dans le même temps, le privé... s' enrichie. Peut-être même quand cherchant bien, on pourrait retrouver parmi ces sociétés quelques unes ou leurs filiales qui officient dans l'éolien? Va savoir Charles...
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L’argent que les automobilistes dépensent pour se garer finit-il dans les caisses des communes ? Dans la plupart des cas, non. Sur le million de places de stationnement réglementées que compte la France, plus de la moitié sont gérées par des entreprises privées, le plus souvent au détriment des finances publiques. Il arrive même que les villes payent pour que les entreprises privées puissent s’enrichir en toute quiétude, voire même augmentent les tarifs de stationnements pour les habitants dans le but de se renflouer. C’est ce que révèle l’ouvrage Services publics délégués au privé : à qui profite le deal ? , d’Isabelle Jarjaille, publié ce mardi 27 mars par les éditions Yves Michel, et dont Basta publie ici un extrait.

Dans certaines villes – quel que soit le tarif payé par l’usager – les recettes du stationnement ne tombent jamais dans les caisses de la ville. C’est le cas par exemple à Béthune, dans le Pas-de-Calais, ou Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Dans ces deux villes, des délégations de service public ont été signées avec Q-Park (une société néerlandaise, ndlr), numéro 2 du marché du stationnement en France, qui gère 100 000 places de stationnement dans 70 villes. À Béthune, le contrat passé en 2005, par la majorité socialiste portait sur la construction d’un parking de 362 places sous la Grand-Place, son exploitation ainsi que celle de la totalité du stationnement payant de la ville.

Quand le secteur privé est payé pour encaisser des recettes

Il était prévu que le délégataire prenne à sa charge l’investissement nécessaire à la construction de ce nouveau parking (11,4 millions d’euros) et que, pour se rembourser, il percevait les recettes du stationnement sur les parkings en ouvrage et sur les places en voirie, jusqu’en 2035. Il était également convenu que la ville participe à l’investissement à hauteur de 1,125 millions d’euros. Sauf que de 1,125 million d’euros que la collectivité aurait dû mettre sur la table au départ, la facture n’a cessé de grimper pour atteindre en 2010 un peu plus de 9 millions d’euros ! Soit quasiment le coût total de l’ouvrage. « La ville n’encaisse pas mais elle compense le manque à gagner, explique Pierre-Emmanuel Gibson, premier adjoint au maire, UDI, depuis 2014, qui a hérité du dossier. Aujourd’hui on est au plafond : on verse chaque année 400 000 €. »
Pour Mathieu Lesage, avocat spécialisé en droit routier, tout se joue à ce niveau-là dans un contrat de délégation sur le stationnement :« le plus important, c’est la compensation du manque à gagner que doit subir la ville. » C’est sur cette clause que se joue une grande partie de l’équilibre financier du contrat pour les deux parties. Couplée à un autre aspect du contrat : l’exploitation du stationnement en voirie. Sur ces places là, l’entreprise privée encaisse des recettes colossales avec des frais d’entretien minimum. Pour Mathieu Lesage, dans le cas d’une concession extrêmement longue, 30 ans, par exemple, sur l’exploitation de toutes les places en stationnement payant, le risque financier qui justifie normalement des recettes importantes pour le délégataire, n’existe pas. Béthune se retrouve désormais tenue de verser 400 000 euros par an à Q-Park pour celle-ci encaisse les recettes du stationnement ! 

mardi 27 mars 2018

PPE : « les citoyens doivent prendre conscience des enjeux »

par Bertrand Pancher
Publié le 27.03.2018

Alors que les débats de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ont été lancés le 19 mars, la rédaction du Monde de l’énergie donne aujourd’hui la parole à Bertrand Pancher, député de la Meuse et très impliqué dans les questions liées aux politiques énergétiques.

Qu’attendez-vous de la PPE qui vient de s’ouvrir ?

J’attends qu’elle clarifie nos conditions de respect de nos grands objectifs environnementaux, et le premier d’entre eux celui de la diminution de gaz à effet de serre.
C’est par là qu’il faut commencer les choses. Ce n’est pas le tout de dire « Moi je veux moins de nucléaire, plus d’énergies renouvelables voire davantage de gaz », il faut sortir des incantations.
Nous nous sommes fixés un objectif de 80% de réduction de gaz en 2050 et 40% en 2030, et cela passe par le développement d’électricité dans le cadre de nos modes de transport, et par conséquent par un modèle de transition énergétique qui soit cohérent.

Appelez-vous les citoyens à se saisir de ce débat public ?

J’attends que le débat public repose clairement les objectifs qui ont été stipulés dans les dernières lois, notamment l’augmentation des énergies renouvelables et la baisse de la part de l’énergie nucléaire, et que l’on démontre les contradictions dans ce domaine.
Ensuite, je souhaite que l’on indique la part des efforts qui sont à réaliser. Et peut-être qu’en fonction des options choisies, il faudra réduire notre consommation énergétique ou faire des efforts considérables en terme de montée en puissance des renouvelables et de la chaleur renouvelable. Et tout cela a un coût. J’attends, dans le cadre du débat, qu’il y ait une réelle prise de conscience de nos concitoyens des enjeux. Il faudra le moins mauvais des modèles…

Protéger les oiseaux ou travailler pour les industriels de l’éolien ? les ambiguïtés de la LPO

https://www.jfdumas.fr

Mercredi 18 Décembre 2013


Nature - environnement
Résumé : Dans le numéro daté du 4 décembre 2013, Le Canard Enchaîné sous la signature du Professeur Canardeau instruit un procès à charge contre la LPO Hérault, l’accusant de se vendre à EDF EN (EDF Energie Nouvelle) en acceptant de travailler pour cette entreprise, de réaliser des études d’impacts et des « suivis de mortalité » pour elle et de refuser d’en rendre publics les résultats. Cette association cautionnerait ainsi le parc d’éoliennes de son client EDF EN sur le causse d’ Aumelas dans l’Hérault alors que ce parc se révèle être, en fait, un redoutable hachoir à oiseaux et à chauves-souris. La LPO a répondu à ces accusations par un long communiqué dans lequel elle dément certaines affirmations du Canard et justifie sa volonté de travailler avec les industriels de l’éolien. Après avoir expliqué pourquoi les éoliennes industrielles de plus de 100 mètres de haut sont implantées dans des zones naturelles ou semi-naturelles, cet article commente l’article du Canard et la réponse de la LPO. Il ne s’agira pas de décider si la LPO est vendue ou non à EDF mais de montrer que ce qui est en cause, c’est une divergence profonde d’appréciation sur l’éolien industriel terrestre, son impact actuel et potentiel sur les populations d’oiseaux ou de chauves-souris appartenant à des espèces fragiles et/ou menacées d’extinction et plus largement sur la biodiversité. La LPO accepte cet éolien et considère que l’enjeu est de le rendre compatible avec la sauvegarde de la biodiversité, tandis qu’à l’inverse, le Professeur Canardeau estime, implicitement, que ces parcs éoliens ne peuvent être que de gigantesques machines à tuer volatiles sauvages et chauves-souris que la LPO devrait avoir pour souci premier de sauvegarder. Pour un écologiste et plus largement pour un protecteur de la nature, c’est cette controverse qui est la plus importante et c’est à elle que sera consacrée la dernière partie de cet article. Une association de protection des oiseaux et plus largement de la nature peut-elle être favorable à l’éolien industriel, terrestre ou maritime et remplir efficacement sa mission première? Le cas du Causse d’ Aumale incline fortement à penser que non. Cette réponse négative sera confortée à partir d’une étude de cas sur deux genres emblématiques dont la survie même est menacée par les parcs éoliens.


Le chantier sur le causse d' Aumelas en novembre 2008

Données personnelles: la Cnil épingle Direct Énergie sur l'exploitation du compteur Linky

https://www.connaissancedesenergies.org
AFP
parue le 27 mars 2018

Commentaire : est-ce vraiment si surprenant?

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La CNIL a épinglé mardi Direct Énergie sur son utilisation du compteur électrique connecté Linky, suscitant les protestations du fournisseur d'électricité qui jure de sa bonne foi.
Concrètement, la CNIL reproche à Direct Energy de ne pas demander suffisamment clairement leur consentement à ses clients pour effectuer un suivi à la demi-heure de leur consommation, au lieu du standard suivi journalier.
Direct Energy a répondu qu'il "ne cachait rien à ses clients", mais a promis de modifier sa demande de consentement. "Si la CNIL veut qu'on précise des choses, on précisera", a indiqué son cofondateur et PDG Xavier Caïtucoli à l'AFP. Mais "nos clients comprennent ce qu'on leur demande, la preuve ils ne répondent pas tous +oui+" pour le suivi à la demi-heure. Selon lui, seuls 65% des clients l'acceptent en cochant la case idoine, et 35% ne le font pas.
Le compteur Linky, capable de suivre très précisément la consommation d'électricité de chaque foyer, fait l'objet de polémiques récurrentes, notamment sur le fait qu'il peut favoriser une intrusion dans la vie privée par l'étendue des informations auxquelles il a accès.

Politique climatique et électricité : lettre au Président Macron

http://environnementdurable.net

 
Voici attachée  la lettre adressée par courrier  au Président de la République pour l'alerter concernant  l'erreur stratégique majeure de consacrer l'argent public de la lutte contre le réchauffement climatique au  développement du  parc éolien français.

Cordialement
JL Butré

Lettre avec ARC

Mr Lionel Taccoen
ancien Président du comité consultatif de l'énergie auprès de la Commission Européenne

Mr Jean-Louis Butré
Président de la  Fédération Environnement Durable

Paris le 25 mars 2018
                           
                                 Monsieur le Président de la République,        
                       

Politique  climatique de la France et électricité                 

  Fin 2017, vous avez réaffirmé votre priorité pour la politique climatique de la France : baisse des émissions de gaz à effet de serre, lutte contre le réchauffement climatique. Or les émissions françaises augmentent depuis 2014, et nous constatons que cette évolution n'est pas fortuite. 

 Votre gouvernement vient de se doter d'un excellent instrument de pilotage de la politique climatique de la France : le "Suivi de la Stratégie Nationale Bas-Carbone". 
                    
Il est inscrit dans ce document qu’en 2017 la France a consacré 9,5 milliards d’euros d’argent public  pour le climat, dont la plus grande partie, 5,68 milliards, a été utilisé pour les nouvelles énergies électriques essentiellement le solaire et l’éolien. Pourtant le secteur de l'électricité n'est responsable que de 6% de nos émissions  totales et  les études du Réseau de Transport d'Electricité montrent que dans cette filière le gain possible supplémentaire est pratiquement nul. Ce qui pourrait être résumé par « Il n'est pas possible de décarboner un secteur qui ne contient pas de carbone ».
La conséquence est que les  secteurs responsables de presque la moitié des émissions, transport et bâtiment, ne reçoivent qu’une faible partie de cet argent public.         
Le "Suivi" mentionné plus haut montre un grave dérapage de leurs émissions, particulièrement catastrophique pour les bâtiments.

Cette stratégie est la cause première et durable de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre de la France.   

Plus précisément, l'argent pour le climat  ne devrait plus  privilégier les énergies renouvelables électriques,  comme par exemple l’éolien,  qui ne permettront pas d’atteindre les objectifs visés. Il devrait être transféré vers les autres renouvelables et l’efficacité énergétique, en ciblant particulièrement les transports et les bâtiments.    

Pour enclencher  efficacement une baisse des émissions françaises de gaz à effet de serre, indispensable à la crédibilité de la politique internationale de notre pays, et pour conforter votre action diplomatique dans un domaine essentiel à l'avenir de l'humanité, il paraît indispensable de redéployer les financements publics correspondants.    
Nous vous prions  d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.       
                           

                        Jean-Louis Butré                        
                              Lionel Taccoen   

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lundi 26 mars 2018

Île d' Yeu : ce que l'on dit sur les éoliennes

 Collectif Neny

Extrait d'un grand dossier paru dans le Courrier Vendéen du 22 mars 2018 
En toute objectivité, nous avons beau chercher, le seul aspect positif pour l'île d' Yeu est mince : une compensation financière bien maigre à mettre en rapport avec les énormes profits escomptés par le consortium avec un tarif de rachat de l'électricité largement surévalué.
Très peu d'emplois bénéficieront hélas aux islais, car les conditions d'embauche pour les techniciens de maintenance ont été données et elles sont beaucoup trop drastiques (passer un diplôme allemand, maitriser l'anglais courant et surtout avoir de l'expérience dans l'éolien offshore, ce qui signifie accepter de s'expatrier pour aller travailler en Mer du Nord ou en Mer Baltique).

Haute-Marne, Chaumont : le Signe centre national du graphisme présente :Chemin Papier, l'illustration et ses marges

http://www.centrenationaldugraphisme.fr

Exposition
Chemin Papier, l'illustration et ses marges
du 31 mars au 16 septembre 2018






Vernissage
vendredi 30 mars à 18 H 00
avec une performance de salon de Nicole Crême et un mix de Mr Pal « the Soulful Spirit » : Pal Bagogrooves !



Réservation : https://www.facebook.com/events/943819019131725/


Qu'est-ce que l'illustration aujourd'hui?
Bien des choses en réalité... Car si elle existe toujours en tant que telle, dans l’édition et la presse, les illustrateurs s’affranchissent sans cesse de ses frontières pour s’engager sur d’autres terrains, tels les romans graphiques, les affiches, ... L’exposition Chemin papier, l’illustration et ses marges propose de répondre à la question en s’intéressant directement à la démarche personnelle d’une quinzaine de créateurs contemporains - parmi les plus talentueux de la scène internationale de l’illustration – en les invitant à présenter des séries de dessins originaux et des documents imprimés (livres, affiches, fanzines, objets, périodiques).
Cette sélection d’auteurs aux univers éclectiques donne à voir la diversité des supports et expressions d’un chemin créatif qui passe toujours par le dessin et le papier. L’exposition déborde ainsi du cadre pour s’intéresser plus largement aux liens entre dessin et édition, entre illustration et design graphique, et considérer l’illustration comme un point de rencontre entre une pluralité d’arts appliqués.

Même les mammifères marins souffrent de l'éolien


Voici l'inutilité des usines à vent en mer. Ils sont tous à l'arrêt. Ils ont coûté des montants pharaoniques pouvant aller jusqu'à 1 000 000€ pour une pièce, dont une grande partie a été financée par l'argent communautaire. Ils sont implantés dans les meilleures zones de pêche. Il n'y a plus de zone de pêche. Il n'y a jamais eu d' "Eldorado" pour les poissons et tout ce qui vit dans la mer comme le prétendaient les porteurs du projet. Au contraire, ces machines de "guerre" agissent comme des brouilleurs pour tout ce qui nage et se déplace dans la mer: les baleines, les marsouins et les dauphins, etc. Ainsi, désorientés, ces mammifères finissent par s'échouer sur les plages.😈

Rassurons-nous, cela ne peut pas arriver en France, hein?


Voir
https://www.facebook.com/100010504292772/videos/444396339253839/

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Pour que nos élus ne se considèrent jamais comme nos maîtres, lisons!


25 mars 1871 à Paris
Le comité central de la garde nationale fait apposer partout cette affiche à la veille des élections de la commune

Citoyens, nes, relisons cette déclaration avant chaque élection et assurément, nous serons moins pris pour des pigeons!





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Halte au massacre des arbres d’alignement

Le groupe de citoyens Gien - Sauvons les platanes 
 24 mars 2018 

Commentaire :  très beau et noble combat. À noter :
  • angoissant de voir apparaître sur la photo, ce CRS? en arme aux abords du chantier. 
  • dans l'intitulé "les autres marraines et parrains "(fin d'article), nous retrouvons parmi les soutiens, bon nombre de personnes, en même temps, favorables au développement éolien dans nos campagnes. Tout comme le site Reporterre...😯
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À Gien, dans le Loiret, le maire a décrété l’abattage de 61 vieux platanes en alignement. Les auteurs de cette tribune contestent cette décision, rendue possible par des failles dans la loi sur la biodiversité.
Cette tribune est écrite par le groupe de citoyens Gien - Sauvons les platanes qui, selon ses mots, « se fait porte-parole d’un alignement de platanes ».

Depuis mai 2016, Christian Bouleau, maire de Gien (Loiret), met en œuvre un projet de requalification du centre-ville. Si en première lecture, les ambitions du maire pour la ville sont tout à fait louables, le fait est que le plan d’urbanisme fait l’impasse sur l’écologie. À l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique, de la prise de conscience de l’intérêt des arbres dans l’atténuation de ces effets (ombrage, absorption du CO2…), de la végétalisation des villes, la municipalité de Gien a pris la décision d’abattre 61 platanes en alignement, pour les plus anciens d’entre eux bicentenaires et abritant des espèces protégées.
Une décision incompréhensible pour une partie de la population. C’est pourquoi nous nous sommes rassemblés au sein du groupe de citoyens Gien – Sauvons les platanes. Nous avons organisé des manifestations pour sauver les platanes. Nous avons également envoyé une alerte au préfet du Loiret. Pourtant, le 12 octobre 2017, 30 platanes ont été abattus. La mobilisation continue pour sauver les 31 restants, que le maire souhaite abattre avant mai.

Des platanes sursitaires.

dimanche 25 mars 2018

Les certificats verts pour les nuls

www.lavenir.ne
M.B. - L'Avenir
23/03/2013

 
L’avantage du système des certificats verts ? Il ne coûte rien à l’État. C’est le consommateur qui paie. EdA

Comment fonctionne le système des certificats verts ? Nous avons posé la question à Bruno Claessens, facilitateur éolien de la Région wallonne au sein de l’ APERe (*).

Voici ses explications.

1. Qui paye la facture? Un préambule s’impose avant d’attaquer le gros du morceau. «Le système des certificats verts présente un avantage important, celui de ne rien coûter à l’État, à la Région wallonne ici en l’occurrence», insiste Bruno Claessens. À côté de ce système, il en existe en effet un autre : le «feed-in-tariff » appliqué dans de nombreux pays en Europe. Sur le principe, c’est du pareil au même : «Vous produisez de l’électricité verte? Je vous subsidie le mégawatt-heure à autant.» Mais dans ce cas, c’est l’État qui doit délier les cordons de la bourse et non pas le consommateur.
Qu’est-ce que ça change, me direz-vous? Eh bien, prenez l’Espagne qui a opté pour le feed-in tariff. Avec la crise, les caisses sont vides, les autorités n’ont donc plus su subsidier les énergies renouvelables et ont dit stop.
Chez nous, comme tout le monde le sait, ce sont les certificats verts qui priment. Conséquence de cela, qui paye la facture? Les consommateurs pardi, qui ne sautent pas de joie.

Suisse : Les vendeurs d'éoliennes achètent les riverains ...

http://chateau.guibert-les.pineaux-thorigny-eoliennes-non.over-blog.com/
20/03/2016

Les Services industriels de Genève (SIG) dont il est question dans le reportage, on fait l'objet depuis d'un procès et de la condamnation d'un de leurs cadres pour corruption passive

Un ancien cadre des SIG est (à moitié) condamné pour corruption
https://www.letemps.ch/suisse/un-ancien-cadre-sig-moitie-condamne-corruption

Et en France qu'en est-il?

Voir et écouter
https://youtu.be/Ux44UbSHyek

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MYRTE : sous le soleil, le contribuable

https://www.contrepoints.org
Par Michel Gay

La centrale solaire MYRTE est une inutile fantaisie coûteuse de plus à la charge du contribuable.



MYRTE 1 est le joli nom donné à une centrale électrique photovoltaïque (PV) dont la production solaire, par nature erratique (nuits, nuages), est modulée par une transformation en hydrogène et en oxygène temporairement stockés. Ces deux éléments sont ensuite recombinés dans une pile à combustible (PAC) pour produire de l’électricité suivant le besoin du réseau en Corse. Ce démonstrateur, situé à Ajaccio, réunit le CEA, HELION et l’université de Corse.
Tout cela est merveilleux, sauf si le contribuable/consommateur s’intéresse au coût de production de l’électricité. Et là, c’est le drame… il est faramineux !

Il est difficile d’établir précisément un rendement électrique net puisque, à ce jour et hors milieux professionnels, seuls des documents promotionnels ont été diffusés. Cependant, le citoyen peut se faire une idée du montant colossal du coût de production du kilowattheure (kWh) produit à partir des rares chiffres rendus publics.
Pour mémoire, le prix de vente de l’électricité sur le marché national se négocie généralement autour de 4 c€/kWh. La loi oblige EDF à vendre 2 un quart de sa production nucléaire à 4,2 c€/kWh à ses concurrents. Or, les 24 millions d’euros engloutis jusqu’à présent dans cette « plateforme MYRTE » conduisent à produire une électricité coûtant environ… 220 c€/kWh ! (Voir annexe technique). Ce coût de production (sans les taxes) représente… plus de 50 fois le prix du marché actuel ou celui de l’électricité vendue par EDF à ses concurrents !

Haute-Marne, Langres : l'entrée du roy Louis XIII

jhm.fr

 Quand la muraille de Langres témoigne... des frissons nous envahissent. Plaisir d'offrir!


capture d'écran@jhm.fr
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Haute-Marne : au secours! Le pays des forêts et de l'eau sous la menace éolienne

jhm.fr

Quelle belle ode à notre très chère Haute-Marne, le pays des forêts et de l'eau, par le "plumitif laborieux" du dimanche comme il se définit:
(...) " la Haute-Marne ne pourrait pas, presque tout entière, faire salon du bien-être. Grandeur nature. Des rivières, du silence, de l'espace, des couleurs. Du vivant. Et ces millions de bourgeons impatients d'en découdre avec la lumière..."

Sauf que pour apprécier tout cela, le Parisien a intérêt à se dépêcher, avant qu'il ne soit trop tard. En effet, la majorité de nos élus et les services de la préfecture, sont entrain de transformer ce "Paradis vert" (au diable la modestie) en une gigantesque zone industrielle d'aérogénérateurs, plus communément appelés, éoliennes : près de 250 machines en projet!  Au nord et à l'est de Langres, direction Vesoul et au sud, direction Dijon. À l' ouest, heureusement , le projet de Parc national, 11e du nom, a calmé leurs ardeurs destructrices. Et le tout, avec la complicité passive d'une population avachie et indifférente au phénomène.

carte : association Les Vues imprenables

Faut-il promouvoir l’écologie par les mensonges ?

https://www.contrepoints.org/
Par Patrick Aulnas

 https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2018/03/Green-lock-by-Brad-McMahon-640x374.jpg
Green lock by Brad McMahon(CC BY 2.0)

Deux exemples pour illustrer le dogme écologiste.
Comme tous les dogmes, le dogme écologiste n’est pas très regardant sur les moyens, y compris les mensonges. Il faut avancer coûte que coûte vers la société édénique promise. Voici deux exemples illustratifs. Les emplois écologistes sont-ils de vrais emplois ou y-a-il tromperie ? Un écologiste populaire comme Nicolas Hulot doit-il être sauvé à tout prix, même en discréditant un journal ?

Les emplois créés par la transition écologique
Les emplois proviennent spontanément du marché ou sont créés artificiellement par l’État. Approche sommaire sans doute, mais globalement exacte. L’apparition de l’écologie politique a brouillé ce tableau assez simple dans son principe. Les politiciens ressassent depuis de nombreuses années que la transition écologique est créatrice d’emplois. Ils ne précisent jamais l’origine de ces emplois, laissant leurs électeurs penser qu’ils résultent de nouveaux besoins auxquels répond le marché. Il n’en est rien.
Tous les emplois créés dans ce domaine proviennent d’initiatives publiques. Ou bien, l’activité est lourdement subventionnée (éoliennes, panneaux photovoltaïques, voitures électriques), ou bien elle est imposée réglementairement aux producteurs et distributeurs (chauffage des locaux selon des normes interdisant de facto certains produits, voitures anciennes bientôt interdites de circulation et nécessitant donc un renouvellement).

samedi 24 mars 2018

Haute-Marne, Versaignes-sous-Lafauche : quand la forêt est envahie par les câbles éoliens

jhm.fr

Quelques précisions sur le dossier "passage de câbles" dans le cadre d'un raccordement d' une zone industrielle d'aérogénérateurs à un poste source.
-Ce sont des câbles conducteurs Haute Tension 20 000 volts.
- ERDF a le monopole des enfouissements vers le Poste EDF.

Qui donne l'autorisation pour le passage? 
Tout dépend de l'endroit où passent les câbles !
  • S'ils se situent sous la propriété d'un particulier, c'est auprès de lui que le promoteur devra effectuer la demande d'enfouissement. 
  • Si les câbles sont enfouis sous le domaine de la commune ou du département, ce sont ces entités qui donneront, ou pas, l'autorisation formalisée par une convention... Et donc, pour une commune, le maire ne peut signer que s'il y a eu préalablement délibération... 

vendredi 23 mars 2018

Mai 68 – Naissance du Mouvement du 22 mars. Mais l’heure a sonné…


Daniel Bensaïd
22 mars 2018

Commentaire : quoiqu'on en pense, quoiqu'on en dise, aujourd'hui, cela reste et restera une page importante de l' Histoire de France.
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La rentrée 67 sentait la poudre. Les bombardements américains sur le Vietnam s’intensifiaient. En France, les ordonnances gaullistes provoquaient une montée d’agitation sociale. Après la grève emblématique de la Rhodiaceta, celles de Caen et de Redon tournèrent à l’émeute. Nous militions à temps plein sur le campus de Nanterre, où la JCR était bien implantée1.
Nanterre-la-Folie méritait bien son nom. La presse de l’époque a souvent décrit le no man’s land boueux du campus, coincé entre les bidonvilles photographiés par Élie Kagan pendant la guerre d’Algérie et les barres de HLM encore clairsemées. La baraque qui tenait lieu de gare avait des allures de station délabrée du Far West, perdue aux portes du désert. Une fois sur le campus, on passait la journée entre cafétéria, resto U et résidence, sans beaucoup fréquenter les amphis. Les réunions s’enchaînaient. La plupart du temps, nous faisions cause commune avec la bande des anars animée par Jean-Pierre Duteuil et Daniel Cohn-Bendit. Lorsqu’un commando facho d’Occident débarquait de Paris pour une incursion sauvage sur notre territoire (presque) libéré, Xavier Langlade et Jacques Tarnero organisaient l’autodéfense de ce sanctuaire inexpugnable. Quand, dérogeant aux principes des franchises universitaires, le doyen Grapin autorisa la police à intervenir à l’intérieur des bâtiments, elle subit le même sort que les envahisseurs nazillons et fut promptement boutée hors les murs.
Ces activités aussi variées que débordantes ne laissaient guère de loisir pour l’étude. [Alain] Brossat et moi nous étions inscrits en maîtrise sous la direction d’Henri Lefebvre. Alain s’attaqua bravement à « la notion de changement de terrain » chez Althusser et Foucault. Inspiré par un sixième sens politique, j’ai choisi pour sujet « La notion de crise révolutionnaire chez Lénine ». Lefebvre accepta avec bienveillance de diriger ces « recherches » hétérodoxes. Nous devions suivre parallèlement le séminaire de Paul Ricœur sur Cassirer et les formes symboliques. Nous avions d’autres chats à fouetter que de folâtrer dans ces subtilités herméneutiques, d’autant que Ricœur apparaissait alors comme la butte témoin d’un âge philosophique révolu, condamné aux poubelles de la préhistoire par l’hégémonie structuraliste.

Christian Laval : « Penser la révolution »

 https://www.revue-ballast.fr

 

Depuis des années, Christian Laval questionne, bien souvent aux cotés du philosophe Pierre Dardot, le néolibéralisme depuis une perspective post-marxiste. Ils ont publié en 2009 un travail sur la mutation néolibérale de notre représentation de l’individu abstrait et rationnel,La Nouvelle raison du monde,et, cinq ans plus tard, un essai qui revisite la notion de révolution à la lumière du concept de « commun ». Dans le brouhaha de la cafétéria de la Bibliothèque nationale, à Paris, il revient pour nous sur la genèse de leurs réflexions et sur leurs filiations intellectuelles, comme sur le sens plus global de son travail en cours sur la socialisation de la propriété : l’occasion de rappeler l’importance de « l’auto-institution » de la société, c’est-à-dire du cadre que se donne— et se construit—un peuple pour organiser son affranchissement.

 Lire
https://www.revue-ballast.fr/christian-laval-penser-la-revolution/?pdf=34350

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Fukushima, quelles nouvelles ?

http://huet.blog.lemonde.fr 
Sylvestre Huet
21/03/2018

La date anniversaire de l’accident nucléaire de Fukushima, consécutif au séisme géant et au tsunami du 11 mars 2011 qui ont causé près de 19 000 morts, permet de revenir sur quelques questions. La plupart des articles publiés dans la presse à cette occasion ont en effet été très peu prolixes sur l’état des réacteurs ou celui de la décontamination des territoires.

Que se passe t-il à la centrale dévastée ?
Les réacteurs détruits sont maintenus dans une situation minimisant les risques de dissémination de la radioactivité contenue dans les cœurs  qui ont fondu lors de l’accident. Cela s’obtient par une injection d’environ 70 m3 d’eau par jour dans chacun des réacteurs 1, 2 et 3. Les coriums (le mélange des combustibles nucléaires et des structures métalliques fondues) sont ainsi maintenu « à froid », en dessous des températures qui entraîneraient la formation de vapeur. La température de l’eau est stabilisée vers 30°C. Ainsi, lorsque le Canard Enchaîné explique à ses lecteurs canetons que ces coriums sont toujours «en fusion», il raconte des salades. Ou diffuse une « fake news » selon le mot en vigueur aujourd’hui. Pour que ces coriums soient en fusion il faudrait que la chaleur résiduelle due à la radioactivité porte le métal à plus de 1400°C ou l’uranium à plus de 1100°C.
Les piscines contenant les combustibles usés. La piscine du réacteur n°4, la plus dangereuse, a été vidée de ses éléments combustibles en décembre 2014. Les travaux sont en cours pour vider les piscines des réacteurs 1, 2 et 3 qui sont maintenues à 30°C également par une circulation d’eau en circuit fermé. Après avoir nettoyé les parties hautes des réacteurs, il faut installer des structures de protection, un pont roulant, et un dispositif permettant d’extraire les combustibles puis de les introduire dans un conteneur de transport. La piscine du réacteur 3 devrait être vidée en 2018. Celles des réacteurs 1 et 2 vers 2023.

Structure de protection sur le réacteur 3 et dispositif de manutention pour en extraire les combustibles.

Réchauffement climatique : que fait-on de notre argent ?

https://www.contrepoints.org

Par Sébastien Richet

Commentaire :  (...) "69% des dépenses publiques dans le cadre mentionné précédemment vont à l’électrique d’origine éolienne et solaire [...] 70% des investissements sont dédiés à 2.5% de notre consommation totale d’énergie et seulement"
Mais à quel moment les français vont-ils, dans leur majorité, se réveiller pour protéger la santé et l'avenir de leurs enfants et la leur, la beauté de leurs paysages et l'âme de leurs terroirs et ainsi prouver au monde entier, qu'ils ne sont plus des veaux* devenus vaches à lait?

* inspirée librement de la phrase prononcée par le général de Gaulle, en 1940 à Londres, après la signature de l'armistice entre la France de Pétain et l'Allemagne :  "Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent."
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 https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2017/02/8048048692_ab7cd8a8a0_z.jpg
Euros By: JWPhotography2012 - CC BY 2.0

A quoi sert exactement l’argent public engagé pour combattre le réchauffement climatique ?
Quel usage fait-on de notre argent pour combatte le réchauffement climatique ? Si l’on accepte sans trop rechigner le prédicat selon lequel les gaz à effet de serre d’origine anthropique sont la cause principale du dérèglement climatique rapide à l’échelle de la planète, alors les mesures envisagées doivent être à la hauteur des conséquences potentielles, et mises en œuvre par tous les pays.
Ainsi, il existe plus de 1200 lois dans 164 pays pour lutter contre le réchauffement climatique. [À noter que l’hiver rigoureux en Europe cette année ne doit pas faire oublier, au même moment, les 25 degrés au-dessus de la moyenne dans la zone polaire nord]
La France a, elle aussi, intégré à son dispositif législatif diverses mesures dont la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.
Au passage, cette loi devait permettre la création de 100 000 emplois en trois ans. Hélas, force est de constater que cet aspect a échoué avec à peine un quart des emplois créés.
Revenons maintenant à l’essentiel, c’est-à-dire l’utilisation de nos sous !
D’abord nous devons identifier ce dont nous parlons : l’argent qui est mis en œuvre dans le cadre de la loi n° 2015-992, de la lutte contre le réchauffement climatique et de la mise en œuvre de l’accord de Paris est constitué de plusieurs contributions essentiellement laissées à la libre convenance de la chambre des députés.

jeudi 22 mars 2018

L’impéritie de l’Etat ou la gabegie de l’éolien

https://fr.irefeurope.org
Par Jean-Philippe Delsol
Docteur en droit et licencié ès lettres, Jean-Philippe Delsol est avocat au Barreau de Lyon spécialisé en droit des sociétés et fiscalité internationale. Fondateur du cabinet Delsol Avocats, il est Président de l’Institut de Recherches Économiques et Fiscales (IREF).
19/03/2018

Le gouvernement joue les don Quichotte contre des éoliennes qui n’existent encore que sur le papier. Il a enfin découvert que les marchés éoliens offshore attribués lors des deux appels d’offres de 2012 et 2014 à des consortiums menés par EDF-EN (champs de Guérande, Courseulles et Fécamp), Iberdrola (Saint-Brieuc) et Engie (Le Tréport, Noirmoutier-Yeu), étaient biaisés. Dans le cadre de ces projets, l’État oblige Électricité de France ou les entreprises locales de distribution à racheter l’électricité éolienne produite par les constructeurs lauréats aux prix fixés dans le cadre de l’appel d’offres. Or les prix acceptés lors de ces appels d’offres sont aujourd’hui quatre à cinq fois plus élevés que le prix actuel de marché.

Désormais, les progrès technologiques, tant au niveau des machines que des réseaux, permettent de produire de l’électricité éolienne quasiment sans subvention. C’est ce que font nos voisins du nord notamment. Le prix du mgwh va être réduit sur le marché à un niveau de 40 à 50 € quand l’État s’est engagé à le faire acheter, pendant 20 ans, à un montant proche de 200€ au détriment du consommateur et du contribuable. À ce prix là, le surcoût devrait représenter plus de 40 Md€ sur 20 ans pour une production de 3 gigawatts. Pour le même prix les spécialistes disent qu’auraient pu être financés 120 gigawatts d’électricité solaire.
L’État voulait, comme toujours, garder la main et gérer cette nouvelle filière pour y faire émerger des champions français qui depuis se sont vendus à GE (États-Unis) et à Siemens (Allemagne) et se sont de toute façon engagés si tardivement dans cette technologie après leurs concurrents étrangers qu’ils auront du mal à rattraper leur retard. Considérant désormais l’énorme gabegie d’argent public que représenterait le respect des appels d’offres et prenant en compte le fait qu’à ce jour encore aucun contrat d’obligation d’achat n’a été signé et aucune de ces installations n’est construite, l’État a glissé subrepticement, au Sénat, un amendement à l’article 34 du Projet de loi Pour un État au service d’une société de confiance déjà voté en première lecture à l’Assemblée nationale.