mercredi 25 avril 2018

Si le solaire et le vent sont si bon marché, pourquoi rendent-ils l'électricité si chère?

https://www.forbes.com
Michael Shellenberger, collaborateur J'écris sur l'énergie et l'environnement Les opinions exprimées par Forbes Contributions sont les siennes.
23/04/2018
 

Version originale en langue anglaise :   
https://www.forbes.com/sites/michaelshellenberger/2018/04/23/if-solar-and-wind-are-so-cheap-why-are-they-making-electricity-more-expensive/#efcbd921dc66



14 août 2017, un yacht passe devant le parc éolien de Burbo Bank, au large de Liverpool, en Angleterre. (Photo par Christopher Furlong / Getty Images)

Au cours de la dernière année, les médias ont publié massivement sur la baisse du prix des panneaux solaires et des éoliennes. Les gens qui lisent ces articles ont naturellement l'impression que plus nous produisons d'énergie solaire et éolienne, plus les prix de l'électricité baisseront. Et pourtant ce n'est pas ce qui se passe. En fait, c'est le contraire. Entre 2009 et 2017, le prix des panneaux solaires par watt a diminué de 75% alors que le prix des éoliennes par watt a diminué de 50%. Et pourtant - pendant la même période - le prix de l'électricité dans les endroits qui ont déployé des quantités importantes d'énergies renouvelables a augmenté de façon spectaculaire. 

Les prix de l'électricité ont augmenté de:
-51% en Allemagne lors de son expansion de l'énergie solaire et éolienne de 2006 à 2016; -24% en Californie pendant la construction de son énergie solaire de 2011 à 2017;
-plus de 100% au Danemark depuis 1995, date à laquelle il a commencé à déployer des énergies renouvelables (principalement du vent).
Si le coût des panneaux solaires et des éoliennes est devenu beaucoup moins cher, pourquoi le prix de l'électricité a-t-il augmenté au lieu de diminuer?

mardi 24 avril 2018

Le scandale de l’électricité verte : 134 milliards extorqués aux Français

Christian de Moliner
Professeur agrégé et écrivain

La Cour des comptes vient de dévoiler un vol honteux, une escroquerie qui a impacté tous les Français, notamment les plus modestes
 
La Cour des comptes vient de dévoiler un vol honteux, une escroquerie qui a impacté tous les Français, notamment les plus modestes. Pourtant, les médias n’en parlent pas ou peu, alors qu’il devrait faire les grands titres des journaux. Une telle mansuétude s’explique par l’escroquerie écologique, car ce qui est en cause est la gestion de l’électricité dite verte, une fumisterie qui ruine nos compatriotes au nom de la lutte contre un réchauffement climatique dont les effets sont surévalués.
Ceux qui installent des éoliennes ou des panneaux solaires sont assurés d’un prix de revente supérieur au prix du marché et EDF est tenu d’acheter toute l’électricité produite, même si elle n’en a pas besoin. Quiconque veut mettre des panneaux solaires sur son toit doit déposer une déclaration de travaux à la mairie, qui accepte presque toujours (?) sauf si les bâtiments se trouvent dans des zones classées. Les éoliennes sont simplement tenues d’obtenir un permis de construire. Selon la Cour des comptes, EDF s’est engagée à acheter pour 134 milliards d’euros de cette prétendue électricité verte sur vingt ans, soit près de sept milliards par an. Et ce sont les Français qui financent cette dispendieuse folie par l’intermédiaire d’une taxe sur la consommation d’électricité qui ne cesse – et pour cause – de s’alourdir. Tout le monde paye, y compris nos compatriotes les plus modestes, une centaine d’euros par ménage et par an. Effrayant ! Et cette manne n’a pas servi à créer des emplois en France, car les panneaux solaires proviennent, dans leur grande majorité, de Chine et les éoliennes sont souvent allemandes. Nous enrichissons l’étranger, alors que notre commerce extérieur est gravement déficitaire.

lundi 23 avril 2018

Non-cumul, inéligibilité… Premier bilan présidentiel « mitigé » pour Transparency

Par Marie-Pierre Bourgeois

Commentaire : (...) " Certains élus condamnés récemment pour fait de corruption pourront ainsi se représenter aux élections et ce malgré leur casier judiciaire." No comment!

php



 
 Capture d

Un an après son élection, Transparency international dresse un premier bilan mitigé de l’action d’Emmanuel Macron en faveur de l’intégrité dans la vie politique française. Elle regrette que le non-cumul dans le temps, qu’elle juge facteur de corruption, ne s’applique pas aux maires des petites communes.
« Parent pauvre » des réformes sur la transparence, « chantier au point mort », « risque d’échouer à rétablir la confiance des Français en leurs représentants »… 12 mois après une campagne présidentielle marquée par l’affaire Fillon, Transparency international juge sévèrement les premières actions d’Emmanuel Macron en faveur de la lutte contre la corruption.

« Le bilan du président de la République est mitigé et contrasté. Si les premières pierres ont bien été posées grâce à la loi de confiance dans la vie politique, il ne faudrait pas que le chantier s’arrête brusquement » juge ainsi Marc-André Feffer, le président de Transparency international France, dans un rapport publié le 22 avril dernier.
L’ONG relève bien plusieurs avancées très positives. A commencer par les changements intervenus au Parlement : interdiction des emplois familiaux, fin de la réserve parlementaire, réforme encadrant les frais de mandat actuellement en cours…

L’escroquerie éolienne

http://www.bvoltaire.fr/
Par Claude Brasseur, mathématicien astronome, chercheur et fondateur d’un centre de recherche sur les énergies renouvelables — brasseurvossen@skynet.be


Claude Brasseur 


Le CO2 gaz à effet de serre est une pure escroquerie et est pourtant la seule justification de la multiplication des éoliennes. 

Beaucoup d’associations anti-éoliennes partent encore de l’idée que, si les éoliennes peuvent être « bonnes pour le climat », elles ne devraient pas être installées à l’endroit concerné : elles enlaidissent la nature, un site touristique ou ancien, elles tuent oiseaux et chauves-souris, sont placées trop près des habitations… On ose rarement mettre en cause les affirmations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Le GIEC veut sauver le climat ! Le gaz carbonique (CO2) réchauffe l’atmosphère, l’homme en produit trop, il est temps de mettre fin à cette production si on ne veut pas « cuire » dans peu de temps, il est temps d’installer des éoliennes partout et d’accepter qu’elles tuent insidieusement comme la nicotine ou l’amiante (Eric Y. Zou) !
Depuis le XIXe siècle — où la théorie des effets climatiques du CO2 a été développée, par exemple, par Svante August Arrhenius, et éliminée par James Clerk Maxwell, notamment —, aucun physicien n’a jamais attribué de rôle climatique au CO2.
Le GIEC a été créé en 1988 pour responsabiliser l’Occident en matière climatique et lui extraire un maximum d’argent en transposant la terreur exploitée par la guerre froide.
Dès 2009, André Legendre (1), acceptant le modèle adopté par le GIEC, prouve — par des éléments fournis par le GIEC ! — que le CO2 n’a, par lui-même, que ridiculement peu d’effet sur le climat et que le GIEC invente des mécanismes amplificateurs liés à la vapeur d’eau et aux nuages pour que l’effet du CO2 nous impressionne. L’auteur montre que cet effet amplificateur peut aussi bien diminuer la température que l’augmenter… L’effet est imprévisible mais on nous abreuve de « calculs » démontrant que nous allons bientôt avoir beaucoup trop chaud.

Haute-Marne : haies, on rase toujours gratis!

Étienne Clément
23/04/2018

Commentaire : le massacre éolien en cours ne suffisant pas, vient s'y ajouter celui de l'arrachage des haies. Mais au fond, nous sommes dans la même logique : le sacrifice de la Nature, de la biodiversité et des Humains, au nom de la finance (éolien) et du pognon-roi (entrepreneur agricole).
La vie est plus saine avec des haies et sans éolienne.
Haut-marnais, c'est pour quand le réveil?

 Rappel  
 -Is en Bassigny, 6 éoliennes en service,
-Poinson-lès-Nogent et Dampierre (Vitrey-lès-Nogent), 14  éoliennes en service,
-Dammartin-sur-Meuse, Le Châtelet-sur-Meuse, Damrémont : 12 éoliennes, Autorisation d'exploiter obtenue - recours en cours,
-Sarrey,projet à 'étude,
-Frécourt, projet à l'étude,
-Chauffourt, projet en étude,
-etc.

capture d'écran@Google Earth Pr
Il faut savoir
Les nouvelles dispositions favorisent le mitage d'un territoire en avantageant les zones industrielles de petite taille (moins de 6 aérogénérateurs).
(...) À partir de 2017 : Mise en place d’appels d’offres pluriannuels pour les grandes installations et refonte du dispositif de soutien pour les installations de plus petite taille.
[...] À partir de 2017, un nouveau dispositif de soutien sera mis en place sous la forme d’un complément de rémunération révisé pour les installations de moins de 6 éoliennes. La durée des contrats sera allongée à 20 ans afin de tenir compte les durées de vie des éoliennes. Le niveau de tarif sera fixé afin d’assurer une rentabilité normale des projets sur leur durée de vie. L’arrêté fixant les conditions et les modalités de ces contrats a été notifié à la Commission européenne."

Lire :
Éolien terrestre
https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/eolien-terrestre


php
 

Le Japon est assis sur une montagne de métaux rares capables d'approvisionner le monde pendant des siècles

https://fr.express.live/
Arnaud Lefebvre
21 avril 2018

Commentaire : Quand on connait les ravages sur la Nature et tous êtres vivants que génèrent l'exploitation des terres rares en Chine, au Brésil, etc., peut-on vraiment se réjouir de cette nouvelle découverte? Dans le cas, bien sur, où l'avenir de la planète reste la priorité...


php



Le Japon est assis sur une montagne de métaux rares capables d'approvisionner le monde pendant d
es siècles
© EPA-EFE/Franck Robichon 

Des chercheurs ont découvert un énorme dépôt de minéraux de terres rares au large des côtes du Japon, indique une étude de l'Unversité de Waseda et de l'Université de Tokyo publiée dans la revue Nature.
Selon les scientifiques, le gisement, situé dans le fond de l'Océan Pacifique près de l'île japonaise de Minamitori-shima, contiendrait environ 16 millions de tonnes de métaux précieux.
Les minéraux de terres rares sont utilisés dans presque tout : des batteries de smartphones aux véhicules électriques. Par définition, ces minéraux contiennent un ou plusieurs éléments de terres rares métalliques.
Ce gisement pourrait approvisionner le monde pendant plusieurs siècles,400 ans précisément, ont expliqué les chercheurs.

L'écologie des gentils

http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com
22/04/2018


Des chemins du 17ème au parc naturel: la longue agonie d'un espace occupé

"Je suis une optimiste, je refuse de voir les choses sous cet angle".
D'habitude je respecte ces gentils qui préfèrent croire que les nuages ne font que passer et que "l'homme soleil" vaincra "l'homme obscur"... Mais là j'avoue que je n'étais pas d'humeur. Je luis ai répondu que les gens comme elle se font marcher dessus, que la passivité confiante n'est plus de mise et j'ai tourné les talons.
Le capitalisme pur et dur s'est emparé de la transition énergétique, une évidence que je n'ai plus envie de démontrer. Celui qui veut comprendre a aujourd'hui tous les moyens à sa disposition pour y parvenir. Penser que l'illumination universelle va inverser les choses et se contenter d'attendre que cela arrive grâce à des héros comme véhiculent le film "Demain" m'agace. L'écologie des gentils a fait son temps et prouvé son impuissance. Je ne dis pas qu'il faut prendre les armes, mais qu'ils les ont prises depuis longtemps et que bon sang il est temps de comprendre que soit ils ont gagné soit on se réveille. Même les films bourrés de bonnes intentions font marcher leurs affaires!

Eoliennes off-shore : 16 acteurs économiques de Vendée interpellent le Président Macron

21/04/2018

Dans une lettre ouverte au Président de la République, au Premier Ministre et au Ministre de l’Écologie, 16 personnalités socio-économiques du monde de la pêche, de la gastronomie, du tourisme et du commerce alertent sur les dangers du projet d’implantation de 62 éoliennes entre Yeu et Noirmoutier.

Ce texte devait initialement être dévoilé dans le quotidien Ouest-France dans le cadre d’un encart publicitaire. Le quotidien de la presse régional habitué à diffuser des publicités des promoteurs éoliens et en particulier du promoteur chargé du projet entre Yeu et Noirmoutier a refusé à la dernière minute de diffuser ce texte le jugeant « polémique ».

Nous le produisons in extenso ainsi que les signataires.

Noirmoutier, le 21 avril 2018

NON AUX ÉOLIENNES ENTRE YEU ET NOIRMOUTIER !

LETTRE OUVERTE  À…
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de la Transition écologique et solidaire,

Les précédents gouvernements ont envisagé la construction d’une centrale de 62 éoliennes  de plus de 200 mètres de haut, sur une superficie de 89 km2 à proximité des îles d’Yeu et Noirmoutier, îles classées Natura 2000.
Ce projet, porté par un consortium Chinois et Européen, suscite une très vive inquiétude des acteurs économiques du littoral, professionnels de la mer et du tourisme, ainsi que des populations locales. Et ce, d’autant plus que les études d’impact sur l’environnement et l’économie locale ont été financées par le consortium lui-même.
C’est pourquoi les habitants des îles et du littoral vous demandent d’annuler ce projet qui constitue un scandale écologique et financier incontestable.

dimanche 22 avril 2018

Haute-Marne, Fayl-Billot : en parlant de déchets


jhm.fr


capture d'écran@jhm.fr

Et si les auteurs de cette "oeuvre", défenseurs de la Nature et de l'Environnement, nous disaient ce qu'ils pensent de ces déchets ci-dessous? Est-ce-qu'ils envisagent également une action symbolique pour les dénoncer?

Pour rappel, la liste des projets, connus à ce jour, de zones industrielles d'aérogénérateurs aux alentours de Fayl-Billot :
  • Chauvirey-le-Châtel (mât de mesures en place),
  • Fayl-Billot, Pierremont et Pressigny,
  • La Quarte, La Rochelle, Molay et Charmes-Saint-Valbert,
  • Fouvent-Saint-Andoche, Bourguignon-lès-Morey et La Roche-Morey,
  • Argillières.
Tous ces projets, nous faisant un total de 56 éoliennes de 183m en bout de pale chacune.

Voir

samedi 21 avril 2018

L’injonction au courage

https://www.revue-ballast.fr
Par Julien Chanet
17/04/2018

Né en 1985. Il vit à Bruxelles. Assume les paradoxes et dissonances entre un anticapitalisme réformateur et une révolte social-démocrate.

Texte — légèrement modifié — paru dans le n°4 de la revue papier Ballast (printemps 2016)

Le refrain est connu : nos pays, baignés dans l’illusion des Trente Glorieuses, doivent faire un retour « douloureux mais nécessaire » à la réalité. Ce discours de la nécessité est très répandu : respect des 3 % de déficit, remboursement de la dette, ouverture à la concurrence, équilibre financier, etc. Mais qu’en est-il de la douleur ? Comment la justifier ? Toute la perversité d’un pouvoir, aligné en outre sur l’agenda du capital, se loge là — et elle est sans limite : elle donne au caractère vertueux du courage le sens de l’abattement et de l’inaction. En somme, plus les réformes sont dures socialement, plus nous serions courageux d’accepter leur nécessité. Cette équation est une ritournelle médiatique d’autant plus redoutable qu’elle se base sur un certain bon sens populaire. À l’heure des mobilisations contre les réformes du gouvernement Philippe et forts de l’expérience de ces dernières années (grecque, notamment), levons à nouveau le voile sur ces faux appels au courage. ☰



Fait 1. À la suite de la crise financière de 2008, on aurait pu croire les rois de l’économie définitivement nus, leurs équations et graphiques s’effondrant comme châteaux de cartes. Il n’en fut rien : dirigeants politiques, experts médiatiques et économistes parlèrent d’une même voix pour imposer et justifier « efforts » et « sacrifices » au nom du « rétablissement des comptes publics », du respect des traités ou du « réalisme » économique. Le courage devint alors moteur des « politiques du capital 1 » — celles-là mêmes qui nous avaient conduits au bord du précipice. Le courage de réformer fut partout psalmodié.

Fait 2. Les actes terroristes sur le territoire européen ont généré un ensemble de discours sur le courage. On a salué le courage des forces de l’ordre intervenant sur le terrain et celui des populations sous le choc, des familles et des proches des victimes. S’y sont mêlés la sécurité et son lot de décisions à prendre. Décisions difficiles. Courageuses. Pêle-mêle : interdiction de manifester, lockdown de Bruxelles, perquisitions, assignations à résidence, état d’urgence. À la sécurité s’est joint le sécuritaire, la face la plus sombre du courage politique institutionnel 2.

Fait 3. Le courage s’inscrit aussi au long cours dans notre quotidien. Face aux épreuves administratives, bureaucratiques, interpersonnelles, nous devons montrer notre capacité à faire front ; pour accéder à la reconnaissance, nous devons nous dépasser : le mérite fait loi. Dans un contexte de crise, la souffrance peut devenir une échelle de mérite. La politique d’accueil des réfugiés divise ; sans cesse, les rumeurs sur leur confort ou sur les allocations qu’ils percevraient doivent être démontées. Une pensée égalitaire dévoyée apparaît, où un lit et un toit temporaire ressemblent à des courts-circuits au regard des épreuves à devoir endurer. Les critères de justice et d’injustice sont relus à l’aune des efforts méritoires, et non plus en termes d’analyse systémique à même de garantir, par le recul, une vision claire des rapports de force et des intérêts des uns et des autres, à hauteur de la société. Bref, c’est une guerre intraclassiste : la guerre des dominés entre eux. La précarité, ou même la crainte qu’elle suscite — puissant dopant des intérêts égoïstes —, alimente cet état d’esprit délétère.

Haute-Marne : l'ONF en mode "défense de la forêt"

jhm.fr

Défense de la Nature et du monde rural!


capture d'écran@jhm.fr
php

vendredi 20 avril 2018

ENRi : lettre ouverte du collectif STA à Monsieur le Président de la République

https://sciencetechaction.tumblr.com
 Philippe Charlez, Jean-Pierre Riou, Michel Simon pour le Collectif Science-Technologies-Actions

La Science face à l’utopie en politique
Il y a un an, l’Académie des Sciences publiait le « Libre point de vue d’académiciens »(1) rédigé par son Comité de prospective en énergie : « La question de la transition énergétique est-elle bien posée dans les débats actuels ? »
Les académiciens attiraient l’attention sur la difficulté à équilibrer un réseau électrique avec des énergies renouvelables mais intermittentes et mettaient en évidence la distance qui sépare le rêve de la réalité en rappelant que « les nuits sont partout longues à la même période en Europe et les anticyclones souvent simultanés chez nous et nos voisins. »



Ces scientifiques rappelaient la véritable rupture technologique nécessaire pour parvenir à stocker l’énergie pour un coût acceptable par la collectivité et faisaient comprendre le caractère utopique d’une telle politique à court ou moyen terme.
Les ruptures technologiques ne se décrètent pas. Pourtant nous assistons aujourd’hui à une fuite en avant du système électrique européen qui doit renforcer des interconnexions toujours plus lointaines afin de répondre à des déséquilibres en progression rapide.
La même année, l’Académie des Sciences publiait un rapport (2) dénonçant les difficiles questions posées par l’intermittence des énergies renouvelables sans que cette position fondée et argumentée ne vienne troubler la tranquillité d’élus qui, enfermés dans leur idéologie, adoptèrent in fine la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).
Loi considérée dès à présent comme inapplicable sur plusieurs points.

Revitalisation des centres-villes : le Sénat fait valoir un "Pacte" plus ambitieux que le plan du Gouvernement

http://www.senat.fr
Jeudi 19 avril 2018

Commentaire : s'opposer à l'"invasion" éolienne de notre ruralité, c'est aussi participer, en quelque sorte, au sauvetage et à la revitalisation de nos centres-villes comme... Langres. C'est laisser une chance au projet de réussir.
Où les éoliennes passent, les communes trépassent!
php


Les rapporteurs du groupe de travail sur la revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs, Rémy Pointereau (Les Républicains - Cher) et Martial Bourquin (Socialiste et républicain - Doubs), ont rendu publique leur proposition de loi portant Pacte national pour la revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs. Fruit d’un travail transpartisan associant la délégation aux collectivités territoriales présidée par Jean-Marie Bockel (Union centriste - Haut-Rhin), la délégation aux entreprises présidée par Élisabeth Lamure (Les Républicains - Rhône) et six commissions permanentes, ce Pacte doit lutter contre le fléau de la dévitalisation qui meurtrit de nombreuses villes moyennes en France.

jeudi 19 avril 2018

Suisse : Toujours plus de cigognes, mais certaines ne migrent plus

http://www.journaldujura.ch

Commentaire : Quoi, les pales d'éoliennes sont dangereuses pour les cigognes? On nous aurait menti? Ah non, c'est en Suisse! Ouf!

php

Plus d'un millier de cigognes vivent en Suisse, un record, de mémoire d'homme, d'autant plus remarquable qu'il y a 70 ans, l'espèce y était considérée comme quasi éteinte. Il faut d'abord voir dans cette évolution les efforts des passionnés de cet oiseau emblématique.
(ats) Dès l'après-guerre sous la houlette de Max Bloesch, des cigognes algériennes ont été réintroduites en Suisse. Peu à peu, d'autres amateurs du migrateur ont créé les conditions propices à son installation. Mais cela n'explique pas une telle croissance de leur population.
Leur mortalité a également diminué, ce que certains spécialistes expliquent par un changement dans le comportement migratoire de l'oiseau, devenu plus flexible. Certains n'entreprennent carrément plus leur grand voyage vers le sud à l'approche de l'hiver, tandis que d'autres en réduisent la distance.
Il est aujourd'hui très rare qu'une cigogne passant l'été en Suisse migre jusque dans le Sahel africain, sa zone de villégiature originelle. Celles qui partent ne volent pas plus loin que dans le sud de l'Espagne ou au Portugal.

La Cour des comptes alerte sur le coût des EnR

http://huet.blog.lemonde.fr
Sylvestre Huet

Commentaire : un nouveau scandale financier d’État? Et en même temps, MM.Hulot et Lecornu persistent et signent.

php

Voulez vous frémir ? Devant une somme d’argent faramineuse. D’argent public. Dont la finalité est fortement controversée ? En voici une, piochée dans le dernier rapport de la Cour des comptes. Un rapport sur «le soutien aux énergies renouvelables». Ce chiffre ? 121 milliards d’euros. Il est inéluctable. Il représente en effet uniquement le montant du soutien public auquel s’est engagé l’Etat par les contrats signés avant 2017 au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque (plus un chouïa de biométhane).



Les dépenses publiques inéluctables de soutien aux EnR dues aux contrats signés avant 2017 : 121 milliards d’euros (valeur 2018).

Ces 121 milliards seront distribués à un rythme annuel qui va passer par un pic à 7,179 milliards en 2025. Ils proviennent, selon les magistrats de la Cour des comptes dont le vocabulaire est fort poli, de «mécanismes de soutien dont les conséquences financières ont été mal appréciées». Une autre de leurs formules en réalité assassines : «Des charges importantes, durables et mal évaluées». C’est un titre de chapitre, en gros caractères et en gras, histoire de bien enfoncer le clou.

Haute-Marne : les orientations 2018-2021 de la politique départementale

http://haute-marne.fr
mars 2018

L'association Les Vues imprenables adhère dans son ensemble aux propositions avancées par le Conseil départemental lors du séminaire du 29 mars 2018, afin de rendre plus attractif le département. Et de fait, escompter stopper la perte d'habitants, la fuite des jeunes cerveaux, le vieillissement de la population.

En revanche, elle s'insurge que la question majeur de l'éolien n'ait apparemment pas été le thème principal d'une des neuf tables rondes organisées.

La Haute-Marne fait parti, comme d'autres départements, de ce que les géographes nomment : "La diagonale du vide ou diagonale de faible densité" allant de la Meuse aux Landes https://fr.wikipedia.org/wiki/Diagonale_du_vide . Or, il est avéré que si l'invasion* éolienne se perpétuerait, voire s'amplifierait, cela aurait des répercussions dramatiques sur le quotidien de la population (déjà le cas actuellement), sur l' Environnement et sur l'avenir de ce territoire. En même temps, nous assisterions alors à un véritable  "tsunami" paysager et environnemental sans précédent, qui redessinerait à jamais l'horizon du département.

Aussi, l'association affirme que l'heure est grave et que cela mériterait bien plus d'attention de la part de celles et ceux qui, élus, sont en charge de l'avenir de nos enfants.
Mais, ont-il bien pris la mesure de l'ampleur du "phénomène" éolien? Ont-ils  bien conscience que demain, se joue aujourd'hui? Veulent-ils lire un jour futur, sur un mur : "L'éolien m'a tué"?
*Pour rappel, 151 machines sont en service actuellement et plus de 250 sont dans les "starting-blocks".

La création de cette gigantesque zone industrielle serait synonyme de :
- probables problèmes de Santé publique sur le long terme pour la population locale, dus essentiellement au bruit et aux infrasons engendrés par ces machines,
-probables problèmes financiers pour les communes et les privés, à la fin des baux (~15 ans), pour honorer l'obligation de remettre dans son état primitif, débarrassé de tous déchets, les terrains utilisés. Cette mesure concerne, normalement, que le socle de béton. Actuellement, le coût de l'opération est facturé aux alentours de 250 000€HT / socle,
-transformation de centaines d'hectares de terres agricoles en terres industrielles, 
-de pollution potentielle des nappes phréatiques avec les m3 de béton enfouis dans les sols, avec la perte d'huile des machines (600 litres / éolienne), les kilomètres de câbles (220 000 volts) enterrés, etc.  
-fin de l'"unité territoriale" du Sud haut-marnais, schématiquement coupé en deux, dans le sens de la longueur, avec pour ville "frontière" Langres :
  • à l'ouest : le Parc national, zone protégée, sans éoliennes ou très peu, 
  • À l'est :  le territoire sacrifié ou s'effectuera l'essentiel des implantations, jusqu'au nord du département de la Côte d'Or. 
-territoire [Sud haut-marnais] à deux vitesses
  • à l'ouest : bon vivre, nouveaux arrivants, dynamisme touristique, reprise d'activités, création d'emplois, attractivité immobilière, etc.
  • à l'est : le désert avance... Qui voudrait vivre ou s'installer, sans y être obligé, avec une ou plusieurs éoliennes comme proches voisines (rayon de 3 km**)? Quel touriste, amoureux de la Nature, du Patrimoine architectural et culturel, souhaiterait séjourner dans de telles conditions? Quel touriste, pour préparer sa retraite, se projetterait à acheter une maison dans nos villages cernés, sous le joug du bruit et des infrasons?


modification : Les Vues imprenables / capture d'écran@.forets-champagne-bourgogne.fr
**Au vu du nombre d'éoliennes envisagées rapporté à la superficie totale concernée.

Aussi, nous pouvons légitimement nous poser deux questions qui n'en font qu'une :  
-Dans ces conditions, à quoi bon définir des orientations pour inverser la courbe de la désertification et pour rendre notre Haute-Marne plus attractive? 
-N'est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs?


Et si, Monsieur le Président et Mesdames et Messieurs les Conseillers départementaux, vous commenciez par le début? En votant, un moratoire pour STOPPER immédiatement toutes implantations d'éoliennes sur l'ensemble du département!

Sinon, il est fort probable que vos désidérata et vos efforts pour sauver le soldat Haute-Marne, resteront vains.

La vie est plus saine sans éolienne!
php

Lire

mercredi 18 avril 2018

Éoliennes offshore entre Yeu et Noirmoutier : une enquête publique déjà discréditée !

Louis Marin
L’enquête publique sur le projet de centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier a été ouverte le 4 avril pour durer jusqu’au 23 mai. Les permanences sont à peine ouvertes depuis quelques jours que les retours des participants montrent que cette enquête publique est déjà totalement discréditée.
Tout d’abord le contexte ; cette enquête est ouverte alors que le Premier ministre devrait annoncer dans les prochains jours le souhait officiel du gouvernement de renégocier l’ensemble des six centrales éoliennes côtières dont celle entre Yeu et Noirmoutier. En effet, depuis quelques semaines, ce sont plusieurs rencontres interministérielles qui ont été organisées pour prendre à bras-le-corps cette affaire d’État, que nous avions dénoncée dans ces pages et qui pèse plusieurs dizaines de milliards d’euros pour le consommateur et le contribuable.
Plus localement, cette enquête publique débute alors qu’il est établi qu’un certain nombre d’acteurs locaux (collectivités territoriales ou associations locales) ont perçu sous des prétextes parfois culturels ou sportifs de l’argent du consortium industriel, et cela depuis parfois plusieurs années. À cet égard, des plaintes contre x ont été déposées pour corruption.

Plus de 95% de la population mondiale respire un air pollué

Par Fiona Harvey
The Guardian
translated by Mathilde Mortier
17 avr. 2018

 Langues : English

En moyenne, les zones les plus touchées seraient 11 fois plus polluées que les régions les moins touchées, contre six fois en 1990. [testing/ Shutterstock]
Plus de 95 % de la population mondiale respire un air ambiant pollué, selon un nouveau rapport du Health Effects Institute. Les communautés les plus pauvres seraient les plus touchées. Un article de notre partenaire, The Guardian.

Les villes hébergent une majorité croissante de la population mondiale, exposant des milliards de personnes à la pollution atmosphérique, notamment dans les pays en développement. Cependant, dans les zones rurales, la combustion d’énergies fossiles pollue souvent l’air à l’intérieur des habitations.
Le Health Effects Institute, une organisation qui étude la qualité de l’air, a publié un rapport en se basant sur de nouvelles découvertes, telles que des données satellite et un meilleur contrôle, pour estimer le nombre de personnes exposées à un air pollué au-dessus des limites fixées par l’Organisation mondiale de la santé.
Une personne sur trois dans le monde est touchée par la pollution atmosphérique intérieure et extérieure, qui est la quatrième cause de décès, après l’hypertension artérielle, l’alimentation et le tabac. En 2017, six millions de personnes sont décédées à cause de la pollution de l’air, qui contribue aux risques d’AVC, de crise cardiaque, de cancer du poumon et de maladie pulmonaire chronique. Plus de la moitié des personnes décédées vivaient en Chine ou en Inde.

mardi 17 avril 2018

Haute-Marne, Poulangy : le retour de l'éolien

jhm.fr

Est-ce la loi des séries?  Ou est-ce l'ouverture de la saison de la pêche? Ca me fait penser à une anecdote. Mon grand-père avait l'habitude de me dire il y a très longtemps : "À la pêche au cons, ça mord toujours!" Va savoir Charles...
Fort est de constater, tout de même, que tels les fleurs au printemps, les projets de zones industrielles d'aérogénérateurs fleurissent sur notre territoire.

Donc, voici la nouvelle commune candidate : Poulangy. En fait... pas vraiment nouvelle!
En effet, un projet avait déjà fait l'objet d'une première demande sur les communes de Poulangy et de Louvières. Mais, le permis de construire des 3 futures éoliennes avait été refusé par la préfecture : Arrêté n°1471 du 01 juin 2016. Or, comme huit fois sur dix, la société déboutée a déposé un recours au tribunal administratif. À suivre...

Habitants de Poulangy, de Louvières et des communes voisines les plus proches :
 -Foulain, 2.5 km,
-Luzy-sur-Marne, 5 km
-Marnay-sur-Marne, 4 km,
-Sarcey, 4 km,
- Vesaignes-sur-Marne, 4 km.
 et des autres, le combat n'est pas terminé!

Lieu de l'action

capture d'écran@Googleearthpro
À noter les zones industrielles existantes  à Biesles et Ageville (visibles des remparts nord de Langres). En attendant, le projet en cours concernant Mandres-la-Côte à 6 km.

M. Gérald Boutsoque a été élu maire de Poulangy en mai 2014. Suite à sa démission, depuis conseiller municipal, il a été remplacé par Olivier Billiard, seul candidat à sa succession.
-16 juillet 2016.http://www.mairie-poulangy.fr/medias/files/14cr-du-16-juillet-2016.pdf

Prenant en compte l'âge de monsieur le maire, 55 ans, nous sommes en droit de penser, que  d'ici au minimum 25 à 30 ans, si le projet voit le jour, celui-ci ne sera plus en place pour assumer financièrement le démantèlement des usines éoliennes.

Toujours la même chose avec nos élus actuels : majoritairement à l'initiative des projets mais, plus personne quand il faudra payer l'addition!

Haute-Marne : le lac du Der se "marie" avec la forêt d'Orient (Aube)

jhm.fr

Bravo pour ce rapprochement avec le voisin aubois. Un point positif, sans aucun doute, pour l'attractivité touristique et pas que, de la Haute-Marne. Maintenant, nous attendons le même "mariage" entre le Lac du Der au nord du département et les quatre lacs dont le lac de la Liez, au sud. Entre hauts-marnais, on devraient pouvoir se comprendre, non?


capture d'écran@jhm.fr
 php

Haute-Marne, Fayl-Billot : les frères Petitpierre, auteurs de "Haute-Marne au coeur de l'Histoire", en dédicace


Samedi 21 avril 2018 à la médiathèque "au gré des vans" de Fayl-Billot.

capture d'écran@www.facebook.com/alaunechaumont


Les Vues y seront, et vous?
php

lundi 16 avril 2018

Allemagne : les prix négatifs de l'électricité en 2017

Pour que les centrales mobilisables puissent reprendre rapidement de la puissance à la tombée du jour pour le PV et du vent à d'autres moments, le nombre de jours où les prix de l'électricité sont devenus négatifs en Allemagne en 2017.
119 jours ouvrables et 38 dimanches !
 -À l'inverse, par exemple, le dimanche 30 avril 2017, il a fallu payer jusqu'à 197 €/MWh... Pendant ce temps, le consommateur allemand paie son électricité 300 €/MWh (150 € en France hors CSPE ENR)
 -Ajoutons 46 jours où les prix de marché sont descendus au-dessous de 20 €/MWh...
-Ajoutons que payer des clients pour qu'ils consomment de l'électricité, produit à très haute valeur ajoutée, relève de la "grande cohérence" de l'introduction d'un pourcentage important des électricités renouvelables aléatoires dans le système électrique.
- Mais il n’y a pas de vente à perte : il y a l’achat d’un service : « débarrassez-moi de cette électricité qui me gêne ».
Le prix négatif est le signe, tout à fait sain, qu’il y a quelque part quelque chose de malsain. Un indicateur utile. SLC

Eolien : savez-vous qui est H2air SAS, ce promoteur qui nous empêche de dormir ?

https://www.ppeebp.org
Association pour la protection des paysages et de l' Environnement entre Beauce et Perche - PPE EBP
06/04/2018

Commentaire : une enquête précise qui démonte remarquablement le mécanisme d'horlogerie qui régie le lobby éolien, démontrant par la même occasion, s'il en était encore besoin, que l'éolien n'est qu'un business, rien qu'un business, avec comme seul et unique objectif : amasser des fortunes! Mais tout cela ne peut se faire qu'avec l' indispensable acceptation d'élus de la République et de la passivité entêtante d'une grande partie de la population . Quid alors du bien commun, que sont la santé des êtres vivants et l'Environnement?



php

Mais qui est vraiment la société éolienne H2Air-SAS ?

C’est une société holding : elle ne possède aucune éolienne mais plutôt des participations financières dans de nombreuses entreprises opaques.
Elle est intégralement détenue par des actionnaires étrangers : une société allemande, une société suisse et le PDG Roy Mafouz, homme d'affaires d'origine libanaise domicilié en Allemagne.




H2Air SAS chasse les bonnes affaires : elle identifie une opportunité, monte le dossier et passe le relai a d’autres acteurs de la chaine économique éolienne. Elle n’a pas pour vocation de détenir et gérer des parcs industriels éoliens sur le long terme, mais uniquement de faire des bénéfices rapides.

Électricité : produire « local », est-ce conforme à l’intérêt général ?

https://www.contrepoints.org
Par Michel Gay et Jean Fluchère

 
Panneaux solaires by ludovic(CC BY-SA 2.0)

Certains Français expriment la volonté de produire et de consommer localement leur électricité. Pourquoi pas ? Mais est-ce compatible avec l’intérêt général ?
La volonté de produire et consommer localement l’électricité semble sous-tendue par une idéologie individualiste qui tend à rejeter le « centralisé » et à survaloriser le « local » en y attachant une valeur morale.
Or, ceux qui ont les moyens d’auto-consommer feront porter les surcoûts sur la collectivité, et notamment sur les autres ménages, car cette nouvelle « mode » repose sur une vision erronée de la production d’électricité.

Exaltation de l’individualisme VS prix de l’électricité


En effet, le système de production actuel est centralisé, mais c’est avant tout un système de partage des moyens et aussi de secours mutuel grâce aux réseaux d’électricité. Le foisonnement des consommations permet de diviser par cinq environ la puissance nécessaire pour alimenter en permanence la totalité des consommateurs car ils n’appellent pas tous au même instant la puissance maximale dont ils sont équipés.
Or le prix de l’électricité résulte principalement de l’amortissement des moyens de production.
La centralisation de la production, associée aux réseaux de distribution, permet donc une économie considérable d’argent en optimisant les moyens et les investissements dans l’intérêt général.
Le « consommer local » apparaît comme une exaltation de l’individualisme au détriment de l’intérêt général et ne répond qu’à l’intérêt personnel de l’ autoconsommateur avide de subventions.

Haute-Marne : Oudincourt : où plane l'ombre menaçante des éoliennes

jhm.fr

Pour rappel, la société Valeco, porteuse du projet, est la même qui a vu ses démarches échouées à Andilly-en-Bassigny, par un vote, à l'unanimité, contre de monsieur le maire et du Conseil municipal. Ce vote faisait écho aux choix d'une forte majorité de citoyens lors du référendum populaire organisé sur le sujet.
Haute-Marne : Andilly-en-Bassigny, le bon sens près de chez vous  https://augustinmassin.blogspot.fr/2018/04/haute-marne-andilly-en-bassigny-le-bon.html

Mais, n'oublions pas, que c'est aussi celle qui, avec la collaboration d'élus locaux et de représentants de l'Etat, a fait rendre les armes aux opposants de Bouriège, aux ponts du Rec et du Gourga, après 245 jours de résistance.
Bouriège : après 245 jours de résistance, le pont du Rec est tombé... 
 https://augustinmassin.blogspot.fr/2018/02/bouriege-apres-245-jours-de-resistance.html


Oudincourt

Lieu de l'action
capture d'écran@geoportail.gouv.fr
Au-delà, des nuisances subies par les Oudincourtoises et Oudincourtois, vous noterez l'extrême concentration des villages aux alentours et à des distances proches, voir très proches pour certains :  Annéville-la-Prairie, Bologne, Genevroye, Lamancine, Meures, Ormoy-lès-Sexfontaines, Sexfontaines, Soncourt-sur-Marne, Viéville, Vignory, Vouécourt, Vraincourt et etc., qui impliqueront nécessairement, si le projet voit le jour, un fort impact sur le quotidien et la santé des habitants de ces communes voisines.
Sans oublier, la menace visuelle sur les sites remarquables de proximité, tels que :
  • l'église de Vignory située à moins de 6km,
  • le Mémorial Charles de Gaulle, Colombey-les-deux-Eglises située à 15km,
  • le Château de Cirey-sur-Blaise, résidence de Voltaire situé à 15km 
  • Chaumont et son patrimoine tel que sa basilique, son viaduc, etc. située à 13km.
Nous invitons tous les citoyens, nes, à se mobiliser et à s'organiser rapidement et massivement contre ce projet et ce, dès maintenant.

Haute-Marne : Reynel, entends tu mugir ces féroces éoliennes? II

jhm.fr

Reynel, le retour! Pour rappel, nous avions déjà en début d'année dénoncé ce projet de zones industrielles d'aérogénérateurs https://augustinmassin.blogspot.fr/2018/02/haute-marne-reynel-entends-tu-murgir.html

Lieu de l'action (au nord de Chaumont)

capture d'écran@Google Earth Pro
 (...) "Présentation :
Ce projet éolien est situé dans le département de la Haute-Marne (52) sur les communes de Reynel, Roches-Bettaincourt et Montot-sur-Rognon. La zone d’étude correspond au plateau de l’ Ajoux, un secteur à cheval entre les bois de Roches-Bettaincourt (le Saurien et le Marquot), le plateau de Reynel (notamment la Contrée du Grond) et les hauteurs agricoles de Montot-sur-Rognon. Elle s’appuie sur la distance réglementaire aux habitations et aux routes mais aussi sur les coteaux du Val de la Joux et de la Vallée du Rognon."
https://www.epuron.fr/fr/projects/projet-de-parc-eolien-du-plateau-de-lajoux

À l'initiative de ce projet de zones industrielles de 12 aérogénérateurs, nous retrouvons les trois maires associés, tels "les Pieds nickelés"*, des communes de Reynel, Roches-Bettaincourt et de Montot-sur-Rognon.
© Publications Georges Ventillard
Le premier d'entre-eux, Gilles Desnouveaux, maire de Reynel, nous apporte quelques précisions sur ce projet :
-Tous les aérogénérateurs seront implantés sur des terrains communaux,
-Montant envisagé des loyers est de 15 000€/an/éolienne = 90 000€ /an pour la commune 

Puisque la motivation unique, clairement affichée, de ce projet "communal" sont  les retombées économiques, jetons un coup d’œil aux finances respectives de Reynel et de Roches-Bettaincourt  :

Le groupe de travail national éolien

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr

Commentaire :  (...) "Tout au long de ces 3 mois le groupe s'est réparti en différentes commissions techniques. Il est constitué d'un large spectre d’acteurs liés à l’éolien"

Sauf qu'aucune structure représentant les intérêts des riverains d'aérogénérateurs n'a été invitée à ce large spectre! L'entre-soi pro-éolien étant de mise. Pour MM.Lecornu et Hulot, la démocratie a ses limites...
php


À l’initiative du secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, le groupe de travail national éolien s’est réuni et a travaillé entre le 20 octobre 2017 et le 18 janvier 2018 afin de proposer des évolutions structurantes pour la filière éolienne terrestre.
L’objectif donné à ce groupe par le secrétaire d’État était double : « libérer et protéger ». Il s’agissait ainsi d’aboutir à des mesures permettant une accélération du rythme de développement de l’éolien terrestre et une simplification de la réglementation tout en garantissant la protection des riverains, de l’environnement et des paysages.
Tout au long de ces 3 mois le groupe s'est réparti en différentes commissions techniques. Il est constitué d'un large spectre d’acteurs liés à l’éolien :
  • parlementaires : Barbara Pompili, Présidente de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale, et Roland Lescure, Président de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale ;
  • associations d’élus : Association des maires de France (AMF), Assemblée des Communautés de France (AdCF), Assemblée des départements de France (ADF), Association des régions de France (ARF), Amorce, Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) ;
  • ONG : France Nature Environnement (FNE), Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et WWF ;
  • représentants des professionnels de l’éolien et de l’électricité : Syndicat des énergies renouvelables (SER), France énergie éolienne (FFE), Enedis, Réseau de transport d’électricité (RTE)
  • juristes : Directions des affaires juridiques (DAJ) et avocats spécialisés ;
  • administrations des ministères de la transition écologique et solidaire : direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), Direction générale de la prévention des risques (DGPR), Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature (DGALN), Direction générale de l’aviation civile (DGAC), de la culture et des armées.
Les discussions du groupe ont aboutit à 10 propositions annoncées le 18 janvier 2018 par le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, et répondant à 3 besoins identifiés par les acteurs:

I- Gagner du temps

  • Proposition 1 : Accélérer le contentieux relatif aux parcs éoliens terrestres et à leurs ouvrages connexes en ayant un contentieux en premier et dernier ressort devant la cour administrative d’appel.
  • Proposition 2 : Simplifier le contentieux en figeant automatiquement les moyens (de légalité externe ou interne) au bout de 2 mois.

Éoliennes : l’indispensable accord du fermier

https://ventsetterritoires.blogspot.fr
Archives du 09/06/2016

Commentaires : le fermier pouvant être remplacé par une commune avec des terrains communaux.

Mais sans aucun doute, la vie est plus saine sans éolienne!

php




http://www.lafranceagricole.fr/eoliennes-lindispensable-accord-du-fermier-1,0,1554768002.html

Indemnités. La compensation due au propriétaire et au fermier évincés de la parcelle qui porte l’éolienne, se situe entre 3 000 € et 4 000 €.

La construction d’éoliennes nécessite de résilier partiellement le bail rural.

L’installation d’une éolienne se fait en deux étapes : une phase de faisabilité et une phase de réalisation. Le fermier est associé dès le début de la procédure. « Le bailleur ne dispose d’aucun recours s’il se heurte au refus de son locataire, c’est lui qui a le dernier mot », explique Édouard Coletti, juriste à la FDSEA du Pas-de-Calais.
S’ils sont d’accord, une promesse de bail est signée pour cinq ans, renouvelable. Elle permet à l’entreprise éolienne de réaliser une étude de faisabilité. Celle-ci consiste à expérimenter le potentiel du terrain en installant un mât pour mesurer la puissance et l’orientation du vent. Durant cette période, les conditions du bail rural initialement conclu entre le bailleur et le preneur demeurent inchangées. La promesse de bail porte sur une surface provisoire, qui sera réellement définie après les résultats de l’étude de faisabilité.
L’agriculteur continue donc à exercer son activité normalement et perçoit une indemnité forfaitaire, fixée par l’entreprise éolienne, correspondant à son manque à gagner.

samedi 14 avril 2018

L’abécédaire d’Hannah Arendt

https://www.revue-ballast.fr
13/04/2018

Tous les abécédaires sont confectionnés, par nos soins, sur la base des ouvrages, articles et correspondances des auteur.e.s.



Texte inédit pour le site de Ballast

« Pourquoi est-il si difficile d’aimer le monde ? », s’interroge Hannah Arendt dans son Journal de pensée. Née en 1906 dans une famille juive allemande et disparue en 1975 dans son pays d’exil, les États-Unis, celle qui n’entendait pas se dire philosophe a traversé les « sombres temps » d’une Europe minée par le totalitarisme, la guerre et l’antisémitisme. Convaincue que ces événements, qui ont bouleversé son existence personnelle, sont les symptômes d’une logique plus globale, elle a consacré sa vie à la compréhension et à la critique de ce qui les a rendus possibles. L’œuvre d’Arendt, édifiée sur les ruines des grandes traditions politiques modernes, est éclectique et semble inassignable. Sa seule constante : un effort infatigable pour redonner son sens à l’action politique, pour repêcher ce « trésor perdu des révolutions » que les États modernes ont englouti.



Amor mundi : « J’entends par [avoir l’esprit politique] prendre un plus grand soin du monde, qui était là avant que nous n’apparaissions et qui sera là après que nous aurons disparu, que de nous-mêmes, de nos intérêts immédiats et de nos vies […]. Amor mundi : amour ou plutôt dévouement pour le monde dans lequel nous sommes nés. » (Cité par É. Tassin, dans Le Trésor perdu : Hannah Arendt, l’intelligence de l’action politique, Payot, 1999)

Bonheur public : « [Dans le mouvement étudiant,] le jeu politique a pris une dimension nouvelle : l’action s’avérait avoir un côté plaisant. Cette génération découvrait ce que le XVIIIe siècle avait appelé le bonheur public, c’est-à-dire que participer à la vie publique donne accès à une dimension de l’expérience humaine qui, sinon, demeurerait inconnue, et que cette expérience est en quelque sorte inséparable du bonheur complet. » (« Politique et révolution », entretien avec Aldebert Reif pour la New York Review of Books, 12 avril 1971)

Conservatisme : « En politique, cette attitude conservatrice — qui accepte le monde tel qu’il est et ne lutte que pour préserver le statu quo — ne peut mener qu’à la destruction […]. Parce que le monde est fait par des mortels, il s’use ; et parce que ses habitants changent continuellement, il court le risque de devenir mortel comme eux. […] Notre espoir réside toujours dans l’élément de nouveauté que chaque génération apporte avec elle. » (« La Crise de l’éducation », La Crise de la culture, Gallimard, 1989)

Droits de l’homme : « Les droits de l’homme avaient été définis comme inaliénables parce qu’ils étaient supposés indépendants de tout gouvernement ; or, il s’est révélé qu’au moment où les êtres humains se retrouvaient sans gouvernement propre et qu’ils devaient se rabattre sur leurs droits minimums, il ne se trouvait plus ni autorité pour les protéger, ni institution prête à les garantir. » (« L’Impérialisme », Les Origines du totalitarisme, Gallimard, 2002)

Eichmann : « Ce qui me frappait chez [Eichmann], c’était un manque de profondeur évident […]. Les actes étaient monstrueux, mais le responsable […] était tout à fait ordinaire, comme tout le monde, ni démoniaque ni monstrueux. Il n’y avait en lui trace ni de convictions idéologiques solides, ni de motivations spécifiquement malignes, et la seule caractéristique notable qu’on décelait dans sa conduite […] était de nature entièrement négative : ce n’était pas de la stupidité, mais un manque de pensée. […] C’est cette absence de pensée — tellement courante dans la vie de tous les jours où l’on a à peine le temps et pas davantage l’envie, de s’arrêter pour réfléchir — qui éveilla mon intérêt. » (Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, Gallimard, 2002)

Formules : « Au cœur de la révolution, c’étaient avant tout les programmes des partis qui séparaient les Conseils des partis politiques ; ces programmes, en effet, qu’ils fussent ou non révolutionnaires, étaient tous des formules toutes faites qui n’exigeaient aucune action mais une exécution […]. Les Conseils ne pouvaient que s’insurger contre une telle politique, étant donné que le clivage entre les experts du parti qui savaient et les masses populaires censées appliquer ce savoir, ne prenait pas en compte la capacité du citoyen ordinaire à agir. » (De la révolution, Gallimard, 2013)

Genre humain : « [Le mal radical, dans le système totalitaire] est essentiellement : […] le fait de rendre l’homme superflu tout en conservant le genre humain, dont on peut à tout moment éliminer les parties. » (Journal de pensée, Seuil, 2005, cahier I, § 22)

Hérodote
: « Depuis Hérodote, [la liberté] était conçue comme une forme d’organisation politique dans laquelle les citoyens vivaient ensemble dans un état de non-domination (no-rule), sans distinction entre gouvernants et gouvernés. Le terme d’isonomie exprimait cette notion de non-domination ; […] celle-ci se caractérisait en ce que la notion d’autorité (l’-archie dans monarchie et oligarchie ou la -cratie dans démocratie) en était totalement absente. » (De la révolution, Gallimard, 2013)

Rébellion contre la marchandisation des universités : une grève historique au Royaume-Uni

Philippe Marlière
10 avril 2018



Depuis le 26 février, la quasi-totalité des universités britanniques est en grève : 65 universités sur 68 ont en effet cessé les enseignements et la recherche. Le personnel administratif et les bibliothécaires se sont joints au mouvement de protestation. Il s’agit d’une grève en défense des retraites qui concerne l’ensemble du personnel employé dans l’enseignement supérieur.

Aux origines de la grève
La grève a été déclenchée à la suite de l’échec des négociations entre University UK (UUK), une structure indépendante qui représente les présidences des universités et Universities and Colleges Union (UCU), le principal syndicat des enseignants et du personnel administratif au sein de l’université. Une troisième partie est pour le moment restée en retrait : le Universities Superannuation Scheme (USS), qui est l’organisme chargé de gérer au quotidien les retraites dans le secteur.
Le point de désaccord porte sur une remise en cause radicale du système des retraites. UUK, invoquant un déficit de 7 milliards d’euros de la caisse des retraites, veut mettre un terme au régime actuel. Le montant des retraites est indexé au salaire final, ce qui garantit une retraite stable et à un niveau décent (defined benefit pension). UUK veut lui substituer un système beaucoup moins favorable qui prévoit que le montant des retraites ne sera plus garanti. Celui-ci dépendra des fluctuations des marchés boursiers. Ce changement aboutit à la privatisation totale des retraites et à un appauvrissement des retraité.e.s de l’enseignement supérieur.

Selon une étude de UCU, la perte en revenus serait en moyenne de 12.000 euros par an pour chaque enseignant.e[i]. C’est une moyenne car un.e universitaire âgé.e d’une quarantaine d’années pourrait perdre entre 14.000 et 18.000 euros. Un.e maître.sse de conférences qui a débuté sa carrière en 2007 pourrait ne recevoir que 7.000 euros de retraite annuelle si le nouveau régime était adopté.[ii] Ajoutons à cela le problème du gel des salaires : ceux des universitaires n’ont augmenté que d’1% sur les 10 dernières. Mais le recul du pouvoir d’achat ne concerne pas tout le monde. Le dirigeant le mieux payé de UUK a perçu une augmentation de salaire de 50% en 2014. Il gagne plus d’1 million d’euros par an.[iii]
Pour certain.es membres de la profession, ce coup de force est si désastreux qu’il remet en cause le fait même de pouvoir prendre sa retraite. L’inquiétude est réelle chez les plus jeunes collègues, chez les thésard.e.s qui se destinent à une carrière universitaire : à quoi bon étudier longtemps dans un environnement sélectif pour toucher une retraite de misère ? Les conditions statutaires des universitaires au Royaume-Uni se sont dégradées en deux temps : à partir des années 80, leur pouvoir d’achat a sensiblement baissé. Il n’a jamais été revalorisé depuis. Dans les années 90, les méthodes du management du privé ont été introduites au motif de « professionnaliser » les pratiques (multiplication des audits et développement de la bureaucratie autour des tâches d’enseignement et de recherche, transfert de tâches administratives jusqu’alors assurées par des adminstrateur.ice.s aux universitaires). Les enseignant.e.s du supérieur doivent effectuer 35 heures de travail par semaine. Des études ont montré que si le corps enseignant s’en tenait à ce plafond légal, un tiers de leur travail hebdomadaire ne pourrait être effectué. Les universitaires travaillent donc gratuitement des centaines d’heures chaque année en connaissance de cause.
Dans l’université britannique, en partie privatisée, il est difficile de décrocher un poste, les charges d’administration sont importantes et l’impératif de publication et d’obtention de bourses de recherche accentuent le stress général. Les conditions de travail et d’enseignement sont certes meilleures que dans la plupart des universités continentales, notamment la France (infrastructure moderne, bureau personnel, etc.). Étant données les cadences de travail et l’érosion continuelle des salaires, les retraites fixées à un niveau décent garantissent à toutes et à tous une vieillesse à l’abri du besoin. Cette réforme menace de détruire ce dernier « conquis » universitaire. D’où l’émoi et la colère générale.

Un déficit imaginaire
Les universitaires britanniques sont traditionnellement peu enclin.e.s à faire grève. Mes collègues estiment que faire grève, c’est pénaliser injustement les étudiant.e.s et affaiblir leur position dans un paysage universitaire précarisé. Les postes à vie (tenured positions) sont devenus hypothétiques de nos jours. On peut perdre son emploi du jour au lendemain si l’institution considère que le département ou l’emploi lui-même n’est plus économiquement « viable ».

Dans une évaluation contestée par UCU, UUK a affirmé que la caisse des retraites USS était en déficit à hauteur de 7 milliards d’euros. Les experts du syndicat ont estimé que ce chiffre était fantaisiste et qu’il n’y avait, de fait, aucun déficit.[iv] Une étude indépendante a montré que les recettes (paiement des cotisations) étaient supérieures aux dépenses (paiement des retraites). La majorité des contributeurs au fond de pension USS est dans les premières années de leur carrière. Le fond ne risque donc pas de se tarir. La question du « déficit » repose sur une hypothèse chiffrée totalement improbable : celle de la faillite et de la fermeture simultanée de l’ensemble des universités du pays.[v] Autant dire que pour qu’une telle hypothèse se vérifie, il faudrait compter avec une attaque nucléaire sur le Royaume-Uni. C’est donc sur la base de données chiffrées fallacieuses que UUK a prescrit la fin du système de retraite garantie et plongé l’université dans l’une des plus grandes crises de son histoire.
D’autres observateur.ice.s ont noté que le montant du « déficit » (en toute mauvaise foi invoqué par UUK) correspond au montant des réductions de cotisation des universités à la caisse des retraites depuis 20 ans. À partir de 1997, les présidences d’université ne paient plus que 14% du montant des salaires alors qu’autrefois elles s’acquittaient de 18,55%. Il suffirait donc de revenir aux versements antérieurs pour retrouver un équilibre (qui existe déjà sans cela).[vi]
Une consultation des universités a été organisée mais elle a été entachée d’irrégularités graves. Parmi les 42% de réponses d’institutions qui souhaitaient prendre « moins de risque » (c’est-à-dire qui acceptent la privatisation des retraites), les réponses d’Oxford et de Cambridge comptèrent pour une voix chacune alors que ces institutions ne sont pas des membres individuels, mais une structure fédérale rassemblant plusieurs Colleges. Cette autre manipulation douteuse a eu pour effet de faire monter à 42% le score des institutions favorables au projet proposé par UUK, alors que le score réel était de 33%. UUK a décidé de passer outre les réponses largement défavorables à sa proposition et d’imposer la réforme controversée.
Depuis le début de la grève, une vingtaine de présidents d’universités (Provosts, Chancellors ou Vice-Chancellors) ont mis en garde publiquement UUK contre une réforme des retraites qui est rejetée par l’ensemble du personnel universitaire. Certain.e.s dirigeant.e.s d’institutions avaient dans un premier temps apporté leur soutien au projet de UUK avant de changer d’avis devant l’ampleur de la colère des universitaires.

Une lutte combative et joyeuse
UUK a sous-estimé l’opposition à son projet. La grève est massivement suivie depuis un mois. Les dernières semaines de cours de l’année académique ont été annulées ou largement perturbées. Les piquets de grève sont fournis, combatifs et joyeux, en dépit de températures glaciales au début du mouvement. Les collègues organisent des teach-outs, des cours improvisés et politisés dans la rue, dans les pubs, partout où ils/elles peuvent trouver refuge.
Après deux semaines de grève, UUK a fait parvenir à UCU un autre projet qui a été accepté par la direction du syndicat. Soumis au vote de ses membres, ce texte, au contenu vague, a été unanimement rejeté.[vii] Cette nouvelle mouture confirmait la fin du système par répartition, sans offrir aucune contrepartie substantielle. L’accord entre UUK et la direction de UCU spécifiait que les journées de grève seraient déduites des salaires. Dans la foulée, le texte appelait les enseignant.e.s à rattraper les heures de cours perdues du fait de la grève. Cette clause fut reçue comme une gifle par les collègues qui estimaient que UUK, en manipulant les chiffres d’un soi-disant « déficit », était responsable du déclenchement du conflit. Reprogrammer des cours aurait équivalu à auto-saborder la grève. Sur twitter des hashtags sont très vite apparus : #NoCapitulation, #RejectUUKDeal, #Solidarity ou encore #TheStrikeGoesOn.
UUK, par sa brutalité et son arrogance, est parvenu à radicaliser et à unifier une profession traditionnellement peu combative. Le 28 mars, la direction modérée de UCU a imposé la mise au vote d’une nouvelle proposition de UUK prévoyant la mise en place d’un comité bipartite chargé de résoudre le conflit.[viii] Une fois de plus, la proposition de UUK a été jugée ambigüe et insuffisante au regard de la revendication principale des grévistes[ix] : un engagement clair à préserver une retraite à niveau garanti. UCU Left, la minorité de gauche au sein de l’exécutif national de UCU, a argué qu’il serait catastrophique d’accepter une nouvelle proposition de UUK sans avoir pu, au préalable, l’amender et en clarifier les termes ambigus.[x]
Une majorité de sections syndicales locales demandait que UCU puisse amender la proposition avant de la resoumettre au vote de ses membres (Revise and resubmit). Lors d’une réunion houleuse entre la direction de UCU et les délégués syndicaux des universités, le président de séance a refusé de soumettre à un vote la question de savoir s’il fallait demander aux membres de voter sur le texte de UUK tel quel, ou tenter dans un premier temps de l’amender. Cet incident est révélateur de la manière défaitiste de négocier de UCU. Il faut également noter que l’acceptation de la nouvelle offre de UUK entraînerait, ipso facto, l’arrêt immédiat du mouvement de grève. Cela constituerait une erreur tactique fondamentale étant donné que la grève est censée se poursuivre pendant la période d’examen qui commence à la fin avril. Or, la perturbation des examens est ce que les présidences d’universités redoutent par-dessus tout.
UUK a enfin mal évalué la réaction des étudiant.e.s. Ceux.lles-ci sont déçus.e.s de l’annulation des cours, mais ils/elles ont bien compris les raisons de la grève[xi] : comment l’université pourrait-elle recruter des enseignant.e.s ou des chercheur.se.s de qualité en leur promettant de telles retraites ? Le premier jour de la grève, mes collègues et moi avons reçu un email de soutien très chaleureux signé par plus des deux tiers des étudiant.e.s de mon département. Des étudiant.e.s se sont joint.e.s au piquets de grève, ont apporté aux grévistes des boissons chaudes et de la nourriture ou encore ont occupé l’université nuit et jour en solidarité avec les grévistes.[xii] Nombre d’entre-eux/elles refusent la privatisation des études.

La progressive privatisation de l’université britannique
Le mouvement de privatisation des retraites au Royaume-Uni n’est pas nouveau. L’université apparaît aujourd’hui comme l’un des derniers îlots de résistance dans un pays où les systèmes de retraite misérables et aléatoires sont devenus la norme. Il y a 25 ans, 8 millions de salarié.e.s bénéficiaient de retraites indexées sur le salaire final. Aujourd’hui, près de 6 millions ont des retraites soumis aux aléas des marchés boursiers. Si les salarié.e.s savent ce qu’ils/elles versent à leur caisse de retraite, ils/elles ne peuvent connaitre le montant réel de leur retraite quand ils/elles cesseront leur activité professionnelle.
Cette évolution s’explique par l’affaiblissement des syndicats dans le secteur privé à partir des années 80. Les employeurs ont profité du nouveau rapport de force pour progressivement baisser le montant de leur cotisation et accroître leurs gains. Les retraites qui dépendent des cotations en bourse coûtent moins cher à l’employeur puisque sa cotisation est largement réduite. On estime qu’un employeur contribue en moyenne à hauteur de 15% des revenus dans un système de retraite garanti, contre seulement 3% dans un système privatisé.[xiii] Les risques sont maintenant presque totalement transférés aux salarié.e.s. Mieux vaut, dans ces conditions, ne pas prendre sa retraite pendant un cycle de récession économique ou après un krach financier comme celui de 2008.
À partir des gouvernements Thatcher, la machine de propagande s’est mise en marche : les retraites à montant garanti seraient trop « généreuses » et trop « onéreuses ». En outre, la privatisation des retraites a été présentée comme une « liberté » accordée aux travailleur.se.s. Les salarié.e.s. pourraient choisir de confier leur argent à des fonds de pension qui auraient à cœur d’investir dans les « meilleurs » portefeuilles d’action. Cette « liberté » est bien sûr une illusion totale étant donnée la complexité des choix à opérer. Dans la plupart des cas, les individus s’en remettent aveuglément aux décisions opaques des fonds de pension. Autrement dit, les salarié.e.s jouent leur argent et leur retraite à la roulette.
Le secteur public, sous la pression des conservateurs et de la presse de droite (et avec l’aval du New Labour de Tony Blair) s’est peu à peu aligné sur le privé. L’argument est bien rodé : en temps de crise économique, les salaires du privé et du public sont quasiment identiques. Le personnel du public, qui bénéficie (en principe) de la sécurité de l’emploi, jouirait de retraites « généreuses » qui seraient devenues « injustifiables » auprès des contribuables britanniques. Il s’agit donc de niveler par le bas et de donner à tous et toutes des retraites de misère.
La remise en cause des retraites des universitaires participe d’une tentative de transformation générale de l’enseignement supérieur ; une transformation de son fonctionnement, mais aussi de ses objectifs principaux. Les frais de scolarité, introduits en 1998 par Tony Blair, sont plafonnés aujourd’hui à 10.000 euros par an (£9.250). Les présidences d’université les plus riches et prestigieuses (Oxford, Cambridge, Imperial College, UCL, LSE, etc.) souhaitent depuis plusieurs années que ce plafonnement légal soit retiré. Il s’agirait alors, dans la logique de la Ivy League étasunienne, de fixer des frais d’inscription aussi élevés que les familles les plus riches seraient disposées à payer. Les universités moins réputées devraient se contenter de frais de scolarité inférieurs, ce qui aurait pour effet de davantage creuser les inégalités de ressource entre universités de renommée internationale et le reste des établissements.
La marchandisation rampante et le consumérisme estudiantin sont le fruit de décisions politiques prises au cours des trente dernières années et qui ont culminé avec la publication du Higher Education and Research Act de 2017. Le gouvernement conservateur a alors officiellement reconnu que l’université n’était plus seulement un lieu d’apprentissage critique et de travail intellectuel, mais aussi un espace marchand dans lequel divers pourvoyeurs de services (les universités) sont en compétition pour gagner les ressources disponibles (financement de l’État, bourses de recherche et frais d’inscription payés au prix fort par les étudiant.e.s).

Des « étudiant.e.s-consommateur.ice.s »

La question des frais d’inscription a radicalement changé les mentalités au sein de l’université. Certain.e.s étudiant.e.s ont le sentiment d’acheter un diplôme. Ces « client.e.s » attendent de leur institution qu’elle accomplisse avec professionnalisme et célérité ses devoirs à leur égard : un professeur par trop « exigeant » dans ses notations ou sur le plan de la charge de travail sera parfois critiqué par des étudiants. Les demandes de rencontres personnalisées (one to one tutorials) se multiplient. Des étudiant.e.s attendent une réponse rapide à leurs emails, y compris le weekend. Cette pression générale culmine avec la publication annuelle du National Student Survey, introduit en 2005. Ce questionnaire est rempli en ligne. Le gouvernement souhaite savoir si ces « étudiant.e.s-consommateur.ice.s » sont « satisfaits de leur expérience » universitaire. Aucun des « services » n’est laissé à l’écart : qualité des enseignements, disponibilité du corps enseignant, célérité dans la remise des devoirs écrits, qualité du feedback, des services administratifs, de l’infrastructure mais aussi, last but not least, qualité des services « récréatifs » sur le campus (sociétés savantes, sports, activités culturelles, conférences, voyages, etc.).
Il suffit, dans un département, qu’une poignée d’étudiant.e.s « déçu.e.s » note sévèrement ces services pour que la note générale baisse fortement. Mon département en sciences sociales et politiques européennes a connu cette mésaventure il y a deux ans après avoir obtenu des scores élevés les années précédentes.[xiv] Pourtant, le personnel enseignant et administratif était le même et notre enthousiasme à la tâche identique.
Avec le chef de département, j’ai été convoqué par des bureaucrates de l’université à de nombreuses réunions où nous étions censés expliquer les raisons de cette « chute ». Nous devions proposer des mesures pour veiller à ce que cette « contre-performance » ne se renouvelle pas. Nous étions conscients que ces résultats tenaient au mécontentement ponctuel d’une minorité active, et nous n’avions aucune mesure académique à proposer pour y remédier. Nous avons dû cependant jouer le jeu et promettre des « réformes ». L’une d’entre-elle consistait à inviter nos étudiants de dernière année à boire un verre au pub (aux frais du département) une fois par mois pour « discuter dans un cadre amical de questions en rapport avec les enseignements ». Cette proposition démagogique fut accueillie très favorablement par les bureaucrates de mon institution. Cette année-là, le taux de satisfaction des étudiant.e.s atteignit un niveau record.
On peut, à ce stade, se demander pourquoi les président.e.s d’universités maltraitent des employé.e.s qualifié.e.s dont ils/elles ont le plus grand besoin pour maintenir la bonne réputation de leur établissement. La raison est aussi simple qu’insidieuse : pour pouvoir être accueillantes, modernes et richement dotées en services divers, les universités ont besoin d’énormément d’argent. Il faut sans cesse construire de nouveaux bâtiments pour accueillir un nombre d’étudiant.e.s qui ne cesse de croître (une source de revenu phénoménale), et embaucher des administrateur.ice.s souvent mieux payé.e.s que les universitaires, qui vont veiller à ce que « l’expérience estudiandine » soit good value for money (bon rapport qualité prix).
Il faut aussi noter que les président.e.s d’université, pour la plupart issu.e.s du privé, perçoivent des salaires et des avantages en nature qui sont comparables à ceux des dirigeants de multinationales. On assiste donc à une course à la dépense : chaque université essaie d’attirer des candidat.e.s en leur vantant des degrees de rêve sur des brochures luxueuses. La course à la dépense entraîne une autre course : celle à l’emprunt. On estime que les universités britanniques ont emprunté près de 4 milliards d’euros depuis 2016 ; une somme énorme comparée aux 30 milliards de recettes annuelles de l’ensemble des universités britanniques.[xv]
Les universités sont donc lourdement endettées. On peut même parler de « bulle toxique » d’endettement similaire à celle qui a prévalu dans le système bancaire pré-2008. Ayant besoin de cash, les présidences d’universités les plus « compétitives » ont compris que si elles parvenaient à se délester de leur responsabilité financière en matière de retraite, elles pourraient emprunter davantage auprès des banques pour continuer d’investir… dans la pierre.
Enseignant.e.s, chercheur.se.s, personnel administratif et étudiant.e.s sont réuni.e.s dans une lutte contre la marchandisation du savoir, synonyme de dégradation des conditions de travail et d’appauvrissement généralisé. Il est impossible de prédire quelle sera l’issue de ce conflit, mais une chose est déjà acquise à ce stade : cette grève est le symptôme d’un mal profond qui ronge l’un des meilleurs systèmes universitaires du monde. Ce mal s’appelle la précarisation (surtout celle des jeunes collègues avec la prolifération des contrats à durée déterminée), l’absence de démocratie et de transparence dans l’institution, l’absurde bureaucratisation des tâches enseignantes et de recherche ou encore la perte progressive d’autonomie d’une profession qui ne peut être utile à la société que si elle est protégée de la cupidité capitaliste.

Notes

[i] « Over 1 million students will be affected by university strikes », 12 mars 2018, UCU, https://www.ucu.org.uk/article/9338/Over-1-million-students-will-be-affected-by-university-pensions-strikes

[ii] « Overhaul of university pensions could leave staff £200.000 worse off in retirement », UCU, 30 novembre 2017, https://www.ucu.org.uk/article/9093/Overhaul-of-university-pensions-could-leave-staff-200000-worse-off-in-retirement

[iii] Malcom Gaskill, « On strike », London Review of Books, 5 avril 2018, https://www.lrb.co.uk/v40/n07/malcolm-gaskill/on-strike

[iv] Hilary Salt, Derek Benstead, Report for UCU. Progressing the valuation of USS, UCU, 15 septembre 2017, https://www.ucu.org.uk/media/8705/Progressing-the-valuation-of-the-USS-First-Actuarial-Sep-17/pdf/firstactuarial_progressing-valuation-uss_sep17.pdf

[v] Sean Wallis, « The source of the USS ‘crisis’ – and the solution », Made in Westminster, 8 février 2018, https://heconvention2.wordpress.com/2018/02/08/made-in-westminster/

[vi] Gurmninder K Bhambra, « In defence of the public university : the USS strike in context », Discover Society, 23 février 2018, https://discoversociety.org/2018/02/23/in-defence-of-the-public-university-the-uss-strike-in-context/

[vii] Sally Weale, « University strikes to continue after staff reject pension offer », The Guardian, 13 mars 2018, https://www.theguardian.com/education/2018/mar/13/striking-university-staff-irate-over-pensions-deal-ucu

[viii] Lee Jones, « UCU’s rush to e-ballot reflects the weakness of Union democracy », 29 mars 2018, https://medium.com/@drleejones/ucus-rush-to-e-ballot-reflects-the-weakness-of-union-democracy-c892e316ebf

[ix] Sam James, « How good is the new UUK proposal ? », Cambridge UCU, 24 mars 2018, https://cambridgeucuaction.wordpress.com/2018/03/24/how-good-is-the-new-uuk-proposal/

[x] « Reject the UUK proposal. A short statement from UCU Left HEC members. #RejectUUKdeal », UCU Left, 5 avril 2018, http://uculeft.org/2018/04/reject-the-uuk-proposal-a-short-statement-from-ucu-left-hec-members/

[xi] Andreas Bieler, « USS strike took university managers by surprise », Ceasefire Magazine, 9 mars 2018, https://ceasefiremagazine.co.uk/their-jobs-education-uss-strike-university-managers-surprise/

[xii] Compte twitter des étudiant.e.s de UCL (mon université) en soutien aux grévistes : https://twitter.com/UCL_Solidarity

[xiii] André Spicer, « The death of retirement is looming – and the fallout will be disastrous », The Guardian, 16 mars 2018, https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/mar/16/death-retirement-striking-lecturers-pensions

[xiv] Je suis professeur de sciences politiques, spécialiste de la France et de politique européenne.

[xv] « Employers strike deal with UCU leaders in USS pension talks », Times Higher Education Supplement, 12 mars 2018, https://www.timeshighereducation.com/news/employers-strike-deal-ucu-uss-pension-talks

php